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PAUL NATORP DE LA PSYCHOLOGIE GENERALE A LA SYSTEMATIQUE PHILOSOPHIQUE
DUFOUR
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711622597
Cette étude, la première en France sur la philosophie de Natorp (1854-1924), met en évidence sa spécificité et son évolution. Sa spécificité : Natorp est le seul des néokantiens de l'école de Marbourg à bâtir, au sein de la théorie de la connaissance, une psychologie dont la version définitive, intitulée Psychologie générale, paraît en 1912 (traduction française, Vrin, 2007). Il s'agit d'en établir la configuration, de montrer comment elle se situe relativement à la psychologie scientifique en plein essor et de mettre en évidence l'importance qu'elle a eue dans la constitution de la phénoménologie. La psychologie critique de Natorp est d'abord une méthodologie qui s'interroge sur les conditions d'une connaissance scientifique des processus cognitifs. Elle est ensuite une méthode, la méthode de reconstruction du subjectif à partir de ses objectivations, qui s'oppose à la réduction husserlienne prétendant s'appuyer sur une donation et retrouver une immédiateté subjective pourtant définitivement perdue. Son évolution : Natorp se détourne en effet après la première guerre mondiale de la philosophie marbourgeoise, parce que celle-ci construit sa théorie de la connaissance sur des présupposés ininterrogés et réduit le donné à la pensée du donné. Il en vient à considérer, avec ses derniers textes et dans une perspective qui influencera Heidegger, que la question fondamentale est celle de l'être. C'est pourquoi il construit une ontologie ou logique de l'être qui tente de penser l'altérité dans son immanence au logos.
Tout nouveau travail philosophique doit dans son progrès se nourrir d'une discussion avec Kant: c'est pourquoi, la condition d'un caractère philosophique véritablement original est la découverte et le traitement à nouveaux frais des thèmes kantiens. L'idéalisme de la raison pure a prouvé qu'il était dans l'histoire des sciences et de la civilisation la force essentielle. C'est en lui que la raison pure, dans leur travail jamais vaincu, ont acquis et affirmé leur droit incontestable à trouver de nouveaux fondements. Et c'est ainsi que l'idéalisme de la raison scientifique conquiert le soutien et la garantie de l'histoire; car l'histoire... pourra creuser dans une fosse sans fond, mais aussi inébranlable, sans cesse changeante dans ses variations, mais toujours aussi immuable dans ses mobiles; variations et mobiles forment le fondement éternel et cohérent de l'histoire de la culture, et, en tout premier lieu, celui de la science." Hermann Cohen Biographie de l'auteur Éric Dufour, professeur dans l'enseignement secondaire, est actuellement T.Z.R. Créteil.
Dufour Michel ; Colné Patrick ; Gouilly Pascal ; I
Résumé : Cette troisième édition, présentée de façon plus claire et attractive, s'adresse à la fois aux étudiants et aux masseurs-kinésithérapeutes désireux de rafraîchir leurs connaissances d'un seul coup d'oeil grâce aux nombreuses photographies, d'enrichir leur pratique quotidienne de nouvelles techniques ou de mieux comprendre les mécanismes d'action du massage. On y trouve, regroupés dans un même volume : une description détaillée et abondamment illustrée de toutes les manoeuvres de base et de leurs applications régionales ; les indications et orientations spécifiques du massage pour chaque pathologie rencontrée en pratique quotidienne ; une revue des études les plus récentes pour tenter d'expliquer les résultats cliniques ; des encadrés "mots-clés" pour mieux retenir le vocabulaire technique. Tous les domaines d'application sont évoqués, toutes les pratiques qui se sont développées autour du massage sont abordées, y compris les moins répandues. Cet ouvrage est un instrument incontournable pour la pédagogie estudiantine, ainsi qu'une source riche pour la bibliothèque du praticien.
Pourquoi l'oeuvre cinématographique de Michael Haneke ne laisse-t-elle aucun de nous indifférent ? Parce qu'il y pratique à l'envi, et de manière frontale, la critique sociale. Ses films mettent cruellement au jour ces figures du mal qui fondent les pathologies de la société néolibérale - la violence, les médias, les genres, etc. Prend-il pour autant quelque facile position de surplomb ? Pas du tout. Chacun de ses films interroge le regard même qu'il porte sur son objet - la critique a beau être radicale, en effet, son auteur fait bel et bien partie du monde qu'il met en question.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.