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MICHEL HENRY, UN PHILOSOPHE DE LA VIE ET DE LA PRAXIS
DUFOUR-KOWALSKA
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711640454
Au moment où des tentatives parcellaires se font jour au sein de l'intelligentsia occidentale pour débusquer les traces du totalitarisme sous toutes ses formes, on ne se doute peut-être pas qu'un philosophe français - l'auteur de L'Essence de la Manifestation - élabore depuis vingt ans déjà une philosophie de l'individu et qu'il apporte les principes d'une critique rigoureuse de l'entité collective. En consacrant un ouvrage à la philosophie de Michel Henry, G. Dufour-Kowalska a songé à ce qui sans doute manque le plus à la pensée contemporaine : un enracinement métaphysique de la critique des idéologies et une philosophie de la réalité humaine que l'essor de ces idéologies a fini par oblitérer. Une philosophie de la vie et de la praxis est la " répétition " au sens heidéggerien, mais aussi la découverte éblouie d'une philosophie réaliste, sans doute unique en notre temps, d'une ontologie de l'homme, pour laquelle la Pensée, le Savoir, le Monde des Idées, sont toujours l'apparence et qui voudrait saisir derrière ces expressions relatives et précaires de la vie humaine la force tranquille d'un absolu qui est cette vie elle-même. La contribution propre de, la pensée de M. Henry à la philosophie en général, écrit l'auteur dans sa conclusion, réside dans ce retour qu'elle accomplit au pays déserté de la métaphysique, dans cette obstination qu'elle manifeste pour arracher à l'oubli et à l'indifférence, comme le faisaient inlassablement les Anciens, le domaine de l'invisible, la face cachée du monde.
Sans aucun doute l'un des plus grands penseurs français de la seconde moitié du XXe siècle, Michel Henry demeure encore mal compris. Gabrielle Dufour-Kowalska s'efforce de le rendre plus proche, tout en restituant avec une fidélité rigoureuse les exigences et la radicalité de son projet philosophique. Car ce que signifie la constitution de la " subjectivité absolue " entreprise par Michel Henry, c'est la venue au jour de l'essence immanente qui, en ruinant les prétentions du savoir objectif, met en cause l'ensemble de la tradition philosophique occidentale. Le philosophe entrouvre la porte d'un royaume invisible qui est celui de la " magnificence de la vie ". Une nouvelle perspective herméneutique se dessine, qui permet de cerner la nature et la portée de cette " phénoménologie matérielle " dont Michel Henry est le fondateur. Instaurée avec L'Essence de la manifestation, elle révèle toute son ampleur dans les années 1980 et 1990, pour accéder à la perfection d'un véritable système dans C'est moi la Vérité et Incarnation, peu avant la mort du philosophe le 3 juillet 2002. Un itinéraire qui témoigne de la cohérence d'une œuvre désormais accomplie.
L'interrogation qui anime cette réflexion de l'auteur, " qu'est-ce que la musique ? " présuppose de manière fondamentale que, si la musique est en tout premier lieu quelque chose qui s'écoute et qui cause chez l'auditeur une réaction affective, elle est également susceptible de conceptualisation. En effet, poser cette question, c'est se situer non plus dans la sphère d'immédiateté de l'émotion, mais bien plutôt dans le domaine de la médiation du discours et du concept. En d'autres termes, l'auteur se propose ici de penser la musique. Il apparaît ainsi au fil de cette étude que, contrairement à l'idée naïve de musique comme objet de perception immédiate et en cela en dehors de tout processus réflexif, celle-ci doit être considérée en tant qu'objet de connaissance : on apprend à décrypter une musique, à la reconnaître et à l'aimer. Bien plus, la musique est vectrice d'intention : celle du compositeur, du chef d'orchestre, des interprètes... Relativement à cela, l'auteur s'attachera par conséquent à distinguer les discours légitimes de ceux qui ne sont pas effectifs.
Comment identifier et mesurer les risques RH ? Le pilotage des risques est-il possible ? Quelles spécificités prendre en compte pour les anticiper et les prévenir ? Dans une vision des Ressources Humaines comme moteur de création de valeur pour l'entreprise, cet ouvrage affirme que la gestion des risques RH s'envisage comme un véritable enjeu dont chaque acteur peut tirer parti. A l'appui de retours d'expériences des auteurs et de nombreux professionnels de la gestion des risques, cet ouvrage fournit les éléments clés de compréhension pour mieux percevoir ce sujet récurrent, que tous les dirigeants, responsables RH et managers appréhendent, mais qui reste pourtant encore mal compris voire méconnu. Les auteurs apportent une triple vision des risques liés aux RH, descriptive, analytique et prospective, dans l'objectif d'améliorer la qualité de vie au travail des collaborateurs.
A la fois journal intime et exposé de théorie esthétique, les Lettres à un Inconnu éclairent d'un jour nouveau les rapports complexes du couple Werefkin-Jawlensky (injustement éclipsé par le couple mythique de Kandinsky et Gabriele Münter), en même temps qu'elles développent une conception de l'art singulièrement nouvelle à l'époque, centrée sur le lyrisme symboliste des couleurs et des formes, conception qui a sans doute déterminé le grand tournant kandinskien de 1910. Composée entre 1901 et 1905, la correspondance imaginaire de Marianne Werefkin avec "l'Inconnu", symbole de son idéal artistique, prélude à la série des tableaux résolument modernes que l'artiste, après un silence de dix années, produira dès 1907 comme une contribution particulièrement originale au courant expressionniste européen. Les hautes aspirations de Marianne Werefkin à une création artistique pure, libérée du réel et consciente d'elle-même, qui s'expriment dans les Lettres, témoignent, tout comme son oeuvre, du rôle de précurseur de la grande artiste russe dans l'avènement de la modernité picturale en Europe. Biographie de l'auteur Née à Tula (Russie) en 1866, Marianne Werefkin est d'abord l'élève d'Ilja Riépine à Saint-Pétersbourg. En 1896, elle émigre à Munich où elle fonde avec Kandinsky et Jawlensky, son compagnon de vie jusqu'en 1921, la Nouvelle association des artistes de Munich qui ouvrira la voie au "Cavalier bleu". Gabrielle Dufour-Kowalska, docteur en philosophie, consacre une partie de ses recherches philosophiques à l'investigation des fondements du monde imaginaire. Elle privilégie dans cette quête le témoignage des peintres, selon un itinéraire concerté, de l'icône traditionnelle aux métaphores oniriques du romantisme allemand, qui annoncent les, "compositions" et "sonorités" de cet art dit "abstrait" que Marianne Werefkin appelait "l'amour-artiste".
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.