La renommée des eaux de Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire), de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) et de Pougues-les-Eaux (Nièvre) attire baigneurs et buveurs dès les XVe et XVIe siècles, et donne naissance à une première génération de stations thermales. Celles-ci sont bientôt rejointes par Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre), Guillon-les-Bains (Doubs) et Salins-les-Bains (Jura). A la faveur de la "fièvre thermale" qui s'empare de la région comme du reste de la France au XIXe siècle, Besançon (Doubs) et Lons-le-Saunier (Jura) sont à leur tour dotées de grands établissements. Après des décennies difficiles, le thermalisme local connait aujourd'hui un regain d'intérêt dont témoigne la reprise en 2021 de l'activité à Santenay (Côte-d'Or). Richement illustré, cet ouvrage est le fruit d'une étude menée par le service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Bourgogne-Franche-Comté. Il propose aux lecteurs dans sa première partie une approche chronologique, consacrée aux établissements thermaux et au contexte qui a présidé à leur création, suivie d'une synthèse sur les stations régionales traitant en particulier de urbanisme des quartiers thermaux et de l'architecture des édifices qu'ils abritent (villas, hôtels et casinos). Au fil des pages se dévoile un patrimoine souvent méconnu et parfois fragile.
Depuis la nuit des temps, les hommes ont parcouru le monde. Au fil de l'histoire, des règles et des lois ont été édictées pour conforter la propriété privée naissante. Avec cette législation, les contrôles liés à la traversée des domaines et des fiefs deviennent le quotidien des nomades et enfin la construction des Etats et des Nations s'est concrétisée par l'élaboration des frontières. Qu'en est-il des populations nomades? Quelle est la réalité de l'immigration légale et illégale? Comment l'Europe accueille les migrants et combat l'immigration clandestine? Les politiques d'intégrations sont-elles à la hauteur des enjeux? Quelles relations l'Europe entretient avec ses voisins du Sud et de l'Est à propos des migrants et de la libre circulation des individus? Peut-on imaginer une société cosmopolite sans frontière et sans passeport?
Nouvel espace d'expression et de construction identitaire, sur l'Internet la parole circule en véhiculant les heurs et les malheurs de l'humanité. Parfois libre, souvent censurée, cette parole peut prendre de multiples formes, classiques ou nouvelles, expressions politiques ou culturelles, rencontres associatives, sexuelles, affectives ; ou bien n'être tout simplement qu'une caricature du réel quand elle devient rumeur, conspiration ou imbroglio administratif. L'Internet informe et mobilise la raison, les sens, l'imaginaire... mais aussi la norme et le droit. Que l'on y joue à des jeux d'argent, de guerre, de séduction, que l'on y recrée des espaces intimes, générationnels ou régionaux contre des espaces mondiaux, sur l'Internet les hommes reviennent toujours à ce qui les préoccupe dans le quotidien et font alors entrevoir les contours d'une platitude aliénante qui parvient difficilement à s'estomper faute d'esthétisme et d'éthique. Les contributions de cet ouvrage nous donnent à voir des terres peuplées de tracas quotidiens, de rêves et de cauchemars, mais aussi parfois à mieux entrevoir des paysages vierges d'usages, libres de toute raison utilitaire.
Résumé : - " Je t'ai réveillé ? demande Martine. - Non, j'ai eu une sensation bizarre. - Ah, toi aussi tu l'as ressenti ! - Quoi donc ? - Tu ne trouves pas que l'atmosphère est un peu électrique, qu'il se passe des choses ? - Peut-être... je ne sais pas, mais ce qui est sûr c'est que quelque chose m'a réveillé. - Eh bien, moi, mon esprit-guide m'a réveillée pour me dire qu'il fallait quitter la maison. " Serge Dufoulon, ethnologue, dont la mère et la s?ur ont quitté Marseille pour l'Australie où elles se sont établies comme voyantes, nous introduit à l'univers du chamanisme moderne. Cette " ethnologie de l'intérieur " lui permet de dépasser les poncifs habituels concernant les voyantes et de mettre à jour les procédés et les rituels de cette profession. Sous la forme originale d'un récit sous-tendu par une approche ethnologique rigoureuse, étayée par les textes canoniques sur le chamanisme, l'auteur ne juge pas, il donne à voir.
Monnet Thierry ; Pabois Marc ; Dessert Eric ; Reff
Résumé : Le Beaufortain, situé à vingt kilomètres au nord-est d'Albertville, constitue un "pays" par son unité géographique, son histoire, sa culture, son potentiel économique et sa dimension humaine. C'est une région de forêts et d'élevage qui a su préserver son environnement et la qualité d'une architecture, disséminée dans le paysage, parfaitement bien adaptée au relief et au climat. Oratoires et croix de chemin, églises et chapelles rurales, encore riches de leur mobilier, ponctuent l'espace comme autant de signes religieux d'un enracinement des hommes dans ce terroir. Le Beaufortain a toujours su évoluer. Depuis le Moyen Age, il a développé une économie agro-pastorale fondée sur une étroite relation entre culture et élevage. Dès 1772, avec quelques années d'avance sur la Révolution française, il s'est affranchi de ses droits féodaux. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, il réagit aux nouvelles données économiques, en créant la coopérative laitière du Beaufortain. Bénéficiant d'un climat favorable qui lui assure fraîcheur et humidité en été, neige abondante en hiver, le pays a utilisé ces deux atouts pour favoriser le tourisme estival et hivernal. II a su enfin tirer parti de son exceptionnel réseau hydraulique en construisant de grands barrages qui sont autant de remarquables ouvrages d'art.
Résumé : Dominé par la forteresse de Couzan, témoin des conflits qui ont présidé à la naissance du comté de Forez au XIIe siècle et de la position stratégique de ce territoire aux confins du Roannais, du Lyonnais et de l'Auvergne, la communauté de communes du Pays d'Astrée s'étend entre monts du Matin et monts du Soir, de la plaine aux monts du Forez. C'est dans ce paysage doux et vallonné, où un chapelet d'étangs se cache derrière des haies de saules et de roseaux, qu'Honoré d'Urfé situe L'Astrée, roman pastoral en 5000 pages qui passionna les lecteurs du XVIIe siècle. Les pics basaltiques, les châteaux et les demeures du bocage arrosé par le Lignon en forment le décor vivant : du jardin de la Bastie d'Urfé aux châteaux de Marcilly et de Goutelas, du prieuré de Montverdun à l'abbaye de Bonlieu, on peut suivre le périple de Céladon et d'Astrée enfin réunis au terme d'innombrables péripéties. Le pisé est le matériau de prédilection d'une architecture rurale qui a préservé de beaux exemples de fermes " foréziennes " dont la façade s'orne d'une galerie de bois, l'" aître ". L'architecture religieuse, tant pour les églises des prieurés romans comme l'Hôpital-sous-Rochefort ou Sainte-Foy-Saint-Sulpice, que pour celles du " gothique forézien ", bâties au tournant du XVIe siècle, rappelle quant à elle la proximité de l'Auvergne. Après une seconde moitié du XIXe siècle florissante pour l'industrie textile et métallurgique qui se développa dans les vallées, associée à l'exploitation de la source thermale de Sail-sous-Couzan, la Communauté de communes du pays d'Astrée, constituée dès 1996, travaille aujourd'hui à son développement économique. Aidée par le Pays d'Art et d'Histoire du Forez Monts et Plaine, elle met en valeur ses paysages, son patrimoine rural et ses savoir-faire, comme l'appellation d'origine contrôlée des Côtes du Forez qui, en 2000, a couronné les efforts des viticulteurs locaux.