
Décolonial
Décolonial " ou " décolonialisme " : des mots omniprésents dans le débat public français, mais dont le sens réel et la portée heuristique semblent ignorés ou instrumentalisés. Ce nouvel opus de la collection Le mot est faible permet d'y voir plus clair. Depuis quelques années, les mots " décolonial " et " décolonialisme " ont fait leur apparition dans le débat public français : dans les tribunes, discours, essais ou encore éditoriaux divers. Ils y occupent une place très particulière, celle du mot qui divise en prétendant défendre l'unité, celle du mot qui agit en prétendant se contenter de décrire, celle de la victime contre l'ennemi qui menace. Comme nombre de titres de la collection Le mot est faible, l'objectif de l'ouvrage est de réussir à tenir ensemble et à montrer dans leur complexité, dans un essai très argumenté, les transformations de la visibilité de certaines approches épistémiques contre-hégémoniques à l'échelle mondiale (le mouvement décolonial n'étant pas le seul existant, mais sans doute l'un des plus repris actuellement dans d'autres régions du monde, notamment en raison de son affinité sémantique avec l'idée de décolonisation) et les logiques de résistance - politiques et intellectuelles - qui s'exercent en France à l'égard de ces transformation en raison de l'homologie discursive entre la défense de l'universalisme républicain et la défense de l'universalisme scientifique dans une version calquée sur le " point de vue de nulle part ". L'ouvrage ne vise pas à s'engager pour ou contre telle ou telle approche. Il essaiera non pas de rester neutre, mais de plaider pour un engagement académique (peut-être plus assumé que l'engagement intellectuel qui se pratique au nom d'idées universelles sans dire son nom propre), tout à la fois réflexif et situé, attentif à saisir à quel point et de quelle manière l'ethnocentrisme - pas seulement eurocentré - invite au binarisme pour mieux essayer de réfléchir aux conditions de possibilité de l'instauration d'un dialogue scientifique plus large, ouvert au(x) monde(s) et à une forme d'universalité différente (qu'on l'appelle " pluriverselle " ou tout simplement " plurielle ")
| SKU: | 9782381910505 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782381910505 |
|---|---|
| Titre | Décolonial |
| Auteur | Dufoix Stéphane |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 102 |
| Poids | 98 |
| Date de parution | 20230105 |
| Nombre de pages | 102,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Chalon-sur-Saône. Musées, Momuments, Promenades
Morin-Dufoix ChristelleAu carrefour des voies fluviales et terrestres, Chalon-sur-Saône est un site de commerces et d?échanges depuis l?Antiquité celte puis romaine. L?activité marchande et l?existence d?un bailliage ont doté la ville d?un bel ensemble de demeures, à l?ombre de la cathédrale, noyau médiéval de la cité, aussi bien que sur les rives de la Saône où se dresse une ?uvre harmonieuse de l?urbanisme desXVIIIe et XIXe siècles; un riche patrimoine hospitalier témoigne également de l?importance de Chalon depuis les Temps modernes. Zone frontière à de multiples reprises, la ville possède encore d?importants vestiges des trois enceintes successives qui la protégèrent aux IIIe, XIVe-XVe et XVIe siècles. Devenue prospère grâce à la création du canal du Centre en 1794, Chalon-sur-Saône se lance très tôt dans l?aventure industrielle, dont les traces sont encore sensibles sur le site réhabilité de la sucrerie comme sur le boulevard de la République, où l?architecture éclectique se développe avec bonheur. La chapelle édifiée par Auguste Perret en 1927 introduit les prémices du Mouvement moderne au sein de la cité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -

Politiques d'exil
Dufoix StéphaneRésumé : L'exil est devenu un thème à la mode. Pourtant, l'étude des activités politiques menées par des émigrés contre le régime en place dans leur pays d'origine est rarement entreprise. C'est l'objet central de ce livre à partir du cas des Hongrois, des Polonais et des Tchécoslovaques en France de 1945 aux années 1990. Cette politique d'exil s'inscrit dans un espace politique transétatique fonctionnant en dehors du pays d'origine. Cet espace, qui est à la fois un champ de luttes et un champ de forces, rassemble des individus et des groupes s'affrontant pour la représentation à l'étranger de leur peuple ou de leur nation. L'auteur propose un nouveau concept pour désigner cette arène politique si particulière : l'exopolitie. L'exopolitie obéit à deux logiques contradictoires que tentent de concilier les groupements exilés : la continuité et le décalage. La première est un impératif politique pour légitimer la lutte à distance. La seconde est un impératif de réalité leur rappelant que le pays continue d'exister sans eux. Mais la mise entre parenthèses du temps et de l'espace ne va pas sans risque, y compris quand le retour au pays devient possible. Envisagé comme un objet de recherche inédit, l'exopolitie permet de repenser certains thèmes fondamentaux de la sociologie politique : la politisation, la légitimation, la formation des identités et des règles du jeu politique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,50 € -

La dispersion. Une histoire des usages du mot diaspora
Dufoix StéphaneEn France comme ailleurs dans le monde, le mot diaspora est récemment entré dans notre vocabulaire courant lorsqu'il s'agit de rendre compte de toute forme de lien existant entre des individus ou des groupes, et les terres, les Etats, les nations ou les peuples auxquels ils s'identifient. Ce terme fait aujourd'hui partie des lexiques politique, économique, journalistique, juridique mais aussi scientifique et son utilisation ne fait que croître dans chacun de ces domaines, bien au-delà de la seule dimension migratoire, mais aussi bien au-delà de son acception initiale intimement liée à l'histoire du peuple juif. Les mots ont-ils ont une histoire? Pas vraiment. Leurs usages ont une histoire, qu'il est possible de retracer, y compris sur le très long terme. La Dispersion est la toute première étude académique se donnant pour objectif de suivre la géographie de ces usages, de la création du mot au IIIe siècle avant l'ère chrétienne jusqu'à ses transformations les plus récentes et son entrée dans les "bonnes pratiques" mises en avant par des organisations internationales comme la Banque mondiale ou l'Organisation internationale pour les migrations. Cet ouvrage plaide en faveur de l'interdisciplinarité, d'une combinaison inédite entre la sémantique, l'histoire et la sociologie. La socio-sémantique historique permet d'étudier les conditions de possibilité - ou d'impossibilité - de l'émergence des différents usages du mot, de ses appropriations par des groupes sociaux différents, de son succès et de son efficacité croissante. Cette approche a un prix: refuser toute prise de position sur le sens réel du mot diaspora, sur sa véritable définition, au profit d'une cartographie complexe de ses trajectoires.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

Le tournant global des sciences sociales
Caillé Alain ; Dufoix StéphaneAlain Caillé est professeur émérite de sociologie à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Stéphane Dufoix est maître de conférences HDR en sociologie à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, directeur-adjoint du laboratoire Sophiapol, université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense.ÉPUISÉVOIR PRODUIT32,00 €
Du même éditeur
-
Révolution
Bantigny LudivineAlors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Voir les savoirs. Lieux, objets et gestes de la science
Lamy Jérôme ; Bert Jean-FrançoisOù, comment et avec quoi les intellectuels, savants et scientifiques pensent-ils ? Cet ouvrage de synthèse vise à saisir les traits principaux d'une recherche qui ne se concentre pas seulement sur les thématiques classiques de l'histoire des sciences ou des savoirs, mais qui envisage la matérialité comme un élément déterminant dans la production de nouvelles connaissances. Que serait Michel Foucault sans ses bibliothèques, Galilée sans sa lunette, Jules Maciet sans ses ciseaux, James Prescott Joule sans sa science tactile des températures, Jean Antoine Nollet sans ses expériences mondaines, Pascal sans sa machine arithmétique, Jean Piaget sans son bureau-collection de coquillages, Umberto Eco sans ses déambulations ou encore Marcel Jousse sans ses basculements de chaise ? Ces savants et scientifiques le montrent : manipuler, observer, ordonner, hiérarchiser, catégoriser, sélectionner, citer ne sont pas des actes uniquement mentaux, intellectuels, discursifs, ils sont aussi pleinement matériels. Ils se déploient dans des lieux dédiés (bibliothèques, laboratoires, observatoires). Ils impliquent des objets et des instruments qui ont été pensés, inventés, fabriqués, pour être manipulés. Ils imposent des gestes, produisent des habitudes corporelles, convoquent des sensations. Voir les savoirs de la sorte, en prenant en compte cette matérialité, c'est ouvrir la boîte noire de l'ordinaire des manières de faire science, hier et aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -
Horizons ultimes. L'odyssée des voiliers volants
Villepreux Olivier ; Augendre Frédéric ; BoissièreRésumé : Des bateaux qui volent ? Avec les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils leur permettant de s'élever au-dessus de l'eau, ce rêve insensé devient possible ou presque. Pour la première fois, un ouvrage leur est consacré, sans oublier les hommes, architectes et marins, qui se sont lancés dans cette épopée. "Il faut être monté un jour à bord pour comprendre l'équilibre ténu qui fait craindre la catastrophe à chaque manoeuvre. Il y en a sous le capot, on sent la fureur, l'animal sauvage qui pourrait se cabrer, mais fait tout pour se contenir. Et nous, nous tenir, à tout ce qui ne bouge pas, comme ces barres autour du cockpit. Dans l'attente d'un rodéo inopiné, se planquer derrière le boss à la barre, dont on s'étonne des imperceptibles mouvements. Très vite, une accélération inattendue, latérale, déstabilisante, même pour qui connaît le comportement habituel de ces bateaux volants. Toute cette énergie à dompter pour ne pas la subir... Regarder vers le bas, entre les filets, cet Atlantique qui défile à Mach 2, tranché par des foils qui le fendent et soulèvent les coques. Retenir son souffle à chaque virement de bord. Une heure et demie pour faire 90 km. Sur un voilier classique, il faut une demi-journée pour parcourir une telle distance... Ce n'est pas pour rien que lorsqu'on est sur un Ultim, les autres bateaux, on les appelle "les piétons"." Patricia Oudit. La longue histoire de l'architecture navale n'avait pas projeté qu'un jour des voiliers immenses s'élèveraient au-dessus des vagues de l'Atlantique ou du Pacifique. Désormais, la chose est constatée. Véritables Formule 1 des mers, les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils, vont écrire un chapitre inédit de l'aventure maritime qui ne sera pas sans conséquence sur la façon dont nous concevrons et pratiquerons la voile à l'avenir. Autant se mettre à la page. Ce livre invite donc à mieux comprendre ce que cachent les exploits des marins qui se sont lancés dans cette odyssée, tel François Gabart capable de faire le tour du monde en 42 jours. Il s'agit aussi de mettre en évidence l'exceptionnel travail d'architectes, d'ingénieurs, de techniciens, d'équipes entières vouées à s'affronter dans la course au large et rivalisant aussi de secrets invisibles à l'oeil nu. La voile au point ultime. Un ouvrage dirigé par Olivier Villepreux. Avec des textes de Frédéric Augendre, Dino Di Meo, Antoine Grenapin, Jean-Louis Le Touzet, Patricia Oudit, Pierrick Pourchasse, et les paroles de Franck Cammas, Charles Caudrelier, Thomas Coville, François Gabart, Yves Le Blevec et Armel Le Cléac'h.ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,00 € -
Peuple
Cohen DéborahLe mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe. " Je fais partie du peuple ", " je veux défendre le peuple ", " les gens ", " c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ? Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 €
De la même catégorie
-
Une autre fin du monde est possible / Vivre l'effondrement (et pas seulement y survivre)
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle GauthiLa situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -
Main basse sur nos forêts
Allens Gaspard d'Résumé : Les forêts deviennent une industrie ! Parée du discours trompeur de l'énergie verte et des vertus de la biomasse, une entreprise massive et silencieuse de transformation de la sylve en matière se déploie en France. Nous pensons la forêt comme le refuge de la liberté, nous la parcourons pour respirer le parfum de la nature, nous nous y réfugions des trépidations urbaines. Mais les abatteuses, les voies forestières démesurées, les centrales à biomasse sont en train de l'avaler, de la quadriller, de la standardiser. Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l'avait pas encore racontée. Pendant des mois, des Landes au Morvan, de l'Auvergne aux Vosges, Gaspard d'Allens a couru les bois pour décrire et raconter le désastre en cours. Car la forêt subit maintenant la logique productiviste qui a ravagé l'agriculture, détruisant les emplois, dispersant les produits chimiques, gaspillant l'énergie, réduisant la biodiversité. Mais il est encore possible d'inverser le cours de la destruction. Des bûcherons réinventent leur métier, des forestiers promeuvent un usage doux de la forêt, des Zad luttent contre les machines. L'espoir est là, l'alternative est vivante, les humains et les arbres peuvent se réconcilier.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
Le Langage silencieux
Hall Edward-TEdward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,90 € -
L'art de fuir. Enquête sur une jeunesse dans le ghetto
Goffman Alice ; Fassin Didier ; Renaut SophieRésumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 €








