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LUMIERES MATERIALISME ET MORALE AUTOUR DE DIDEROT
DUFLO
PUB SORBONNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782859449681
Le matérialisme, à strictement parler, est la thèse selon laquelle il n'y a que la matière qui suffit pour tout expliquer, sans avoir recours à toute autre substance immatérielle, comme Dieu ou l'âme. Une telle position implique-t-elle des conceptions morales et politiques particulières ? Rien n'est moins sûr. Pourtant, dès les lendemains de la Révolution, les penseurs réactionnaires ont vu dans les Lumières et leur versant matérialiste la source d'un renversement moral et politique qu'ils réprouvaient. Au point que Barbey d'Aurevilly s'exclamera : "Diderot, lui, eût été ardemment révolutionnaire" - ce qui n'était certes pas un éloge ! Qu'en est-il en réalité de ce nouage entre les positions des Lumières, relatives à l'explication de la nature et de l'homme, et une philosophie morale et politique ? Les études ici réunies explorent différentes facettes de cette question, chez les penseurs matérialistes eux-mêmes comme dans le regard que la postérité a jeté sur eux. Ces études sont suivies par un essai inédit de Jean-Claude Bourdin : "Diderot, la morale et les limites de la philosophie ".
Ce recueil d'études porte sur la prégnance de la philosophie dans la littérature de fiction française aux XVIIe et XVIIIe siècle. De Mlle de Scudéry au marquis de Sade, en passant par Marivaux et Rousseau, de nombreux romanciers de l'âge classique ont chargé leurs récits d'une portée tour à tour métaphysique, théorique ou morale, dont les contributeurs examinent ici les ressorts.
Il ne décroche pas des écrans ! Troubles de l'attention, retards de langage, absence de sociabilité, hyperactivité... Et si le problème venait d'une surexposition aux écrans ? Il en faut peu pour rendre son enfant accro aux écrans : une télévision allumée en permanence, des dessins animés pour lui faire avaler ses repas, des jeux sur applications pour "stimuler" son éveil ou obtenir la paix, l'exemple des parents rivés sur leur Smartphone ou leurs jeux vidéo, etc. Les centres médico-psychologiques sont aujourd'hui assaillis d'enfants addicts aux écrans dès le berceau, souffrant de troubles massifs de l'attention, et même de symptômes graves évoquant l'autisme. A travers de nombreux cas et en expliquant les processus qui mènent aux différents symptômes, l'auteure expose sa fameuse méthode des "4 Pas" qui permet à l'enfant de s'approprier l'écran sans en devenir captif, méthode utilisée par tes professionnels de l'enfance. En poussant ce cri d'alerte, elle veut interpeller les pouvoirs publics sur un enjeu majeur de santé : les écrans sont de puissants retardateurs de développement.
Résumé : Un des débats les plus intéressants et les plus passionnés qui traversent la période du XVIIè et XVIIIè siècle concerne la finalité et les causes finales. L'importance du sujet se conçoit aisément si l'on songe à l'étendue et à la profondeur de ses implications. Par ses enjeux, le problème concerne les domaines épistémologique, esthétique, métaphysique et théologique. Comment doit-on penser, comprendre et étudier la nature ? La philosophie s'interroge alors sur la scientificité non seulement des explications qu'elle donne, mais aussi des questions qu'elle pose. Peut-on encore faire une théodicée, c'est-à-dire justifier d'un ordre final et providentiel de l'univers ? La question porte tout autant sur la nature et Dieu que sur les pouvoirs de la raison humaine. L'étude de ces deux siècles de débats permet de comprendre la genèse de nos conceptions contemporaines de la nature.
La vie d'Evy bascule le jour où La Mort en personne pénètre dans sa chambre. Il émane d'elle un halo de lumière, une particularité typique des dieux et déesses. Le quatrième cavalier en est persuadé, il n'y a qu'une seule raison à cela : Gaïa a choisi la jeune femme pour être son hôte temporaire. Il doit s'en assurer en apposant son empreinte sur l'humaine, et retrouver au plus vite la déesse-mère, car le destin de la Terre est en sursis. L'absence de la régisseuse cosmique plonge l'Olympe et ses habitants dans une phase de sommeil indéterminée. Sans leur lumière, l'obscurité aurait bientôt raison de cette planète et signerait le début de l'Apocalypse. Mais sa rencontre avec Evy va réveiller en Death quelque chose d'inattendu, un sentiment qu'il n'a jamais connu : l'amour.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.