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LA FINALITE DANS LA NATURE. De Descartes à Kant
Duflo Colas
PUF
10,14 €
Épuisé
EAN :9782130477419
Un des débats les plus intéressants et les plus passionnés qui traversent la période du XVIIè et XVIIIè siècle concerne la finalité et les causes finales. L'importance du sujet se conçoit aisément si l'on songe à l'étendue et à la profondeur de ses implications. Par ses enjeux, le problème concerne les domaines épistémologique, esthétique, métaphysique et théologique. Comment doit-on penser, comprendre et étudier la nature ? La philosophie s'interroge alors sur la scientificité non seulement des explications qu'elle donne, mais aussi des questions qu'elle pose. Peut-on encore faire une théodicée, c'est-à-dire justifier d'un ordre final et providentiel de l'univers ? La question porte tout autant sur la nature et Dieu que sur les pouvoirs de la raison humaine. L'étude de ces deux siècles de débats permet de comprendre la genèse de nos conceptions contemporaines de la nature.
Ce recueil d'études porte sur la prégnance de la philosophie dans la littérature de fiction française aux XVIIe et XVIIIe siècle. De Mlle de Scudéry au marquis de Sade, en passant par Marivaux et Rousseau, de nombreux romanciers de l'âge classique ont chargé leurs récits d'une portée tour à tour métaphysique, théorique ou morale, dont les contributeurs examinent ici les ressorts.
L?oeuvre de Diderot se présente comme un tout paradoxalement inachevé, ouvert et changeant. C?est à cet univers de pensée, jouant de l?éparpillement, de la fragmentation, du détachement, entre romans, dialogues, articles, voyages, correspondances, que nous introduit Colas Duflo. Un Diderot toujours en mouvement, grand amateur de mystifications, humaniste et persifleur, philosophe et romancier, critique de génie et dramaturge inspiré. Un Diderot passé maître dans l?art de déjouer les censures et dont l?oeuvre se confond avec la subversion des Lumières. Matérialisme, moi multiple, critique de l?illusion de la liberté? De cette profusion, Colas Duflo relie tous les éléments éclatés, de la philosophie à l?anthropologie, de la philosophie politique aux méditations sur l?avenir de la civilisation. Un Diderot plus que jamais d?actualité, dont les leçons de liberté résonnent comme une invitation permanente à l?esprit critique.
Résumé : Déculpabilisation du plaisir, défense comme " naturelles " de conduites sexuelles condamnées par l'Eglise, affirmation qu'une sexualité libre est compatible avec une vie honnête et la favorise même : ces thèses ont été au coeur d'une nouvelle morale, promue par les penseurs les plus audacieux des Lumières, fondée sur la raison plutôt que sur la Révélation. Or l'importance des romans libertins et pornographiques dans l'élaboration et la diffusion de ces idées a été méconnue. Dom Bougre, Thérèse philosophe, Les Bijoux indiscrets, Juliette ou Le Rideau levé... ces textes, massivement distribués sous le manteau, mettent en oeuvre une philosophie narrative où se mêlent la lasciveté des scènes et l'énergie des raisonnements métaphysiques. Entre deux ébats, on disserte sur les dangers de l'intolérance religieuse, on montre les conséquences libératrices du matérialisme ou de l'athéisme, et les vertus du " spinozisme ". Et, bien souvent, on entend ici, pour la première fois, la voix des femmes. Colas Duflo montre comment cette littérature clandestine, aussi scandaleuse par les scènes qu'elle décrit que par les questions philosophiques qu'elle pose, a frayé la voie à des valeurs qui sous-tendent nos sociétés modernes : des libertés et une tolérance dont on aurait tort de croire qu'elles vont de soi, tant elles font régulièrement face à des vagues régressives et répressives.
Résumé : Pour Aristote, " il serait étrange que la fin de l'homme fût le jeu ". Pour Schiller, " l'homme ne joue que là où dans la pleine acception de ce mot il est homme, et il n'est tout à fait homme que là où il joue ". Entre les deux, et principalement aux XVIIè et XVIIIè siècles, une mutation s'est produite, au cours de laquelle l'idée de jeu, qui désignait d'abord une activité mineure, est devenue un concept pour l'anthropologie philosophique. Comment cela est-il arrivé ? Pour le comprendre, cette étude retrace d'abord, dans un premier chapitre, les étapes les plus significatives de l'histoire du concept jusqu'au XVIIè siècle (Leibniz, Pascal). Elle montre ensuite, à l'aide du témoignage de Casanova, comment le siècle des lumières est aussi le siècle du jeu. Puis elle étudie la revalorisation du concept de jeu dans la pensée kantienne, avant d'aborder enfin les Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme de Schiller, qui marquent la naissance de la notion de jeu dont nous héritons aujourd'hui.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.