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Musset. La Leçon des proverbes
Dufief-Sanchez Véronique
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343051543
L'exemple concret de trois proverbes, un en vers, Les Marrons du feu, et deux en prose, Il ne faut jurer de rien et Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, permet de découvrir le théâtre en liberté que Musset a pratiqué à sa façon en inventant littéralement un nouveau genre littéraire : le proverbe. Partir des lieux communs pour trouver le lieu commun où les êtres sont susceptibles de se rencontrer dans la fragilité de leur altérité radicale, telle est l'entreprise d'un poète-dramaturge dont la leçon est précisément de n'en pas donner. La gageure poétique et dramatique que tient ici Musset est de défaire le dire pour le refaire à neuf dans sa polyphonie. Le langage est en effet le principal protagoniste d'un genre inédit qui met en scène la poésie même dans son effort toujours fragile vers la vérité de l'être.
Résumé : La célébrité de Daudet s'appuie sur deux figures légendaires : l'Arlésienne, dont l'absence est passée en proverbe, et Tartarin, le jovial menteur, ainsi que sur le souvenir de la lecture des Lettres de mon moulin faite bien trop tôt pour qu'on en apprécie la richesse et les ambiguïtés. A partir de ces morceaux choisis et souvent survolés, s'est bâtie une image tout à fait réductrice de Daudet : un conteur méridional en belle humeur, un galéjaïre dont l'ceuvre n'exclut pas une pointe d'émotion. Mais le vrai Daudet reste méconnu, victime de préjugés. Il faut redécouvrir un auteur qui, pour ses contemporains, était un grand écrivain, un maître de la nouvelle école et une personnalité complexe et attachante dont la sincérité va jusqu'au cri.
Se repérer : le contexte idéologique, le contexte historique, vogue et critique du biographique. Comprendre : le roman personnel, l'autobiographie, le journal intime, unité des écritures de l'intime. S'entraîner : des textes commentés, des exposés et des dissertations pour s'entraîner et vérifier ses connaissances.
Résumé : Les romans de Daudet, injustement oubliés, offrent une riche polyphonie et sont à l'image d'une personnalité sceptique pour qui la réalité ne se limite jamais à un seul aspect. Les menaces d'éclatement qui pourraient peser sur cette ?uvre sont conjurées par le talent de conteur du romancier et l'équilibre qu'il maintient entre l'observation et l'imagination. Daudet, romancier de l'émotion, n'est plus perçu comme démodé à notre époque où l'humanitaire nous sollicite et où l'on n'a plus honte, comme disait Paul Guth, de " pleurer avec le petit Chose ". La pensée systématique est aujourd'hui en crise ; le structuralisme est renais en question. Sous la pression de l'audiovisuel notre culture s'attache au morcellement ; à la vision éclatée, à la discontinuité. Daudet romancier impressionniste, Daudet sceptique, homme de la diplopie, pourrait donc répondre aux attentes de notre modernité. Peut-être est-ce là le gage d'un succès nouveau de l'écrivain ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.