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La lettre de voyage. Actes du colloque de Brest 18, 19 et 20 novembre 2004
Dufief Pierre-Jean
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753504677
La lettre est naturellement vouée au voyage. Elle doit parcourir l'espace pour atteindre son destinataire avec tous les aléas du transport. Le voyage stimule l'activité épistolaire, donnant à la lettre une forme et des contenus bien spécifiques qui permettent de considérer la lettre de voyage comme un sous-genre particulièrement important de l'écriture épistolaire. Ce colloque entend revenir sur les conventions spécifiques de la lettre de voyage qui obéit à des codes implicites liés aux attentes du lecteur mais les transgresse aussi. La lettre de voyage satisfait à la fois des appétits de romanesque, d'aventure, d'exotisme. La description, morceau de bravoure ou brèves notations, semble un élément incontournable ; si elle s'épanouit dans les correspondances romantiques, elle est ensuite remise en question par les épistoliers fin de siècle qui ne veulent plus pratiquer que le voyage intérieur. Les impressions de voyage, euphorie de la découverte ou mal du pays, ramènent la lettre de voyage à sa dimension d'écriture de l'intime, de miroir de l'âme. La lettre est un creuset souple qui favorise la diversité des approches ; elle n'est pas seulement regard mais aussi réflexion sur le monde et elle est alors dotée d'une importante dimension idéologique. La lettre voyage par le monde mais elle circule aussi à travers les textes, à travers les oeuvres. La lettre de voyage nourrit les articles d'écrivains journalistes ; elle est matériau des oeuvres littéraires ; elle accède parfois, elle-même, au statut de véritable oeuvre d'art.Pierre-Jean Dufief est professeur de littérature française à l'université de Bretagne occidentale à Brest.
Balzac Honoré de ; Dufief Pierre ; Dufief Anne-Sim
Honoré de Balzac (1799-1850) ne signe sa première oeuvre, Les Chouans, qu'en 1829. Deux ans plus tard, La Peau de chagrin confirme son talent et, en 1833, il conçoit le projet d'un "grand roman de la société" dont chaque titre formerait un chapitre. Après Le lys dans la vallée, Le Colonel Chabert, Le Médecin de campagne et Eugénie Grandet, son projet prend en 1840 le titre de Comédie humaine. Il meurt d'épuisement en 1850.
Se repérer : le contexte idéologique, le contexte historique, vogue et critique du biographique. Comprendre : le roman personnel, l'autobiographie, le journal intime, unité des écritures de l'intime. S'entraîner : des textes commentés, des exposés et des dissertations pour s'entraîner et vérifier ses connaissances.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.