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Les Pavie, une famille angevine au temps du Romantisme
Dufief Anne-Simone
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782915751369
Qui étaient les Pavie? Quel fut le rôle de Louis, le père, et de ses deux fils Victor et Théodore dans le domaine littéraire, mais aussi dans la vie intellectuelle et les sociétés savantes au XIXe siècle à Angers? Louis Pavie (1782-1859) ressuscita l'imprimerie fondée à Angers par son père avant la Révolution et contribua grandement au développement intellectuel local en fondant un supplément littéraire au journal des Affiches d'Angers qu'il dirigeait; il siégea en tant que membre du conseil municipal de 1820 à 1826 puis comme maire-adjoint de 1826 à 183o, et fut à l'origine de la création du "Concert d'Etudes" en 1817, ainsi que de la "Société d'Agriculture des Sciences et des Arts d'Angers" en 1828. Victor Pavie (1808-1886) reprit la maison d'édition familiale, diffusant auprès des lecteurs les écrivains de la Renaissance comme Du Bellay, et les modernes, éditant entre autres Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand. Ami de Hugo, de Sainte-Beuve, de Lamartine, il défendit le Romantisme, alors naissant. Il écrivit de nombreux poèmes, des critiques artistiques, des mémoires, et des récits de voyage, notamment celui qu'il fit avec David d'Angers à Weimar où il rencontra Goethe. Théodore Pavie (1811-1896), grand voyageur et éminent orientaliste, parlait neuf langues. Il rapporta de ses séjours en Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient et en Inde des carnets de dessins inédits et collabora à la Revue des Deux Mondes pour succéder au Collège de France à Eugène Burnouf, où il fut chargé du cours sanscrit. En associant des chercheurs de tous horizons pour se pencher sur l'histoire de la famille Pavie, cet ouvrage éclaire de façon très vivante et documentée la réalité culturelle et sociale d'Angers au temps du Romantisme.
Plus noble que le Roi", c'est en ces termes que Villiers revendiquait l'ancienneté de sa maison, renouvelant ainsi le célèbre échange entre Adalbert de Périgord et Hugues Capet, alors fraîchement élu par ses pairs, et transcrit un siècle plus tard par Adhémar de Chabannes en cette formule "Qui t'a fait comte ? - Et toi, qui t'as fait roi ?". Les textes rassemblés ici à l'occasion d'une journée d'études en hommage à Alain Néry, professeur des universités spécialiste de Villiers de l'Isle Adam et du légitimisme, s'attachent à étudier les représentations littéraires de la noblesse au travers des évolutions politiques et idéologiques depuis 1789. Ce volume montre toute la richesse fantasmatique liée aux représentations de la noblesse, images de gloire ou de déchéance. Bouc émissaire, celle-ci nourrit les rêveries victimaires ; elle s'affirme une race illustre mais condamnée au dévoiement ou à la stérilité ; elle renaît cependant comme élite porteuse des valeurs d'excellence sans lesquelles aucune société ne survit. La littérature s'impose ici comme le lieu d'une réflexion, renouvelée en permanence, sur la place que peut occuper la noblesse dans une société née de l'abolition des privilèges de l'aristocratie.
Résumé : Les romans de Daudet, injustement oubliés, offrent une riche polyphonie et sont à l'image d'une personnalité sceptique pour qui la réalité ne se limite jamais à un seul aspect. Les menaces d'éclatement qui pourraient peser sur cette ?uvre sont conjurées par le talent de conteur du romancier et l'équilibre qu'il maintient entre l'observation et l'imagination. Daudet, romancier de l'émotion, n'est plus perçu comme démodé à notre époque où l'humanitaire nous sollicite et où l'on n'a plus honte, comme disait Paul Guth, de " pleurer avec le petit Chose ". La pensée systématique est aujourd'hui en crise ; le structuralisme est renais en question. Sous la pression de l'audiovisuel notre culture s'attache au morcellement ; à la vision éclatée, à la discontinuité. Daudet romancier impressionniste, Daudet sceptique, homme de la diplopie, pourrait donc répondre aux attentes de notre modernité. Peut-être est-ce là le gage d'un succès nouveau de l'écrivain ?
Balzac Honoré de ; Dufief Pierre ; Dufief Anne-Sim
Vers trois heures de l'après-midi, dans le mois d'octobre de l'année 1844, un homme âgé d'une soixantaine d'années, mais à qui tout le monde aurait donné plus que cet âge, allait le long du boulevard des Italiens, le nez à la piste, les lèvres papelardes, comme un négociant qui vient de conclure une excellente affaire, ou comme un garçon content de lui-même au sortir d'un boudoir. C'est à Paris la plus grande expression connue de la satisfaction personnelle chez l'homme. En apercevant de loin ce vieillard, les personnes qui sont là tous les jours assises sur des chaises, livrées au plaisir d'analyser les passants, laissaient toutes poindre dans leurs physionomies ce sourire particulier aux gens de Paris, et qui dit tant de choses ironiques, moqueuses ou compatissantes, mais qui, pour animer le visage du Parisien, blasé sur tous les spectacles possibles, exige de hautes curiosités vivantes."
Un panorama sur les questions de la censure, du public et du rôle social du théâtre, en trois parties : des repères, des définitions et des exercices d'entraînement.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni