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On rira bien de nous
Duffour Régis ; Vaneigem Raoul
VELVET
14,90 €
Épuisé
EAN :9782490619177
Alistair, étudiant au long cours, malmené dans ses débuts professionnels et complexé par son visage couturé, est empêtré dans un sentiment éreintant de solitude et d'inadéquation au monde. Sur plusieurs années, au rythme des rencontres singulières et souvent désopilantes avec toute une population de chômeurs, d'employés, d'intellos et de marginaux, depuis les zincs bordelais jusqu'aux boîtes de nuit occitanes, d'une usine à pain aux librairies indépendantes en passant par les vendanges saisonnières et Pôle Emploi, Alistair va s'épanouir et l'univers ingrat de sa jeunesse se déliter. La tendresse humaine qui l'habite, loin de s'abîmer dans un cynisme revanchard, grandit dans un idéal humaniste. L'existence rendra finalement justice à cet "enfant du siècle" en lui accordant la liberté de l'esprit. Régis Duffour : une voix d'auteur originale, caustique, poignante et engagée entre John Kennedy Toole et John Steinbeck.
Dufour Philippe ; Mozet Nicole ; Borderie Régine ;
Résumé : Balzac géographe pense le territoire. Il y mesure les changements de l'Histoire, les transformations économiques, les évolutions sociales. Historien des m?urs, Balzac repère aussi les petits territoires, fabriqués par des castes qui y affirment leur identité en excluant les intrus, occupés, eux, à en contester la clôture. On sait que l'auteur de La Comédie humaine, entre éthologie et sociologie, aime, à comparer les espèces sociales et animales. Aussi fallait-il la diversité des spécialistes ici réunis et la multiplication des points de vue pour cerner cette représentation complexe, qui va de la stratégie militaire à celle du boudoir, dans un va-et-vient constant entre espace public et espace privé. Tous les textes de Balzac ou presque, se trouvent convoqués, à commencer par l'Avant-propos, en confrontation avec les discours scientifiques de Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Malte-Brun ou Humboldt. Presque tous les romans : des Chouans, " scène de la vie militaire ", à La Recherche de l'Absolu et à Séraphita, d'Albert Savarus au Curé de village et au Médecin de campagne, d'Une passion dans le désert à la trilogie provinciale des Célibataires - Pierrette, Le Curé de Tours, La Rabouilleuse. Paris, lieu de pouvoir par excellence, est omniprésent, car cette géographie est politique.
Suivez le Signor Leone, homme-félin aux pouvoirs magiques, dans son errance de tableaux en tableaux à la recherche de sa fille Lyla, kidnappée par le démon Bahamuth. Pour cette histoire à la croisée de l'humour et du surnaturel, Jean-Pierre Duffour navigue dans les mondes parallèles en rendant un hommage malicieux à l'histoire de l'Art à travers les oeuvres de Böcklin, Füssli et Kubin. Le nouvel opus d'un auteur dont l'univers foisonnant s'enrichit depuis trente ans, entre bande dessinée alternative et illustration jeunesse.
Maya voyage dans le palais de son imaginaire, où jeux d'ombres et de reflets l'invitent des rencontres prodigieuses. Des créatures l'encouragent à garder un regard curieux et émerveillé surfe monde : "Laisse-toi porter, Maya, l'imagination est un cadeau de la vie ! ".
Qu'est-ce que jouer ? Soumise à des psychiatres et à des psychanalystes, cette question pouvait promettre des textes savants et impersonnels. Il n'en est rien. Le joueur, c'est chacun d'entre eux dans son articulation intime au jeu. Michel Steiner a rassemblé autour de lui un collectif d'auteurs qui avaient tous en commun d'être psys et joueurs passionnés. Il en est résulté une oeuvre unique : treize récits ardents sur leur passion du jeu, toujours éclairés de leur érudition. La présente édition a été augmentée de deux textes inédits qui dénotent un recul tantôt critique, tantôt nostalgique. Reste qu'ici le ¡tueur n'est pas le patient, cet autre compulsif et dépendant dont le thérapeute questionne le comportement "addictif". Ce terme, très usité depuis le début des années 2000, prétend en désigner le pathos et fait entrer le jeu dans le champ médical. Mais le jeu est-il en soi une pathologie ? N'aurait-il pas plus à voir avec la poésie du hasard, l'émotion du "bon coup", la révolte de l'être ? Cependant qu'en filigrane nous sont aussi racontées la souffrance, la passion triste du joueur.
Un mari odieux cristallise sur sa femme tout son ressentiment d'homme raté qui n'a trouvé sa place ni dans la société, ni dans son couple. Il cultive d'autant mieux sa haine envers sa femme que celle-ci est brillante et épanouie dans sa vie sociale. Et surtout, elle est amoureuse. Dans Un homme comme moi, Nicole Sigal fait le choix très provocateur du monologue intérieur pour raconter la violence conjugale du point de vue de l'agresseur. Le lecteur partage jusqu'au malaise l'errance de cet homme ambivalent qui se montre tour à tour touchant, sarcastique, pitoyable, insupportable. Ce tour de force narratif interroge la violence dans le couple sous sa forme verbale et physique, qu'elle soit le fait d'un homme ou celui d'une femme car le choix du sexe n'est ici qu'une modalité. Nicole Sigal décrypte avec subtilité et intelligence le phénomène de l'emprise, la manière dont le couple y fait système jusqu'à l'inconcevable : la permanence du lien amoureux.
Il fut un temps où Georges Lewkowicz aspirait à être un pianiste de bar, qui distrairait les clientes et les clients entre deux bières, deux cigarettes. Comme sur le clavier d'un Steinway dans un palace, il a su jouer des émotions sans jamais se hausser du col en écrivant ses confidences de psychiatre, qui portent sur trente-cinq années de carrière. Des fragments, des récits de relations particulières élémentaires, parfois des pensées qui, simplement, déambulent, ont ainsi été rassemblés dans une cinquantaine de chapitres enrichis d'oeuvres de street art - une expression libre comme peut l'être la parole des patients dans le cabinet de Georges Lewkowicz. Ici, la spontanéité de l'art urbain fait écho au récit. Pour autant, aux côtés de Georges, nous ne brusquons pas les pensées des patients ni ne déchirons le voile d'alcôves intimes. Mieux : nous entrons dans la peau de Georges Lewkowicz, pour qui être médecin psychiatre fut bien davantage qu'un métier.