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L'âme des guerriers
Duff Alan
ACTES SUD
23,20 €
Épuisé
EAN :9782742706839
Portrait sans complaisance du peuple maori en l'état où la modernité l'a réduit, l'Ame des guerriers décrit les convulsions d'une civilisation à l'agonie dans la sordide banlieue d'une métropole de Nouvelle-Zélande. Aujourd'hui privés d'emploi et de raisons de vivre, cramponnés à l'alcool comme au dernier talisman d'une mythologie dévoyée, les héritiers de l'épopée ancestrale vont de défis absurdes en sanglants affrontements - pitoyable caricature des héroïsmes de jadis. Femmes et enfants paient dans leur chair - et parfois de leur vie - des égarements où se joue " l'honneur " de mâles en plein désarroi. Contre cette fratricide communauté des bas-fonds s'élève alors, violence et rédemptrice, la voie d'une femme, Beth. Loin de donner une image négative des Maoris, L'Ame des guerriers constitue, dans la virulence de son lyrisme et dans la puissance des figures romanesques où il s'incarne, un bouleversant hommage à une culture menacée et à des individus que notre temps entraîne vers une forme de suicide collectif.
Lu, jeune serveuse dans un fast-food des quartiers populaires de Sydney, rêve d'une vie meilleure. Elevée au sein d'une famille négligente et minée par l'alcool, elle est dès son plus jeune âge livrée à la perversion des hommes, victime d'abus sexuels répétés de la part de son oncle Rick. De son côté, Anna grandit dans le prestigieux haras familial de Hunter Valley, l'une des plus anciennes régions viticoles d'Australie. Désormais étudiante en musique au conservatoire de Sydney, elle semble avoir tout pour elle et être promise à un avenir doré. Elle ne sait pas encore qu'une rencontre avec Lu et ses amis va irrémédiablement bouleverser le cours de son existence. Animés par la fureur et l'envie, Lu et ses complices ont décidé de sonner la fin de la partie: la souffrance doit changer de camp. Apre et dérangeant, ce roman parfaitement rythmé, d'un réalisme fulgurant, offre le portrait aigu de deux mondes que tout oppose. Décrivant admirablement la mécanique de la convoitise et son corollaire violent, Alan Duff met à nu les instincts les plus inavouables, en laissant toujours poindre la possibilité d'une rédemption.
Dans ce bar de la périphérie d'Auckland, où aboutit la ligne d'autobus et finit tout espoir en un quelconque avenir, deux ex-taulards se noient dans la bière en compagnie de leurs frères en exclusion. De l'avis de Jube, le Blanc qui ne vit que dans l'attente de la prochaine bagarre, Sonny, son compagnon, métissé de maori, a lu trop de livres et se pose trop de questions. De ratages en coup foireux, le tandem titube dans un vague rêve de revanche, jusqu'au jour où un casse dans la maison d'un riche architecte semble leur offrir la promesse d'une autre vie. Dans ce portrait sans concession d'une société qui produit des êtres incapables de communiquer entre eux autrement qu'à travers la violence physique, Alan Duff réussit le tour de force de faire émerger du réalisme impitoyable des situations une forme nouvelle de lyrisme, âpre et désespéré. En contrepoint de la descente aux enfers de Jube, le parcours de Sonny s'inscrit en effet comme une bouleversante tentative d'élévation. Par son intensité dramatique hors du commun, Nuit de casse confirme l'envergure de l'auteur de L'Ame des guerriers.
Résumé : Chez les Ryan et les McNeil, on est truand de père en fils. Derniers rejetons de leur lignée, Johno et Shane n'entendent pas déroger à la tradition familiale. A l'orée des années 1980, tout juste sortis de l'adolescence, ils se lancent dans les "affaires". Après un séjour en prison, les deux amis vont prendre des chemins différents : tandis que Johno se bat pour devenir un homme respectable en élevant seul son jeune fils Danny, Shane récidive et retourne en détention, où il est "adopté" par des membres de la pègre locale. Jusqu'au jour où leurs trajectoires se croisent à nouveau... L'amour inconditionnel et rédempteur que Johno porte à Danny illumine ce roman noir dans lequel Alan Duff explore la violence du milieu criminel australien. À travers ces portraits d'êtres désirant réécrire le scénario tragique de leur vie, l'auteur néo-zélandais signe peut-être ici son roman le plus poignant.
Fille de la sénatrice Victoria Weston et d'un chirurgien renommé, Cléa a vécu toute sa vie sous le feu des projecteurs. Fuyant la célébrité, elle s'évade grâce au photojournalisme, une passiontransmise par son père qui lui permet de voyager à travers le monde. Lorsque ce dernier disparaît soudainement lors d'une mission humanitaire, les photographies de Cléa laissent apparaître la silhouette d'un étrange jeune homme qu'elle n'a jamais vu auparavant. Le jour où le destin l'amène à croiser le chemin de cet inconnu, elle est troublée par la puissante attirance qu'elle ressent pour lui. Alors qu'ils se rapprochent, ils décident de percer ensemble le mystère de la disparition du père de Cléa, et de lever le voile sur le secret, vieux de plusieurs siècles, de leurs liens si intenses? Pris au piège dans un dangereux triangle amoureux et la découverte d'un élixir magique, ils sont condamnés à parcourir le temps pour démêler les zones obscures de leurs passés, sauver leurs vies présentes? et futures.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.