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Maximes et autres pensées remarquables
Dufay François
CNRS EDITIONS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782271093509
(Texte provisoire) En bref Les moralistes du XVIIe au XXe siècle : une anthologie. Le livre Et si on délaissait les philosophes du bonheur, les maîtres penseurs médiatiques ou les psys de tout poil ! Pour écouter un discours autre, celui d'authentiques déniaiseurs de l'humanité, ces moralistes qui n'ont rien de moralisant et nous délivrent de la " moraline " contemporaine ! Ces bien mal nommés ne prêchent pas la morale mais la dissèquent, la dépassent pour aller par-delà le bien et le mal. De La Rochefoucauld à Cioran en passant par Vauvenargues, Joubert, Valéry, c'est un bonheur de styles autour de la vanité des hommes, de l'illusion du progrès, de l'inutilité de la philosophie, de la solitude dans la vie de société. Un remède sans pareil contre la réduction du for intérieur et un éloge de la liberté d'être. L'auteur Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé de lettres, journaliste, François Dufay (1963-2009) fut, entre autres, rédacteur en chef Culture à L'Express. Outre ces Maximes, son ouvre compte Les Normaliens, Le Voyage d'automne, Le Soufre et le Moisi ainsi qu'un livre d'entretiens avec G. -A. Goldschmidt, Un enfant aux cheveux gris. Arguments - Redécouvrir les moralistes dans une anthologie finement choisie. - Succès de la précédente édition de poche (2000 exemplaires vendus).
Ce livre est une invitation à la sagesse. Mais à la sagesse la moins bien-pensante, la moins politiquement correcte qui soit : celle des grands moralistes français. Avec une lucidité impitoyable, La Rochefoucauld, La Bruyère, Vauvenargues, Chamfort ou Joubert n'ont cessé de scruter le coeur humain, d'en dévoiler les replis les mieux cachés. Nietzsche a salué la grandeur de ces " immoralistes " souvent trop méconnus des Français. Pour la première fois, leurs maximes les plus aiguës, leurs aphorismes les plus ailés, leurs pensées les plus spirituelles sont réunis en une anthologie générale qui court du XVIIe siècle à nos jours. Car ce génie de moraliste n'a nullement disparu à l'époque moderne : les Fusées de Baudelaire, l'Algèbre des valeurs morales de Jouhandeau, les Syllogismes de l'amertume de Cioran sont les dignes héritiers des Mathématiques du coeur de Joubert. Justice est ainsi rendue à une grande tradition littéraire française. Mais aussi à une fascinante entreprise de connaissance de l'homme. Alors que nos contemporains cherchent refuge dans le bouddhisme, les sagesses antiques ou une fade morale réinventée, ces maximes constituent, pour l'honnête homme d'aujourd'hui, comme pour celui d'hier, un irremplaçable bréviaire. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et agrégé de lettres. François Dufay est journaliste à L'hebdomadaire Le Point.
Dehondt François ; Mora Frédéric ; Dufay Marie-Gui
Résumé : Quand en 2005 a germé l'idée de cet ouvrage, notre motivation était de trouver les réponses aux questions que nous nous posions sur le statut des espèces de notre orthoptérofaune, dont nous découvrions à quel point elle était méconnue. Quels étaient les taxons rares ? Lesquels étaient menacés ? Constations-nous, comme ailleurs, la régression rapide d'Orthoptères autrefois communs ? Observions-nous l'arrivée de nouvelles espèces, sous l'effet du " changement global " ? Les cinq principales années de collecte de données ont été l'occasion de motiver, autour d'un projet, les énergies de naturalistes plus nombreux que nous ne l'avions imaginé à l'origine. La perspective de contribuer à l'amélioration de la connaissance, la joie qu'offrent les découvertes et le sentiment de participer à un ouvrage collectif qui fera date, nous l'espérons, ont suscité une forte motivation. Au terme de cet exercice, force est de constater que, si nous avons répondu à quelques-unes des questions que nous nous posions, d'autres sont restées sans réponse et de nouvelles interrogations ont émergé : le gomphocère tacheté présente-t-il encore des populations viables dans l'ouest de la Haute-Saône ? Le phanéroptère méridional s'installera-t-il de façon pérenne sur nos pelouses calcaires ? Cet ouvrage est une étape : il pose un constat, à un moment donné. Il se veut attrayant, pour inciter le plus grand nombre à poursuivre l'effort de recherche. Il est à présent facile de partager, grâce à l'internet, nos connaissances sur la répartition des espèces et son évolution, constatée et réelle. Gageons qu'il saura inciter des naturalistes sans cesse plus nombreux à se lancer dans l'étude de ce petit peuple de l'herbe.
L"époque n'est plus aux moralistes et leurs sentences sonnent aujourd'hui comme un accord de clavecin. On leur préfère en général les philosophes du bonheur, les maîtres penseurs médiatiques ou les psys, syllabe floue qui désigne la vaste corporation du moi. C'est pleinement conscient de cette réalité que François Dufay entreprit au début de sa carrière la rédaction d'un recueil de maximes dont la portée est loin d'être minime pour qui est attiré par l'ivresse des profondeurs. En fin connaisseur de la littérature française, il ne cherchait pas à transformer ses auteurs favoris en philosophes pratiques. Son but était, je crois, de réhabiliter la morale en tant qu'art de vivre, en tant que sagesse appropriable, libre et déliée, soit l'inverse du prêt à penser idéologique ou religieux. Les "mathématiques du coeur". "Chr. M."
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.