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Une histoire de la psychiatrie soviétique
Dufaud Grégory
EHESS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782713228865
La psychiatrie soviétique passe aujourd'hui pour une spécialité médicale dévoyée qui a servi à réprimer les opposants politiques. Si elle n'est pas fausse, cette image s'avère réductrice. Grégory Dufaud propose dans cet essai une autre perspective. Il montre combien le traitement de la folie a pu être un espace d'initiatives et d'innovations, animé par des psychiatres soucieux de la santé mentale de la population et attentifs à ne pas couper leur spécialité de la pratique médicale. Explorant la variété des significations et des usages de la psychiatrie en Union soviétique, il éclaire les rapports complexes qu'elle a entretenus avec le pouvoir politique, ainsi que la vision du progrès scientifique et social qui l'a structurée. Cet ouvrage propose ainsi une histoire des savoirs et des pratiques de la médecine tout en mettant au jour les multiples ressorts de la domination sociale et politique en régime autoritaire.
Roger Daltrey, Keith Moon et Pete Townsend (pour ne citer qu'eux) sont décidemment de véritables précurseurs d'un rock britannique proche du pub rock, voire de la brit pop. Près de 60 ans de moulinets sur la guitare, la musique des Who a transcendé les générations, avec un véritable regain lors des diffusions des différentes séries des Experts. Les Who sortent également du cadre stricto-sensu du rock'n'roll, et incarnent le mouvement "Mod" britannique, qui connaît encore aujourd'hui, un véritable engouement de la jeunesse rock.
Offenstadt Nicolas ; Dufaud Grégory ; Mazurel Herv
Depuis longtemps, tes historiens utilisent un vocabulaire qui leur est propre notamment à travers l'usage de techniques dites auxiliaires (Diplomatique, Paléographie...). Mais les réflexions sur la discipline et la confrontation aujourd'hui indispensable avec les autres sciences humaines tes conduisent à se référer à un ensemble de méthodes et de concepts qui n'ont pas d'interprétation univoque (Biographie, Culture, Echelle...). Si la discipline semble éclatée, sa diversité en fait aussi tout l'intérêt : c'est pourquoi ce lexique présente tes courants tes plus novateurs (Histoire du genre, Socio-histoire...) comme les plus établis (Histoire des concepts, Histoire des représentations...). Les Mots de l'historien font également le point sur des termes généraux qui, au-delà de l'histoire, posent la question du rapport, souvent délicat, d'une société avec son passé (Archives, Mémoire, Négationnisme...).
Cela fait 60 ans que les Beatles existent dans la composition que tout le monde connaît : Ringo Starr rejoint les Beatles en 1962 pour former le quatuor rock le plus extraordinaire de toute l'histoire de la musique. Le groupe a duré 8 ans. Les ventes ont atteint le milliard d'albums vendus en 60 ans (à situer entre Elvis Presley et Michael Jackson). L'intérêt pour le groupe n'a jamais cessé, avec la diffusion l'année dernière du documentaire Get Back, réalisé par Peter Jackson (Le Seigneur des anneaux) sur Disney+. Le livre Iconic Beatles raconte l'histoire du groupe, année après année, avec une myriade d'illustrations, pour certaines très rares.
Offenstadt Nicolas ; Dufaud Grégory ; Mazurel Herv
Depuis longtemps, les historiens utilisent un vocabulaire qui leur est propre notamment à travers l'usage de techniques dites auxiliaires (Diplomatique, Paléographie...). Mais les réflexions sur la discipline et la confrontation aujourd'hui indispensable avec les autres sciences humaines les conduisent à se référer à un ensemble de méthodes et de concepts qui n'ont pas d'interprétation univoque (Biographie, Culture, Echelle...). Si la discipline semble éclatée, sa diversité en fait aussi tout l'intérêt: c'est pourquoi ce lexique présente les courants les plus novateurs (Histoire du genre, Socio-histoire...) comme les plus établis (Histoire des concepts, Histoire des représentations...). Les Mots de l'historien font également le point sur des termes généraux qui, au-delà de l'histoire, posent la question du rapport, souvent délicat, d'une société avec son passé (Archives, Mémoire, Négationnisme...).
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.