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La chair interdite
Ducret Diane
ALBIN MICHEL
22,34 €
Épuisé
EAN :9782226257048
Extrait Extrait du prologue Je suis venue au monde tandis que Simone de Beauvoir s'éteignait. Trop occupée alors à faire mes premières dents, ce n'est que quelques années plus tard que, sur les bancs de la Sorbonne, j'ai entendu son message : «On ne naît pas femme, on le devient.» A l'aube de mes vingt ans, prête à tous les sauts périlleux conceptuels, j'envisageais la maxime, la décortiquais, sans en saisir grand-chose. La femme naît avec un organe dont seule la puberté lui révélera l'usage, soit, mais est-elle en cela bien différente de l'homme ? Avec un peu de chance, elle empruntera sans heurt la voie royale de la féminité, par la découverte, seule puis accompagnée, du plaisir et de la maternité auxquels il la destine, et chérira en secret les joies comme les douleurs qu'il lui a procurées, invisibles à l'observateur extérieur. Car voilà, son sexe, nimbé de son secret, se refuse au regard. Circulez, il n'y a rien à voir, tout se passe à l'intérieur, dans la chair intime. Persuadée que toutes les représentantes de ce sexe naissaient, comme moi, libres et égales en droits ou presque, j'ai un temps laissé là ces interrogations, pour me pencher sur le sort de celles qui étaient livrées aux tourments de l'amour et de la dictature, en se donnant corps et âme aux tyrans qui ont fait trembler le XXe siècle. Mais depuis quelques années, il m'est devenu impossible de ne pas voir dans les médias les images de mes semblables se dénudant pour lutter contre les intégrismes, être les victimes de marchés du sexe, des trophées de guerre, ou manifester dans la rue pour un droit que l'on pensait acquis, celui de choisir quand devenir mère ou pas, et de faire de son corps un lieu de plaisir autant que de reproduction. Selon l'époque ou l'endroit, le plaisir et la maternité seront pour certaines un fardeau, pour d'autres un devoir ou un interdit, et il faudra se battre pour que le sort se montre clément. Autant d'images qui m'ont rappelé que j'avais encore tout à apprendre de l'assertion de Simone de Beauvoir et de la chance, comme de la malédiction, d'être née avec un sexe de femme. Cet organe, avec les attentes, les obligations qu'il crée, transmet à son héritière un pouvoir incommensurable, celui de donner la vie. Mais cette puissance qu'il incarne la place immanquablement sous le regard réprobateur et inquiet de l'homme. Et tandis qu'il en va, pour certaines, comme une évidence de l'exposer, le décorer, l'offrir au tout-venant ou le monnayer, il est, chez d'autres, une chose honnie, cachée, occultée, honteuse. Chair interdite depuis la naissance de la civilisation, le sexe des femmes nourrit les peurs des hommes, leur procure plaisir et naissance, attise le désir autant que la haine. Jusqu'à nos jours, tantôt exilé, maudit, conspué, tantôt consacré, mutilé autant qu'embrassé, il aura toujours quelque chose à se reprocher. Rapté parfois lorsqu'il se refuse, siège de l'honneur de toute une famille - que dis-je, d'une nation ! -, muselé chirurgicalement pour ne point prendre trop de libertés, loué par les poètes et croqué par les peintres, le sexe des femmes a dicté ses lois et ses désirs à l'histoire de l'humanité. Tandis que certains hommes, certaines politiques ou religions tentaient de lui prescrire leurs volontés, leurs fantasmes, leurs interdits. Ceux-là mêmes qu'ont connus nos mères, et leurs mères avant elles, quels que soient les civilisations, les latitudes, les siècles.
Résumé : Après avoir été quittée par téléphone, Enaid se rend à l'évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont ont dû s'emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu'elle a depuis l'enfance qu'il lui a toujours manqué quelqu'un ? Mais dans la vie, on a le choix : on peut se laisser choir ou faire le saut de l'ange. Etre boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l'esprit, un humour décapant et le courage de rester soi. Comment s'aimer soi-même quand la vie fait tout pour l'empêcher ?
Résumé : L'incroyable aventure d'un jeune orphelin destiné à devenir moine taoïste, traversant les mers à bord d'un cargo chargé de kiwis vers les rivages français. Hanté par l'idée d'apprivoiser le grand Océan, il espère que celui-ci répondra à la question qui le taraude : comment vivre quand on a perdu tout ce que l'on aimait ? Sans relâche, il se confronte aux éléments, se heurte aux vagues, à ses doutes, à son chagrin. L'eau et le ciel, la foi et la nature, l'Orient et l'Occident se confondent. Au pied du Mont-Saint- Michel, il entreprend le plus grand des voyages, une odyssée intime, celui de l'aventure du soi. Dans le sillage des récits bibliques, de la sagesse taoïste et des philosophies antiques, Diane Ducret nous livre un roman en forme de conte philosophique. Le Maître de l'Océan est le livre de la grande consolation de la mer en nos temps troublés.
Résumé : Un cabaret dans un camp au milieu des Pyrénées, au début de la Seconde Guerre mondiale. Deux amies, l'une aryenne, l'autre juive, qui chantent l'amour et la liberté en allemand, en yiddish, en français... cela semble inventé ! C'est pourtant bien réel. Eva et Lise font partie des milliers de femmes "indésirables" internées par l'Etat français. Leur pacte secret les lie à Suzanne "la goulue", Ernesto l'Espagnol ou encore au commandant Davergne. A Gurs, l'ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes, le temps est compté. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie. A la façon d'une comédie dramatique, Diane Ducret met en scène le miracle de l'amour, la résistance de l'espoir dans une fable terrible et gaie, inspirée d'histoires vraies.
4e de couverture : Un cabaret dans un camp au milieu des Pyrénées, au début de la Seconde Guerre mondiale. Deux amies, l'une aryenne, l'autre juive, qui chantent l'amour et la liberté en allemand, en yiddish, en français... cela semble inventé! C'est pourtant bien réel. Eva et Lise font partie des milliers de femmes «indésirables» internées par l'État français. Leur pacte secret les lie à Suzanne «la goulue», à Ernesto l'Espagnol ou encore au commandant Davergne. À Gurs, l'ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes, le temps est compté. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie.Notes Biographiques : Romancière et essayiste, Diane Ducret est l'auteur des best-sellers Femmes de dictateur (Perrin, 2011), traduit en vingt-cinq langues, La Chair interdite (Albin Michel, 2014), ou encore La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose (Flammarion, 2018).
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle Gauthi
La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).
Résumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.