Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
S'entreprendre avec ses gênes. Enquête sur l'auto-génétisation
Ducournau Pascal
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753573970
Depuis le lancement du programme de séquençage du génome humain, le développement continu des technologies et des langages génétiques a fait émerger une riche littérature au croisement de la sociologie, de l'anthropologie et de la philosophie s'interrogeant sur la place grandissante acquise par le gène dans nos sociétés. Si la notion de génétisation s'y est imposée comme schème interprétatif critique des processus en jeu, celle-ci se voit aujourd'hui en partie dépassée consécutivement au développement de nouvelles modalités de diffusion des technologies génétiques. L'apparition d'une offre d'autotests génétiques par le biais d'Internet laisse en effet apparaître une autonomisation de la dynamique de génétisation au sein de la société, soit l'émergence d'une auto-génétisation à l'heure où la génomique en vient à se pratiquer en version Do-It-Yourself. Sur la base d'une enquête par observations ethnographiques de divers espaces numériques et d'entretiens, il ressort que des publics grandissants se voient désormais acquis à l'intérêt qu'il y aurait à s'orienter vers les gènes pour pouvoir se constituer un "capital santé" ou un "capital généalogique". Au coeur de cette dynamique où le génétique en vient à englober des domaines en expansion, touchant tout autant à la santé qu'à la construction de l'identité, la génétisation n'apparaît plus seulement comme une opération de nature intellectuelle conduisant à valoriser le rôle des gènes face aux facteurs dits d'environnement, mais aussi et surtout comme une entreprise pratique au cours de laquelle l'individu en vient à se tourner vers ses gènes pour faire face à un environnement devenu incertain.
Ducourneau Gérard ; Auriol Bernard ; Dufaure Pierr
La musicothérapie est une prise en charge se proposant de traiter différents troubles afin d'apporter un mieux-être à des personnes en situation de handicap (physique, psychique ou social) grâce à la musique et ses composantes : rythme, son, voix... A la frontière entre pratique de soin et relation d'aide, elle se développe au sein des institutions hospitalières et chez beaucoup de soignants, dans les services de pédiatrie, de gérontologie, en anesthésie, ou encore en oncologie. Cet ouvrage, reconnu de longue date, propose une approche théorique et pratique illustrée de nombreux exemples cliniques. Il montre à quel point la musicothérapie, dans ses applications, rejoint les assertions des neurosciences : sollicitation de la mémoire, attention, concentration, échange, conscience de soi, incitation à faire des choix et à favoriser la verbalisation. Cette nouvelle édition, augmentée en fonction des nouvelles évolutions du domaine, précise en outre l'importance du travail en pluridisciplinarité.
Sapiro Gisèle ; Steinmetz George ; Ducournau Clair
Ce numéro se propose d'étudier les représentations de la colonisation dans la littérature et les sciences humaines et sociales, avant et après les indépendances. Comment le colonialisme a-t-il marqué la production savante de son temps, notamment la sociologie et l'histoire ? Dans quelle mesure a-t-il participé ou résisté à la production de cette idéologie ? Comment la mémoire de cette expérience a-t-elle été prise en charge par les créateurs des anciens pays colonisés, en particulier les écrivains africains ? A la différence des études postcoloniales, la perspective socio-historique adoptée ici vise non seulement à porter au jour ces représentations mais aussi à reconstituer leurs conditions de production.
Résumé : Comment une ?uvre littéraire accède-t-elle au rang de " classique " lorsque son auteur est issu d'Afrique subsaharienne francophone, l'une des zones les plus déshéritées du monde selon les standards culturels internationaux ? Pourquoi certains auteurs africains, peu connus dans leurs pays d'origine, sont-ils portés au pinacle en France, quand d'autres, étudiés et discutés au Sénégal ou au Mali, restent ignorés dans toute l'Europe ? Claire Ducournau propose pour la première fois une histoire sociale collective de ces écrivains depuis 1960. Elle distingue deux protagonistes majeurs : des intermédiaires culturels (organisateurs de festival, éditeurs, agents littéraires), souvent français, et des écrivains nés et socialisés en Afrique subsaharienne francophone. L'enquête restitue ainsi les recompositions de cet espace de production littéraire et fait la chronique d'événements comme la cooptation de Senghor à l'Académie française en 1983 ou la publication du manifeste pour une littérature-monde en français en 2007. Nourrie de nombreux entretiens et fondée sur le dépouillement de nombreux fonds d'archives inédits, cet ouvrage majeur décrit par quels mécanismes matériels et symboliques des écrivains nés et socialisés en Afrique subsaharienne francophone sont devenus, sous différentes formes, des classiques africains.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.