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Camarades ! La naissance du parti communiste en France
Ducoulombier Romain ; Lazar Marc
PERRIN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782262034160
Le PCF est un astre mort. Désormais, il est possible de décrire et de comprendre les circonstances dans lesquelles il est apparu, à l'issue du congrès de Tours de décembre 1920. Une jeune génération de militants, livrée à l'activisme révolutionnaire par la Première guerre mondiale, a entrepris de régénérer un socialisme discrédité par sa participation à la défense nationale. Le prix à payer, à leurs yeux, était clair: le sacrifice de l'unité de 1905 dont était née la SFIO. En adhérant en 1920 l'Internationale bolchevique, ces jeunes gens traumatisés par la guerre, qui s'appellent désormais "camarades", espéraient purger le parti de ses mauvais bergers et refonder un socialisme pur et dur, incarné par la révolution soviétique. L'auteur, dans une démarche originale nourrie d'archives inédites, démontre que le communisme, en France, n'est pas né d'un accident, mais que ses sources intellectuelles et politiques remontent à 1905, et que la plupart de ses pionniers ont pour finir été écartés ou exclus, vers 1925, d'un parti communiste qui ne ressemblait décidément pas à ce qu'ils avaient rêvé durant les années de guerre.
Résumé : Le régime bolchevique aurait pu ne pas survivre aux événements violents qui l'ont fait naître entre 1917 et 1921. Mais cette expérience baptismale a été la matrice d'un Etat nouveau et improvisé, devenu la référence et la terre promise d'un mouvement communiste global dont l'existence a marqué le XXe siècle. Les régimes et les partis qui s'en sont réclamés ont eu leur trajectoire propre, mais ils ont tous subi, à des degrés divers, l'influence du modèle de parti léniniste et de l'Etat soviétique. A partir de 1922, l'URSS a été le centre d'un intense travail d'élaboration et de diffusion de techniques partisanes et administratives spécifiques qui ont essaimé sur la surface du globe au point de régenter un quart de l'humanité dans les années 1970. L'histoire critique des systèmes communistes a longtemps été la plus asymétrique qui soit : jusqu'au début des années 1990, elle a été écrite ou publiée à l'Ouest, dans le monde dit " libre ", par des intellectuels occidentaux ou exilés, souvent divisés et confrontés au manque structurel de documentation. Avec l'ouverture des archives soviétiques consécutive à l'effondrement de l'URSS en 1991, l'étude des régimes et des partis communistes est entrée dans une période nouvelle caractérisée à la fois par l'éclatement extrême des historiographies nationales et l'affirmation toute récente d'un besoin d'histoire globale. Cet ouvrage se fait l'écho de ces études en proposant une histoire transnationale et comparée du communisme au XXe siècle.
La Grande Guerre est une rupture majeure dans l'histoire du socialisme français. Longtemps considérée comme secondaire, souvent mal connue, la participation socialiste au pouvoir pendant l'Union sacrée retrouve son originalité et sa complexité grâce aux actes de cette journée d'études tenue à l'université de Metz en mai 2009. Pour la première fois, une histoire comparée des socialistes belges, russes ou britanniques éclaire d'une manière nouvelle l'expérience socialiste française irréductible aux frontières de l'Hexagone. A partir d'archives nouvelles, les auteurs rassemblés dans ce volume explorent les arcanes de l'action politique des grands ministres socialistes de l'époque, Marcel Sembat, Jules Guesde et surtout Albert Thomas. Dans la France de 1914-1918, le mouvement ouvrier est une force, et c'est sur cette force que la SFIO s'est appuyée pour peser sur la conduite de la guerre. Ministres, parlementaires, élus locaux: l'insertion des socialistes dans l'Union sacrée est scrutée en détail. Les conditions dans lesquelles la France doit combattre l'invasion allemande ont suspendu les formes du jeu politique traditionnel: mais cela ne signifie pas pour autant que la politique ait disparu. Le Parlement, d'abord muselé, reprend ses droits; et les soldats, eux aussi, "font de la politique". Au travers de parcours individuels ou collectifs, ces actes nous permettent d'assister à la reconquête progressive d'une parole critique par les socialistes, après le ralliement à la défense nationale en 1914.
A l'occasion du centième anniversaire de la mort de Jean Jaurès, les Archives nationales et la Fondation Jean-Jaurès lui consacrent une exposition de grande envergure. Derrière la figure du tribun socialiste, apôtre de la paix et de la liberté, l'homme privé reste encore peu connu. Le catalogue de l'exposition retrace les étapes majeures de la vie et du rôle de Jean Jaurès en exposant des lettres, des manuscrits d'articles, des photographies, des affiches, des tableaux, des objets, etc. De sa naissance en 1859 à son tragique assassinat à la veille du premier conflit mondial, le 31 juillet 1914, l'existence de Jaurès a connu une trajectoire singulière qui éclaire tout un pan de l'histoire politique, culturelle et intellectuelle de la France. Inlassable travailleur, Jaurès s'est imposé comme un grand intellectuel d'une curiosité insatiable, un leader socialiste d'envergure internationale, solidaire des luttes ouvrières, un grand orateur admiré et respecté, y compris par ses adversaires, et un défenseur des valeurs de la République.
Le régime bolchevique aurait pu ne pas survivre aux événements qui l'ont fait naître entre 1917 et 1921. Mais l'expérience de la guerre civile russe a été la matrice d'un Etat nouveau et improvisé, devenu la terre promise et le modèle d'un vaste mouvement communiste dont l'existence a marqué le XXe siècle. L'ouverture des archives soviétiques consécutive à l'effondrement de l'URSS en 1991 et la disparition ou la mutation progressive de presque tous les Etats communistes ont fait entrer l'étude du communisme dans une période nouvelle. A la richesse d'historiographies nationales très vivaces mais cloisonnées s'ajoute désormais l'ambition d'appréhender ce phénomène politique, économique et social dans son ensemble, de façon transnationale et comparée. Romain Ducoulombier nous invite à relire l'histoire du communisme au XXe siècle à l'aune des connaissances les plus récentes. Il compose ainsi un remarquable essai d'histoire globale.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.