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L'Europe de Rubens
Ducos Blaise
HAZAN
43,75 €
Épuisé
EAN :9782754106948
Présentation de l'éditeur Cette exposition et son catalogue, se réclamant d’un nouveau courant d’histoire de l’art, se proposent d’aborder Rubens (1577-1640) dans sa dimension européenne : un artiste de talent qui, conscient de ses limites, a su s’entourer des meilleurs créateurs de son temps mais pour développer une vision à l’échelle de son temps et de l’espace de la chrétienté. D’un dynamisme inégalé, inspiré par les grands maîtres de la Renaissance, Rubens est un artiste entrepreneur mais aussi un diplomate, grand voyageur. Le contexte européen – politique, social, religieux, économique – détermine le travail de Rubens, en même temps que ce dernier vient l’infléchir. Le peintre fréquente les cours européennes et échange avec de nombreux correspondants, dont l’ampleur de vue, les préoccupations et les activités sont d’envergure européenne : qu’il s’agisse du système des Habsbourg aussi bien que la « république des lettres », des centres du pouvoir ou des foyers de l’esprit : Madrid, Vienne, Bruxelles et Anvers, mais aussi Prague, Mantoue, Londres et Paris. Rome, enfin, occupe une place particulière : capitale d’une Église catholique militante, elle est le berceau d’une vaste campagne artistique à travers l’Europe. De cette esthétique du baroque Rubens va assurer le rayonnement, au service de la foi comme du spectacle, de la pompe, des cérémonies. Toutes les facettes de l’activité de l’artiste obéissent à un sens aigu de son image et des nouvelles possibilités commerciales que peut offrir une entreprise artistique, dans le cadre d’une organisation méthodique de portée européenne. Epris de l’étude de l’Antiquité et de l’anatomie, Rubens est également un homme de science. Enfin, à côté du peintre de la prédication, du faste et de la mode aristocratique, il existe en même temps un Rubens plus personnel, un observateur de la vie intime, ainsi qu’en témoignent ses portraits d’enfants, de jeunes femmes, de vieillards, ou la portée méditative de ses paysages, C’est un art total que celui de Rubens. Aucune forme ne lui est étrangère, ce qui justifie de mêler à ses œuvres celles d’autres artistes de son époque : sculpteurs, ciseleurs, orfèvres, ornemanistes… Européen, l’univers de Rubens illustre l’infinie variété des formes artistiques de son temps et donne, par là même, l’appréciation d’un moment faste de notre histoire. En coédition avec le musée Louvre-Lens.
Résumé : Peintre des élégances féminine et masculine, favori des princes, en particulier de la dynastie des Habsbourg, adroit politique comme l'atteste une carrière internationale au meilleur niveau, Van Dyck fut aussi un grand peintre d'inspiration chrétienne. Cet ouvrage, catalogue raisonné des tableaux de Van Dyck présents au musée du Louvre, donne la mesure d'un génie dont la rigueur, et même l'ascèse artistique, autant que le brio sont perceptibles derrière la moindre de ses toiles. Le lecteur y trouvera une étude détaillée des oeuvres du maître visibles au sein de l'établissement parisien. De nombreuses illustrations de comparaison, à même de suggérer l'ampleur de la culture visuelle de Van Dyck, permettent d'approcher l'art d'un peintre actif entre Flandre, Italie et Angleterre.
Frans Pourbus le Jeune, Flamand naturalisé Français à la fin de sa vie et le dernier d'une dynastie de peintres, fut le plus réputé des portraitistes des princes au début du XVIIe siècle. En France, c'est surtout à travers ses tableaux que l'on connaît Henri IV, Marie de Médicis, mais aussi le jeune Louis XIII. La carrière de l'artiste, actif en Flandres, en Italie, dans le Saint-Empire, puis à la cour de France, donne un aperçu saisissant de l'Europe princière de son époque. Ce n'est pas le moindre des paradoxes du parcours de ce Flamand, typique produit du monde espagnol et autrichien, que d'être devenu le serviteur des rois de France. C'est Marie de Médicis, régente du royaume après la mort d'Henri IV (1610), qui fit venir Pourbus à Paris, depuis l'une des villes les plus raffinées de la péninsule italienne : Mantoue. Pourbus se place ainsi à la jonction des réseaux habsbourgeois, médicéen et bourbon. Cet ouvrage, le premier jamais consacré au peintre, présente l'ensemble de ses oeuvres aujourd'hui identifiées comme telles, dont plusieurs inédites : les très nombreuses illustrations mettent en regard les portraits peints par Pourbus et des oeuvres de ses contemporains (Rubens, Tintoret fils, Caravage?) comme des maîtres de la Renaissance. Le livre se veut, autant qu'une somme sur le peintre, une introduction au portrait princier du premier XVIIe siècle.
Extrait Extrait de l'avant-propos de Seymour Slive En juillet 1676, Rembrandt avait pleinement conscience d'être au bord de la faillite. Cette triste situation l'amena, le 14, à solliciter de la Cour suprême de La Haye la délivrance d'une cessio bonorum, un document écrit qui l'autoriserait à mettre en vente de son plein gré ses propriétés et ses meubles, les recettes étant partagées entre ses créanciers. Cette procédure devait en outre lui garantir la protection de la Cour contre toute revendication ou poursuite ultérieure de la part de ces derniers. La Cour accéda à sa requête. Cette réponse favorable lui permit d'éviter une faillite en bonne et due forme. L'action des magistrats fut ensuite rapide. Les 24 et 25 juillet, il fut procédé, sous leur contrôle, à un inventaire du contenu de sa grande demeure d'Amsterdam, sur la St. Antoniesbreestraat (siège de l'actuel Muséum het Rembrandthuis, Jodenbreestraat 4-6). Cet inventaire dresse la liste de la quasi-totalité des objets en sa possession - y compris sa batterie de cuisine et les mouchoirs mis au sale -, mais pas du matériel qu'il utilisait pour ses peintures et ses eaux-fortes. En Hollande, les débiteurs mis en faillite, partielle ou totale, avaient en effet le droit de conserver les instruments de leur métier. De plus, l'inventaire offre un aperçu précieux sur la collection de Rembrandt, une collection immense, encyclopédique, qui comprenait des sculptures, plusieurs peintures et oeuvres sur papier de maîtres italiens de la Renaissance et du baroque, et surtout de primitifs flamands et de maîtres néerlandais plus proches. L'ampleur et la variété de cette collection laissent supposer que son désir irrépressible d'acquérir sur le dynamique marché de l'art amstellodamois tout ce qui lui paraissait offrir un intérêt particulier explique pour beaucoup l'état désastreux de ses finances. L'inventaire mentionne bien entendu aussi un grand nombre de peintures, de dessins et d'eaux-fortes de Rembrandt lui-même, disséminés dans les ateliers et les autres pièces de sa vaste demeure. Les tableaux accrochés dans la pièce dite «derrière le petit salon», qui était sa chambre à coucher, comprenaient entre autres deux têtes du Christ de la main de l'artiste (n° 115, «Een Cristi tronie van Rembrant» ; n° 118, «Cristus tronie van Rembrant»), La liste des oeuvres abritées dans son petit atelier mentionne quant à elle, sans attribution, une «Tête du Christ d'après nature» (n° 326, «Een Cristus tronie nae 't leven»). En 1824, lorsque le marchand londonien C. J. Nieuwenhuys, personnage très introduit, publia pour la première fois l'inventaire de 16^6 à partir du manuscrit original, il fut déconcerté par cette référence à «Een Cristus tronie nae 't leven». Il fit d'ailleurs suivre sa traduction de cette expression d'un point d'interrogation. On croirait presque l'entendre se demander sur un ton incrédule : «Comment est-il possible de peindre un portrait du Christ d'après nature ?» En 1836, lorsque John Smith fit paraître une traduction de l'inventaire dans cette oeuvre pionnière que constitue son catalogue raisonné des peintures de Rembrandt, il se heurta à la même difficulté et rendit à tort l'expression par «Une Tête du Christ, grandeur nature». Trois ans plus tard, l'historien de l'art néerlandais J. Immerzeel publia dans son intégralité le texte original de l'inventaire. Il ne sut pas non plus quoi faire d'une telle description et choisit de résoudre le problème en l'ignorant, n'hésitant pas à supprimer purement et simplement «nae 't leven» de sa transcription.
Résumé : La Grèce antique nous a laissé un immense patrimoine littéraire, architectural et iconographique. Ce guide s'intéresse plus particulièrement à la polis, la cité entendue comme la forme la plus typique et la plus originale d'organisation politico-étatique du monde grec. La période considérée débute donc au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne et s'achève au moment du passage à l'hellénisme, représenté par la date symbolique de l'avènement d'Alexandre le Grand. Sur le plan géographique, le choix de se borner à la Grèce proprement dite, en excluant les réalités "coloniales", et notamment la Grande-Grèce, a été dicté par l'existence de spécificités artistiques et culturelles nécessitant un traitement particulier. Dans ces limites temporelles et ces bornes spatiales ainsi définies, l'exposé s'articule en sept chapitres présentant les personnages clefs, l'organisation sociale, les divinités et la religion, la vie quotidienne, le monde des morts et la ville. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de centres urbains et de monuments. Une carte, une liste des musées, une chronologie, un index et une bibliographie complètent ce volume.
Catalogue officiel de l?Exposition "Astérix à la BNF!" à la Bibliothèque nationale de France, site Tolbiac, du 14/10/2013 au 19/01/14. Par Toutatis, Astérix est à la BnF! Été 1959, Albert Uderzo et René Goscinny, attablés à la terrasse d?un café, cherchent une idée pour le premier numéro de l?hebdomadaire de bandes dessinées Pilote. Après avoir d?abord songé au Roman de Renart et à la préhistoire, Goscinny et Uderzo fixent finalement leur choix sur les Gaulois. La suite est connue: les aventures d?Astérix et Obélix connaissent un succès immédiat, qui ne s?est jamais démenti depuis. Les 33 aventures (bientôt 34) ont été traduites en 107 langues et dialectes et vendues à plus de 350 millions d?exemplaires à travers le monde. En mars 2011, le dessinateur Albert Uderzo a fait don à la Bibliothèque nationale de France de cent vingt planches originales de la série. La BnF lui rend aujourd?hui hommage en organisant une exposition événement. Le catalogue de cette grande rétrospective est construit en forme d?abécédaire. D?« Amitié » à « Wouhouhou! » de « Châtaigne » à « Running gag », d?« Idéfix » à « Tour du monde », en passant par « Mythe gaulois », « Résistance » ou « Sanglier », les meilleurs spécialistes et les plus proches témoins de cette incroyable aventure éditoriale livrent tous les secrets de cette bande dessinée extraordinairement populaire. Sont notamment analysés le parcours des deux créateurs, l?évolution graphique et les traits de caractère des personnages, le succès planétaire ou ses ingrédients, tels que les célèbres jeux de mots ? « Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », « Passe-moi le Celte », « Tous les étés, les Ibères? », etc. L?ouvrage reproduit également des passages d?entretiens vidéo avec des célébrités, réalisés pour l?exposition, qui racontent comment elles aussi sont tombées dedans quand elles étaient petites!
Ce guide fournit à tous - étudiant, amateur, curieux, érudit - des clés pour découvrir et comprendre l'impressionnisme. Comment regarder l'impressionnisme ? La question est plus complexe qu'il n'y paraît, tant notre familiarité est grande avec ce mouvement dont les oeuvres phares sont reproduites ad nauseam, du puzzle miniature à l'affiche 4 par 3. Peintres de l'instant, virtuoses du plein air, membres d'un mouvement sans manifeste émergeant aux marges du Salon officiel, traducteurs sensibles des loisirs, des plaisirs et des jours, artistes incompris, nombreuses sont les idées reçues qui méritent un examen minutieux. Il faut en effet affûter son regard et saisir les nuances qui cernent l'oeuvre déterminant de ces peintres, nés dans les années 1830-1840, qui se regroupèrent - mais pas tous - pour exposer collectivement entre 1874 et 1886, et dont les principaux représentants ont pour nom Monet, Cézanne, Pissarro, Degas, Caillebotte, etc. Face aux tableaux, il n'est pas toujours aisé de déterminer ce qu'en définitive, nous voyons... et ne voyons pas, ou plus. L'objectif du présent livre est de répondre à ce constat en donnant au lecteur - étudiant, amateur, curieux, érudit - des clés pour apprendre à voir, aiguiser son regard et améliorer sa compréhension des oeuvres. Qui sont les impressionnistes et comment ont-ils peint ? Quels objectifs ont-ils poursuivi ? Qu'ont-ils représenté, au moyen de quels dispositifs visuels et picturaux ? Pour qui ont-ils travaillé ? Combiner, grâce à cet ouvrage, des regards pluriels, concrets et complémentaires sur les oeuvres impressionnistes, c'est décrypter combien de décisions, de maîtrise technique et d'invention président à l'élaboration d'une oeuvre d'art - fût-elle guidée par la volonté de traduire l'instantanéité de la perception. C'est aussi s'approcher au plus près des oeuvres impressionnistes et de leur sens, en s'appuyant sur des exemples et une illustration richement commentée.
Ce magnifique ouvrage vous propose d’entrer dans le monde fascinant de l’artiste Jan Van Eyck. Découvrez comment l’artiste révolutionne l’art de son temps par une utilisation tout à fait particulière de la peinture à l’huile. En superposant de très fines couches translucides de peinture, qu’on appelle glacis, il parvient à donner à ses représentations une profondeur et une lumière tout à fait nouvelle. Laissez-vous surprendre par le réalisme et la minutie des portraits, le rendu unique des textures ainsi que la beauté des paysages de nos régions.