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Tour de France, une belle histoire ?
Ducoin Jean-Emmanuel ; Pytkowicz Pierre
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876232327
Qu'on ne s'y trompe pas. Le Tour nous trouble. D'abord parce qu'il est sans doute la plus ordinaire des aventures de l'extrême. Mais aussi parce qu'il nous parle alternativement d'un pays proche (la France) et d'un monde lointain (l'idée républicaine universelle). Prenons bien la mesure. Si le Tour ne nous racontait que des histoires de sports et de sportifs, sa légende mythologique, qui a traversé plus d'un siècle et hanté bien des cerveaux humains les plus brillants, n'aurait pas atteint de semblables sommets. Et nous ne serions pas, ici même, à nous lamenter sur la fin supposée et possible de son histoire. Autant l'avouer, l'envoûtement diabolique de la Grande Boucle a, en apparence, quelque chose d'inexplicable. Tout nous ramène aux hommes et à la France dans toute leur exception - à condition d'accepter qu'il y a, dans l'idée même de l'édification de la France, une exception, et mieux encore, une exception républicaine " Biographie: Jean-Emmanuel Duc oin est journaliste à L'Humanité depuis 1986. Longtemps reporter. il devient chef-adjoint de la rubrique" politique et sociale "en 1997 avant d'être nommé rédacteur en chef du journal en 1999. Éditorialiste. chroniqueur: il a obtenu le" Lalique 1992 pour une série d'articles consacrés aux Jeux olympiques d'hiver. et le prix Pierre-Chany. en 1997. qui récompense chaque année le meilleur article en langue française consacré au cyclisme. Il couvrira en 2008 son dix-neuvième Tour de France
Armstrong, l'abus ! est tout à la fois un coup de gueule, un coup de semonce et un coup d'amour pour " la petite reine " perdue par son roi, Lance Armstrong. Septuple vainqueur de la Grande Boucle de 1999 à 2003, le Texan a en effet annoncé qu'il comptait " essayer de remporter un huitième Tour de France ". Cette nouvelle participation relance les spéculations sur les lourds soupçons de dopage qui pesaient sur ce coureur à l'époque de ses exploits. Et ce retour au sein du peloton ne pouvait échapper à Jean-Emmanuel Ducoin, spécialiste du Tour de France. Comment expliquer que Lance Armstrong s'autorise à défier le public, les organisateurs et les coureurs alors que tant de questions, de doutes et de rumeurs planent sur une carrière particulièrement équivoque ? Cet ouvrage d'un amoureux inconditionnel du vélo dévoile ainsi les dessous et les " casseroles " d'organisateurs peu scrupuleux, décrit un milieu cycliste victime ou complice, relate le rôle de la presse et dénonce, enfin, le jeu cupide des médecins et des préparateurs faiseurs de produits dopants " légaux " et illégaux.
Rédigés depuis 2003 comme un " journal d'actualité ", les bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin, chaque samedi dans L'Humanité et dont nous publions une sélection, ont renoué avec un genre un peu disparu dans la presse écrite : le journalisme-littéraire, si cher à François Mauriac. Entre coups de gueule et coups de c?ur, émancipées des présupposés dogmatiques, ces " humanité (s) surprennent, dérangent et conduisent les lecteurs dans d'étonnants allers-retours introspectifs. Leur vivacité, leur liberté, leur manière presque pamphlétaire d'instiller de la contradiction comme un geste imprévisible, les placent du côté de la pensée engagée et ne laissent pas indemne. Philosophie, politique, combats sociaux, littérature, culture, sport : rien n'échappe à cette plume aux inspirations multiples.
Vainqueur du Tour De France à deux reprises, Laurent Fignon entre à 22 ans, dans la légende du cyclisme français et devient le héros de toute une génération. Il incarne la jeunesse, la fougue, l'impertinence, et rivalise avec des coureurs comme Bernard Hinault à qui il rend un vibrant hommage. Entre 1982 et 1993, Laurent Fignon traverse l'âge d'or d'un sport épique et connaît tout ce qu'un champion hors normes peut espérer et redouter: le dépassement de soi, la gloire, une blessure grave, des périodes de doute, la tentation du dopage et le terme d'une carrière exigeante. En 1989, on le croit fini: il renaît de ses cendres, remporte le Tour d'Italie et termine le Tour de France, à la deuxième place, derrière l'Américain Greg LeMond, mieux équipé - huit secondes les séparent après 3 285 kilomètres de course. Dans ce témoignage sans concessions, l'ancien champion, devenu commentateur sportif sur France Télévisions, nous dévoile aussi, pour la première fois dans ce milieu si fermé, l'envers du décor: les fêtes, les filles, la camaraderie, les trahisons, les combines, et bien sûr le dopage... Car Laurent Fignon a vécu le cyclisme à son apogée, entre les archaïsmes d'antan et les ambiguïtés d'aujourd'hui: une époque où les cyclistes n'avaient peur de rien.
Il est mal vu de..., né d'une plume acerbe et engagée, est un ovni littéraire d'où le lecteur ne ressort pas indemne tant il est provoqué. Dans ce recueil d'aphorismes, coups de coeur et coups de semonce assumés malmènent les présupposés du monde des médias. Entre politique, violence sociale, philosophie, culture ou actes de la vie ordinaire, J. E. Ducoin nous embarque dans ce Petit inventaire des interdits quotidiens en revendiquant ses influences comme ses passions.
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.
Dos Passos John ; Freeman Marc ; Astre Georges-Alb
Et en Amérique, ça leur plaît la guerre? Ils ignorent ce quec'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leurraconte; ils n'ont aucune expérience des affairesinternationales, comme vous, les Européens. A mon sens,notre entrée dans la guerre est une vraie tragédie." Paru pour lapremière fois à Londres, au lendemain de la guerre de 1914-1918, ce roman raconte comment l'auteur, frais émoulu deHarvard, découvre, en s'engageant comme ambulancier sur lefront français, les horreurs de la Grande Guerre. L'initiation deMartin Howe, le double transparent de John Dos Passos, sefait à travers l'absurdité des rapports humains, mais aussi àtravers la poésie furtive d'un Paris nocturne, d'une provincefrançaise inhabituelle, telle que seul le regard d'un grandromancier et d'un Américain pouvait la saisir. Publié en 1920et traduit en 1925, ce premier récit de l'auteur de ManhattanTransfer n'avait jamais été republié. Il est précédé de préfacesinédites de Dos Passos et de Georges-Albert Astre et illustréde dessins de l'auteur.
Della Faille de Leverghem Lydia ; Broqueville Hugu
Après le décès en 1911 de Madame Alexandre della Faille de Leverghem, ses descendants continuent à vivre sur le domaine du Lackbors, situé à Deurne près d'Anvers, où chacun a construit sa demeure. On se voit beaucoup, on se rencontre dans les allées, on va chez l'un et l'autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Une propriété s'appelait à cette époque une campagne. Gustave, le père de Lydia, y côtoie ses quatre frères, Gaston, Jules, Ludovic (dit Fio) et Henry. En 1914, Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l'ardente Lydia parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne de Deurne, subissant l'attaque de zeppelins, ou l'attente des obus. La Belgique tout entière semble une vaste fourmilière affolée de gens courant en tous sens, perdant le nord, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir "soigner les blessés" et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s'engager au combat.
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.