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FAIRE VOIR FAIRE CROIRE
DUCCINI HELENE
CHAMP VALLON
34,00 €
Épuisé
EAN :9782876733725
Hélène Duccini propose une histoire inédite du règne de Louis XIII : un parcours à partir du " quatrième pouvoir " que constitue l'arme de la propagande et de la communication. Informer et convaincre, informer pour convaincre : l'époque de Louis Le juste et de Richelieu, âge de la raison d'Etat, est marquée, en effet, par un développement méconnu de l'information politique, de la publicité royale et de la contestation qui envahissent la rue et la place publique. Ses supports en sont les pamphlets, petits opuscules de quelques pages, concurrencés, à partir de 1631, par La Gazette, l'hebdomadaire de Théophraste Renaudot, mais aussi par les images volantes, des gravures souvent dotées d'une forte charge émotionnelle, commandées aux meilleurs artistes du temps (Jacques Callot, Abraham Bosse) : affiches de plein vent, placardées sous les yeux de tous, elles assurent une grande publicité aux événements qu'elles interprètent et mettent en scène. Précédant l'explosion des Mazarinades au temps de la Fronde, les pamphlets de la régence de Marie de Médicis, mais aussi des années de combat qui opposent la France aux Habsbourg dans les années 1630, permettent une plongée dans les débats idéologiques et politiques qui traversent ce règne de révoltes armées et de guerres extérieures. La violence des polémiques atteste la vivacité d'une opinion publique qu'il s'agit à la fois de construire et de convaincre. Richelieu l'avait bien compris : le pouvoir doit capturer à son profit cette " voix publique ", qui fait écho à ses pratiques, pour mieux la contrôler, pour mieux la canaliser. Plus de cent cinquante illustrations commentées permettent de prendre la mesure de l'ampleur de cette pédagogie à l'?uvre dans la France de la première moitié du XVIIe siècle. En prenant le lecteur par la main, Hélène Duccini le guide dans la lecture et l'interprétation des scènes historiques ou allégoriques qui servent la propagande royale, sans oublier les caricatures. Cette reconstitution de la préhistoire de la vie politique à partir des textes et des images qui ont contribué à forger l'opinion publique permet de saisir sur le vif les conflits et les violences qui ont accompagné la " fabrication " de l'Etat absolu.
L'étranger ? L'international ? Peu à peu, pour qualifier les nouvelles concernant "l'en-dehors" ... de la France, les rubriques des journaux, du XVIIe au XXIe siècles, modifient le regard sur le monde. Longtemps, ce qui survenait au loin - ou "le bruit qui en court" (Renaudot) - inquiétait. Aujourd'hui, par leurs techniques de présentation, hommes et femmes-tronc du journal télévisé, en France et ailleurs, banalisent presque les horreurs propos et événements produits au loin... Les sites d'information sur Internet renforcent ce sentiment. Les réseaux sociaux et leurs avatars ne tendent-ils pas, parfois, à surenchérir dans le trivial ? Lors de l'inauguration de la deuxième présidence de Barack Obama, un buzz se produit le jour même à propos de la chanteuse Beyoncé qui aurait mimé l'hymne national en play-back. Le dossier de ce nouveau numéro du Temps des médias s'attache à montrer comment la maîtrise du temps et de l'espace a modifié la connaissance du monde. De l'euro-centrisme de l'époque moderne à la mondialisation contemporaine, les auteurs cherchent à montrer les mutations des modes de médiatisation de ces regards sur l'étranger. Alors que certains articles font le bilan du traitement d'un événement de portée internationale, d'autres font la synthèse de l'évolution des réseaux d'information et de leur mise en images par les médias.
La télévision nous offre fictions, reportages, documentaires mais elle est aussi le lieu où, sous la conduite des journalistes et des animateurs, se rencontrent politiques et experts, stars et anonymes invités là comme témoins ou, plus simplement, comme public.Comment regarder ces mises en scène que la télévision nous propose, en direct ou en différé, dans les studios ou sur le lieu même du spectacle annoncé? Ce livre décrit les dispositifs télévisuels et leurs décors. Il analyse la construction des messages ainsi que le rôle des différents acteurs afin d?aider le lecteur à devenir un spectateur critique. Hélène Duccini est maître de conférences honoraire d?histoire à l?université Paris X Nanterre.
Le 17e siècle est pour la France un moment d'exceptionnel rayonnement. Des ors de Versailles aux trompettes de Lully, du Cid aux Femmes savantes, le Grand Siècle marque les mémoires. L'avènement progressif de la monarchie " absolue " ne doit pas laisser dans l'ombre les tensions et les conflits tant politiques que religieux, qui ont marqué le siècle. En Europe, de la restauration de Henri IV à la succession d'Espagne, l'hégémonie des Habsbourg cède progressivement le pas à celle des Bourbons. Sans oublier ce que les peuples ont enduré de famines et de guerres, ce livre s'attache surtout à mettre en place les grandes articulations d'un récit chronologique qui sert d'armature à toute étude de la France du 17e siècle. Des images et des textes offrent une méthode d'analyse des sources, tandis que les nombreuses cartes, la chronologie et la bibliographie donnent des outils pour une recherche plus approfondie.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?