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La déchirure
Dubreuil Bertrand
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782738452085
Sarah sourde ! Laure tient l'enfant dans ses bras. Pascal la serre contre lui, puis relâche son étreinte. Il la serre contre lui parce qu'il la sent qui chavire. Il relâche son étreinte parce que la douleur de Laure est sans partage. " ... Sarah sera-t-elle une enfant moins enfant que les autres ? Ou l'occasion d'une richesse ? Evénement qui ne se réduit pas à un malheureux hasard. Qu'il faut inscrire dans une destinée. Au bonheur rompu, viendra bientôt s'ajouter la confusion des choix. Entre la parole et les signes... De quelle identité Sarah se reconnaîtra-t-elle ? " Sarah est sourde ! " hurle Pascal par sa gestuelle. Et Laure : " Ma fille parle ! Vous ne l'entendez pas ? Leur chemin, un moment brisé, va s'ouvrir à d'étonnants personnages, les uns sourds, d'autres entendants. Ce regard porté sur leur enfant, c'est aussi une histoire à retrouver en eux. La déchirure restera. Mais avec cet espoir à reconstruire. Sarah d'ailleurs les bouscule. Sarah, déjà, leur échappe. N'ont-ils pas soutenu un défi en elle...
Il y a de la valeur dans le secteur social et médico-social. Pas seulement des valeurs, conviction incantatoire qui ne pourrait s'appuyer sur la technicité d'un univers professionnel. Il y a des savoir-faire au sens de faire en situation avec des savoirs. Des savoir-faire producteurs de pratiques opératoires. Il ne s'agit pas d'y appliquer une théorie à la difficulté de la personne mais de rapprocher la théorie de sa difficulté singulière. Là se tient la clinique. L'ouvrage explore des notions anthropologiques et sociétales relatives au contrat, aux écrits, à la compensation, au projet de vie, etc. Puis il jette les bases d'une définition rigoureuse de trois domaines de savoir-faire: la démarche d'accompagnement: observations, hypothèses, objectifs conçus sur le mode de l'interaction et non de la causalité; l'analyse clinique: distanciation des représentations sociales mais aussi des stéréotypes professionnels, identification de l'imaginaire institutionnel et du cadre symbolique, approche interdisciplinaire de la singularité d'une situation; les conditions d'élaboration de savoir-faire relatifs aux spécificités d'un public mais aussi structurels au travers de trois socialités: le groupe, l'équipe, l'institution. Les professionnels du secteur forment un corps de métier qui doit s'affirmer. C'est en construisant un professionnalisme qui se reconnaît dans la validité de ses savoir-faire que nous sommes utiles à ceux qui nous sont confiés. Biographie de l'auteur Bertrand Dubreuil: Educateur spécialisé, docteur en sociologie, formateur, il a créé et dirige Pluriel formation-recherche (www.pluriel-formation-recherche. fr), organisme de formation et de conseil dans le champ médico-social et en analyse des organisations. Il est l'auteur chez Dunod de Le travail de directeur en établissement social et médico-social (2004), d'Accompagner le projet des parents en éducation spécialisée (2006) et d'Accompagner les jeunes handicapés en difficulté (2007).
Autrefois, strictement calquée sur le modèle psychomédical, la prise en charge des jeunes et des adultes handicapés ou en difficultés relève maintenant d?une approche privilégiant ?l?intégration et l?accompagnement personnalisé?. Cet ouvrage aborde les cinq domaines essentiels où se met en ?uvre cette nouvelle logique: le projet institutionnel, le projet individuel, l?évaluation, le rapport aux parents, le droit des usagers. Un bon vademecum de la vulgate éducative.Public concerné: Professions éducatives et sociales; Étudiants dans les professions sociales
Des jeunes femmes s'emparent des mots, à Creil. Elles témoignent de leur vision de la ville comme du monde et évoquent leurs projets, leurs engagements. L'avenir de la planète figure au premier plan, de même que la promotion de l'écologie dans leur vie de tous les jours. Des causes sociales, citoyennes, les appellent aussi : là où plusieurs s'interrogent d'autres crient leur révolte et manifestent. Elles se veulent actrices de leur futur : il sera tourné vers le respect de la nature et de la vie nous affirment-elles. Elles ont conscience de la partition qui leur est fournie, cependant, plus que d'être interprètes ou cheffes d'orchestre, ce qu'elles revendiquent c'est d'en écrire une nouvelle. Elles ont débattu, réunies en petits groupes par Fadila El Ouazzani et Sylviane Léonetti, qui plaident au quotidien pour l'égalité, avec goût et passion, au sein de Femmes de libertés et de La ville aux livres. Bertrand Dubreuil, ici en passeur, écoute avec bienveillance et générosité, relance quelquefois un sujet lorsqu'il lui semble que toutes n'ont pas encore exprimé leur pensée. Elles donnent ainsi à leurs paroles la couleur et la tonalité qui leur conviennent. En parallèle un reportage photographique est produit, montrant des lieux de la ville qui font écho aux questions abordées par les participantes.
Par la porte vitrée, il regarde s'éloigner monsieur et madame Taje. A son arrivée dans leur maison, il avait cinq ans. Il en a maintenant huit et tout est à recommencer... Le reste de sa vie il comptera. Maudit manège dans sa tête ! Les chevaux de bois tournoient jusqu'à la nausée. Il faut fuir, échapper à cette angoisse, ce soupçon toujours retenu sur lequel il ne sait mettre un nom. Il serre dans sa main la lettre de Jacques."... J'aurais aimé être un vrai papa pour toi... " Mais pourquoi faut-il que l'image d'un autre homme s'impose à son esprit ? Un homme dont il ne sait le nom, mais qu'il s'imagine déjà connaître. A son sujet, sa mère disait : " Il ne veut pas d'enfant pour l'instant. Un jour, tu reviendras. Un jour... Attends." ... Dans un quelconque foyer de la DDASS, un enfant s'est endormi, roulé en boule. Pierre Mallard, Pierre Taje, Pierre Detil... Peut-il appartenir à une histoire ? Pierre sans nom ! La vérité se terre au fond de lui, interdite. Plus décisive, pourtant, une détermination l'entraîne. Trompé, malmené de faux-semblants en vaines promesses, lui qui pensait n'exister d'aucun lien, se découvrira au centre d'un destin familial.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.