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L'économie sociale de marché à la conquête de l'Europe. La diplomatie allemande et le modèle europée
Dubois Mathieu
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753595767
L'Europe a fait le choix du libéralisme à travers l'adoption d'un ordre économique et social : "l'économie sociale de marché" . Ce livre raconte l'histoire de ce choix décisif pour l'européanisation des sociétés. Du marché commun à l'euro, cette convergence économique et sociale s'est opérée dans tous les pays engagés dans le processus d'unification européenne à travers l'influence d'un modèle largement inspiré par la République fédérale d'Allemagne et la version allemande du néolibéralisme, l'ordolibéralisme. A l'aune de sources inédites, cet ouvrage réévalue le rôle de l'Allemagne, de son modèle, mais aussi de sa diplomatie dans le processus d'intégration européenne. Loin de l'image d'un "nain politique" et d'une "culture diplomatique de la retenue" , l'Allemagne fédérale s'est ainsi révélée l'arbitre décisif et l'initiateur patient, non d'une "Europe allemande" , mais des compromis européens. Effaçant une à une les alternatives laissez-fairistes, interventionnistes, socialistes, protectionnistes et écologistes proposées à l'Ouest, au Sud et à l'Est du continent, elle a ainsi orienté le projet européen vers la construction d'une communauté économique de stabilité ouverte au marché libre et fortement intégrée à l'économie mondiale. Avec le soutien de l'université de Rennes
Dubois Jean-Luc ; Jarret Marie-France ; Mahieu Fra
Cet abécédaire traite des principaux concepts du développement socialement soutenable. Il est très influencé par la multiplicité des considérations éthiques qui sont apparues dans cette discipline. Il facilite la compréhension d'un champ complexe du développement et vise également à aider les professionnels sur le terrain, en particulier à une pratique prudentielle au vu d'une éthique positive, telle qu'elle est observée sur le "marché du développement" .
Le développement socialement soutenable " garantit aux générations présentes et futures l'amélioration des capacités de bien-être (sociales, économiques ou écologiques) pour tous, à travers la recherche de l'équité d'une part, dans la distribution intra-générationnelle de ces capacités et, d'autre part, dans leur transmission inter-générationnelle ". Sur cet autre développement et sur le retour au social qu'il implique, cet ouvrage apporte un cadre conceptuel permettant de renouveler autant l'éthique que l'économie du développement.
Dubois Vincent ; Méon Jean-Matthieu ; Pierru Emman
Extrait Extrait de l'introduction «Aujourd'hui, on est un peu à la croisée des chemins, quoi. Il y a la diversité, il y a des gens... Bon, un exemple, moi j'ai appris relativement sur le tas, encore. Je voulais à un moment donné aller au conservatoire, les horaires scolaires ont fait à l'époque que j'ai pas pu y aller. Donc, il y a des gens sur le tas et il y en a d'autres aujourd'hui qui ont fait musicologie et tout ce qui s'ensuit. Aujourd'hui il y a de plus en plus de directeurs qu'il va falloir rémunérer. Bon, ils ont aussi fait des études, hein. Donc là aussi, il y a des disparités, donc peut-être pas la même vision des choses et ni la même mentalité. Après au niveau des concerts, il y a aussi pas le même but. Je dis, dans les villages, c'était un peu l'animation locale - bon qui se perd effectivement un peu à petit feu - souvent, c'est les fêtes paroissiales, au niveau de la commune, fête du foot, enfin, c'est vraiment le côté local. Et puis bon, autrement c'est vraiment le concert qu'on veut donner, marquer, participer à de grandes manifestations. Tout ça, il y a pas les mêmes visions non plus, pas la même direction. Donc maintenant, il faut que les gens voient ce qui les intéresse, où ils se situent...» Les orchestres d'harmonie revêtent la plupart des traits généralement prêtés aux cultures populaires. Sans être aussi ouvrier qu'on le croît généralement ou qu'il a pu l'être par le passé, leur recrutement social reste marqué par la fréquence de l'origine populaire des musiciens. Nombre des caractéristiques de leur fonctionnement, le localisme et l'attachement au lieu, les relations de proximité et l'entre-soi, l'intégration de la pratique dans les autres dimensions de la vie sociale, en font des illustrations typiques des styles de vie populaires. En conséquence l'univers qu'ils composent se situe hors des sphères de la musique dite savante ou en tout cas à ses marges, comme en témoignent l'absence de consécration par la critique ou leur distance aux grandes institutions musicales. Tout cela entretient l'image d'une musique désuète, de piètre qualité voire sans aucun intérêt du point de vue musical.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.