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La République défigurée. L'état des droits de l'Homme en France, Edition 2011
Dubois Jean-Pierre ; Dumont Françoise ; Inglebert
LA DECOUVERTE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782707167781
L'été 2010 a marqué un tournant dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Lien martelé entre immigration et insécurité, remise en cause des naturalisations de « Français d'origine étrangère », présomption de délinquance pour les jeunes nés en France de parents étrangers et circulaire d'un ministre déjà condamné pour injure raciste ordonnant que la destruction des « campements illicites » sans relogement ni hébergement vise « en priorité » les Roms. Cette avalanche, qui a sali l'image de la France et défiguré la République, n'est pas qu'une récupération de l'électorat d'extrême droite après l'échec des régionales de mars 2010. Elle tente une diversion face au rejet d'une politique ouvertement favorable aux plus hauts revenus en pleine crise sociale. La LDH s'interroge dans ce livre sur ce qui est précisément défiguré, et qui fait de la République bien plus qu'une simple étiquette constitutionnelle. Elle dénonce la dérive vers une véritable xénophobie d'Etat, de lois anti-étrangers en chasse aux sans-papiers. Elle pointe l'ethnicisation croissante du politique, le président de la République lui-même rendant des groupes ethniques responsables de l'insécurité qu'il met en scène. Elle situe ces provocations dangereuses dans un contexte de fragmentation sociale et d'accroissement des inégalités qu'encouragent les politiques actuelles. Elle caractérise enfin l'exacerbation d'un système monarchique dans lequel il n'y a pas plus de place pour des débats politiques réellement contradictoires que pour la séparation des pouvoirs. Pour la LDH, il y a donc urgence à reconstruire la République « laïque, démocratique et sociale » que proclame toujours l'article 1er de la Constitution.
La démocratie est un principe, une exigence, une revendication. Est-elle une réalité ? Jamais assez certes, toujours à étendre et à concrétiser. Comment ? À quelles conditions la démocratie peut-elle vivre (mieux) ? Ces questions sont d'autant plus difficiles que l'exigence démocratique est d'une ambition démesurée : son fondement - l'égalité politique - se heurte à toute l'histoire humaine et à la réalité sociale. La dynamique de l'évolution a constamment reposé sur la compétition, la hiérarchie, les oligarchies de droit ou de fait ; les inégalités de pouvoir et de fortune modèlent toutes les sociétés. Le "renversement du monde" proposé par les Lumières, et proclamé par les Révolutions n'est-il donc que déclaration de principe(s) ? " Jean-Pierre DUBOIS
Siréjol Jean-Pierre ; Laborde-Balen Louis ; Dubois
Le Chemin de Saint-Jacques en Espagne. Le Camino Francés. Le plus connu, le plus parcouru des chemins vers Compostelle. Depuis le Moyen Age, la voie royale vers la Galice, le chemin du grand périple où accourt le monde entier, celui qui dans notre culture occidentale donne tout son sens (et toute sa saveur) au mot pèlerinage. Franchissant les Pyrénées au-delà de Saint-Jean-Pied-de-Port, vous dépasserez Pamplona, Logrono, Burgos, León... Récits des temps lointains, légendes, espaces infinis ou chaloupés, hospitaleros, montjoies, ermitages, statuaire : géographie, histoire et hommes entremêlent leur richesse en un cheminement tendu vers le tombeau de Jacques le Majeur. Ce guide au format poche le propose dans son intégralité en 36 étapes, 34 jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle complétées par trois dernières journées pour rejoindre le Cabo Fisterra. Par endroits, on quittera l'itinéraire classique pour des sections plus variées et plus belles. Description minutieuse du parcours, cartes au 1/100 000e et profils d'étape, plans des villes principales traversées, une sélection qualifiée d'hébergements à chaque étape en complément de la liste complète fournie en annexe, aide-mémoire historique et patrimonial : tout est réuni pour un cheminement abouti. Le Camino Francés va s'ouvrir à vous entre solitude et quête de sens, entre partage et silence, entre effort et recueillement.
Les " prières en liberté " sont des prières personnelles. Les vôtres, les miennes. Des prières de prêtres et des prières de laïcs. Des prières privées, comme on dit. Des prières d'hier et d'aujourd'hui. Souvent anonymes. Toujours sans étiquette. Ces prières ne remplacent pas les prières de l'Eglise, de la Liturgie ou des Offices, qui sont des prières indispensables, universelles et, en quelque sorte, garanties. Ce sont celles que nous partageons avec le peuple de Dieu dans le monde entier. Elles construisent l'Eglise. Les prières " en liberté " sont, elles, des prières instinctives. Risquées. Liées aux circonstances, aux événements, aux sentiments de chacun, aux élans du coeur. Prières qu'on invente dans la détresse ou dans la joie. Avec des mots d'aujourd'hui. Prières pour un deuil, pour une naissance, pour un anniversaire. Et qu'on envoie par la poste. Comme des bouteilles à la mer. J'en ai reçu des milliers. J'en ai écrit quelques-unes. Beaucoup vous aideront à vivre, comme elles m'ont aidé à vivre. C'est une " aventure spirituelle ", à la recherche d'un Dieu qui est au fond de nous, qui nous écoute - et nous attend.
Le cadre institutionnel de l'action sociale en France, c'est-à-dire la description du rôle et de l'organisation des différents acteurs, est à la fois complexe, illisible et mouvant. Périmètre imprécis de l'action sociale, enchevêtrements de compétences, financements croisés et copilotage, évolution permanente des besoins et des contraintes budgétaires, et nombreuses réformes successives... difficile de savoir qui fait quoi ! Destiné aux managers, aux professionnels, aux étudiants et aux formateurs du secteur social, cet ouvrage a pour but d'identifier les différents acteurs (Etat, collectivités territoriales, Sécurité sociale, associations, établissements et services, etc.), leurs domaines d'intervention et leurs organisations. Une place importante est également donnée aux usagers depuis la loi n°2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale. Après avoir resitué l'action sociale au sein de la protection sociale et évoqué les défis auxquels elles sont toutes deux aujourd'hui confrontées, l'auteur s'attache non seulement à présenter la répartition actuelle des compétences, mais aussi à mettre en perspective les changements passés pour tenter d'identifier les possibles évolutions futures.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.