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EMBARQUES
DUBEY
PUB SORBONNE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782859447496
Les Publications de la Sorbonne reprennent la publication de la revue Socio-anthropologie. Cette revue aborde les déstructurations et les recompositions qui sont au coeur de ce tournant de millénaire. La "socio-anthropologie", démarche originale à la croisée interdisciplinaire, s'inscrit dans les débats actuels. Les perspectives et les résultats qu'elle propose permettent de mieux saisir le contemporain dans ses continuités et ses mutations. Chaque numéro est construit autour de trois éléments : textes classiques, réflexions méthodologiques et études sur des pratiques et des représentations contemporaines. Ce numéro fort se situe dans le prolongement d?un colloque organisé conjointement par le Centre des Techniques, des Connaissances et des Pratiques (CETCOPRA/Université Paris 1) et le Centre de Sociologie de l?Innovation à l?Ecole des Mines de Paris, en janvier 2012. Cet ouvrage part d?un constat commun : les chercheurs en sciences sociales travaillant sur le terrain se trouvent souvent dans la situation d?être "embarqués". Dans bien des cas, ils sont embarqués parce qu?ils sont liés par un contrat avec l?organisme commanditaire de l?enquête. Mais il arrive aussi qu?ils soient embarqués du fait de leur engagement associatif, ou de la souffrance à laquelle ils se trouvent confrontés sur le terrain, de la confrontation à des activités illégales, dangereuses ou physiquement exigeantes. Toutes ces situations se ressemblent en ce qu?elles mettent leurs convictions personnelles, leurs valeurs, voire leur courage à l?épreuve. Devant l?adversité, et la multiplicité des façons d?y répondre, la présence sur le terrain, ou au terrain, s?est peu à peu précisée comme manière d?être au monde, indissociablement théorique et pratique. Cette manière d?être au monde, commune à de nombreux chercheurs en sciences sociales et humaines, se revendiquant ou non de la socio-anthropologie, se lit d?abord dans le refus d?occuper une position en surplomb et d?objectiver l?autre depuis cette position. Elle consiste encore en cette relation qui consiste à se laisser affecter par autrui et qui se tisse au fil du temps, au travers d?expériences, d?attentes partagées et peut-être surtout, par l?attachement à une langue commune.
Résumé : La " socio-anthropologie ", démarche originale et pluridisciplinaire, s'inscrit dans les débats actuels. Les perspectives et les résultats qu'elle propose permettent de mieux saisir le contemporain dans ses continuités et ses mutations. Chaque numéro est construit autour de trois éléments : textes classiques, réflexions méthodologiques et études sur des pratiques et des représentations contemporaines.
Craipeau Sylvie ; Dubey Gérard ; Musso Pierre ; Pa
Résumé : Nombre d'économistes et d'analystes adhèrent à la perspective tracée par l'OCDE et présentée sous le terme de "knowledge society". En écho les spécialistes du management s'engagent dans le "knowledge management". Cet ouvrage étudie les discours sur le sujet et les pratiques mais aussi les caractéristiques, la place et le rôle des technologies auxquelles s'adossent ces pratiques, ainsi que l'instrumentalisation des capacités, des compétences et du potentiel cognitif des acteurs économiques et sociaux, et particulièrement des salariés, qui deviennent des "knowledge workers".
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Le changement climatique est ce mauvais temps qui veille et gronde sur le théâtre des actions humaines. Face à cet événement, les promesses de transition technologique envahissent les imaginaires en proposant d'innombrables appareillages algorythmiques et autres objets connectés censés répondre à ce qui apparaît précisément comme une dissonance majeure de la flèche du progrès. Mauvais temps a pour ambition d'analyser ces deux phénomènes en une même suite d'interrogations : comprendre notre situation comme un bouleversement généralisé du temps compris comme temporalités, époque et climat. Cette réflexion se présente comme une façon d'échapper à ces gardiens du temps que sont les déterminismes aussi bien technologiques, économiques, qu'écologiques. Elle ouvre la question des temporalités dans l'Anthropocène. Mauvais temps présente notre actualité comme autant de lignes de fuite à explorer, de possibles à revisiter, de partages du sensible à réinventer.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.