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Collaborer avec la machine : quels changements pour l'opérateur ?
Dubey Anne-Sophie ; Granier Caroline ; Sánchez Res
ECOLE DES MINES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782356716279
Imaginez que l'opérateur de l'usine du futur travaille avec un robot. En sera-t-il le maître ou l'assistant ? Quel contact physique peut-il avoir avec lui tout en étant en sécurité ? Comment peut-il se synchroniser avec lui ? Comment leur collaboration peut-elle être le reflet d'une complémentarité entre les qualités de l'un et de l'autre ? C'est à ces questions que ce Doc de La Fabrique propose de répondre à partir d'avancées technologiques appliquées ou en cours d'application dans le domaine de la robotique collaborative. Le Doc met notamment en avant les travaux de Susana Sânchez Restrepo, co-lauréate de l'édition 2019 du concours pour étudiants et jeunes chercheurs organisé par La Fabrique de l'industrie. Il met en évidence de nouveaux modes d'interaction possibles entre l'humain et le robot collaboratif en distinguant le cas du cobot-outil du cobot-collègue. Il présente aussi les diverses manières dont le robot collaboratif peut apprendre à travailler avec l'opérateur, grâce à l'intelligence artificielle ou à des interfaces de programmation intuitives. Cette collaboration répond à de multiples enjeux : augmenter la productivité, gagner en flexibilité et améliorer l'ergonomie des postes de travail. Ce Doc de La Fabrique s'adresse à toutes les personnes intéressées par les nouvelles modalités de travail offertes par la robotique collaborative.
Ce livre est l'un des premiers à présenter une histoire comparée du contrôle et de la comptabilité publique dans l'Europe des Etats modernes. Il l'aborde sans a priori, ni sur les " carences " (la diversité des caisses, la multiplicité des ordonnateurs, l'absence d'unité des comptes, la puissance des intermédiaires financiers, le principe du secret, la méconnaissance des avantages de la comptabilité marchande, l'ignorance du concept de " valeur "), ni sur les " avancées " (développement des chambres des comptes, maîtrise comptable de la dette, élaboration de règles universelles, formation de modèles comptables et de modèles de gestion publique) traditionnellement mises en avant à propos de l'ancienne gestion pratiquée par les organisations étatiques. Structuré en quatre grandes parties (la documentation comptable et ses enjeux, les comptes et la formation de l'état territorial, l'élaboration de systèmes comptables et la construction des savoirs) il dégage des résultats décisifs sur les finalités et l'efficacité des comptes, les techniques comptables et les hybridations culturelles à travers l'Europe jusqu'à la formation des grands règlements normatifs du milieu du XIXe siècle.
Les finances et les financiers sont-ils au coeur de la modernisation des Etats européens entre les XVIIe et XIXe siècle? Saris remettre en cause le rôle central de ce secteur et de ces hommes, ainsi que leur capacité d'entraînement des autres branches des appareils d'État, ce livre propose une réponse plus nuancée à une telle question à partir de l'exemple des monarchies française et espagnole. La prise en compte de la culture des acteurs, de leurs stratégies individuelles et collectives et d'un contexte marqué par les guerres conduit à introduire de la complexité dans le récit trop linéaire d'une construction de l'État conçue sous le signe de la rationalisation. Le livre s'attache ainsi à cerner la porosité, semble-t-il croissante, entre le monde des financiers et l'administration royale, pour mieux comprendre ses effets sur les modes d'organisation de l'État, le travail au quotidien de l'administration royale et les relations qu'elle tisse avec la société. La prise en compte des représentations des acteurs, de la dynamique de leurs relations, de leurs pratiques de travail, conduit à mettre en lumière certaines affinités entre les expériences française et espagnole. Elle rait aussi apparaître des continuités entre les finances des monarchies absolues du XVIIIe siècle et les systèmes qui se construisent au XIXe siècle, tout en donnant la mesure des profondes ruptures consommées pendant le premier tiers de ce siècle.
Résumé : Existe-t-il un modèle original des finances hispaniques ? Ce travail cherche à répondre à cette question par le biais d'une double comparaison, entre différents territoires de la monarchie espagnole et entre eux et la France. A travers les finances, c'est le politique qui est en jeu : les auteurs s'intéressent aux finances comme espace de pratiques sociales et de négociation politique entre de multiples acteurs. Les exemples abordés sont variés, allant du recouvrement des impôts au crédit, en passant par la négociation fiscale, les concessions minières ou l'activité des administrations. Le dossier embrasse un long XVIIIe siècle, une période qui a fait l'objet de profondes révisions historiographiques au cours de la dernière décennie. Afin de mieux comprendre ce qui reste du modèle hispanique une fois les ruptures révolutionnaires consommées, l'étude s'étend à l'Espagne et aux Amériques du XIXe siècle.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
Pellerin François ; Cahier Marie-Laure ; Grandjean
Comment travaillera-t-on dans l'usine du futur ? Quel sera le rôle des opérateurs de production ? Comment ceux-ci seront-ils formés pour maîtriser les nouvelles compétences requises ? Comment les usines adapteront-elles leur organisation ? A partir des témoignages d'une vingtaine de dirigeants et d'experts, cette note identife et analyse des pratiques inspirantes d'entreprises manufacturières de tailles variées en matière d'organisation du travail et de gestion des compétences. L'usine évolue vers une organisation apprenante, combinant développement de l'autonomie des opérateurs, rationalisation des processus (lean manufacturing) et intégration de technologies avancées. L'ouvrage propose un chemin de performance fondé sur l'humain. Il défend l'idée d'un "design du travail" qui prenne en compte l'opérateur comme client et acteur du processus de dé nition du travail, à l'heure où les technologies 4.0 pourraient au contraire réduire les marges de manoeuvre des travailleurs de l'usine. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux directeurs industriels, DRH, ingénieurs de production, consultants, étudiants, acteurs publics désireux de comprendre et d'accompagner la montée en gamme des entreprises et soucieux du futur de l'industrie.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.