Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Comptabilité publique en Europe (1500-1850)
Dubet Anne ; Legay Marie-Laure
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753513372
Ce livre est l'un des premiers à présenter une histoire comparée du contrôle et de la comptabilité publique dans l'Europe des Etats modernes. Il l'aborde sans a priori, ni sur les " carences " (la diversité des caisses, la multiplicité des ordonnateurs, l'absence d'unité des comptes, la puissance des intermédiaires financiers, le principe du secret, la méconnaissance des avantages de la comptabilité marchande, l'ignorance du concept de " valeur "), ni sur les " avancées " (développement des chambres des comptes, maîtrise comptable de la dette, élaboration de règles universelles, formation de modèles comptables et de modèles de gestion publique) traditionnellement mises en avant à propos de l'ancienne gestion pratiquée par les organisations étatiques. Structuré en quatre grandes parties (la documentation comptable et ses enjeux, les comptes et la formation de l'état territorial, l'élaboration de systèmes comptables et la construction des savoirs) il dégage des résultats décisifs sur les finalités et l'efficacité des comptes, les techniques comptables et les hybridations culturelles à travers l'Europe jusqu'à la formation des grands règlements normatifs du milieu du XIXe siècle.
Thèse pour le doctorat en droit présentée et soutenue publiquement le 5 janvier 2001 directeur de recherche : Laurent Leveneur, professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) jury : Gérard Champenois, professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) Yvonne Flour, professeur à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) Pierre-Yves Gautier, professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) Jean-Pierre Marguénaud, professeur à l'Université deLimoges
Qu'est ce qu'administrer les finances dans la monarchie espagnole, entre le XVIe et le XIXe siècle ? Ce livre aborde l'administration des finances dans une perspective dynamique - comme une activité - et sous plusieurs angles - politique, institutionnel, culturel et social - en la concevant comme un espace de relations et de négociation entre le monarque, ses agents et des contribuables qui sont aussi des sujets. Le point de vue des acteurs est privilégié : quels objectifs se donnent -ils ? Comment évaluent-ils leur administration? Quels savoirs sont requis pour administrer ? Quels rapports s'instaurent entre les différents acteurs impliqués dans l'élaboration d'une politique fiscale ou financière, le prélèvement des impôts, le crédit au roi ou l'organisation de la dépense ? Ces questions ont conduit notre analyse de quatre domaines des finances, liés entre eux: l'organisation des institutions chargées d'administrer l'argent du roi, le contrôle des agents du monarque, les relations avec les gens d'affaires et la négociation avec les représentants des territoires. A travers les finances, c'est le gouvernement des territoires de la monarchie que l'on observe. Le questionnement porte sur l'ensemble de ces territoires, invitant à s'interroger sur l'existence d'un modèle politique commun. En embrassant les périodes moderne et contemporaine, les auteurs ont voulu mettre en lumière la rupture instaurée par le modèle libéral au XIXe siècle, mais aussi les continuités.
Les finances et les financiers sont-ils au coeur de la modernisation des Etats européens entre les XVIIe et XIXe siècle? Saris remettre en cause le rôle central de ce secteur et de ces hommes, ainsi que leur capacité d'entraînement des autres branches des appareils d'État, ce livre propose une réponse plus nuancée à une telle question à partir de l'exemple des monarchies française et espagnole. La prise en compte de la culture des acteurs, de leurs stratégies individuelles et collectives et d'un contexte marqué par les guerres conduit à introduire de la complexité dans le récit trop linéaire d'une construction de l'État conçue sous le signe de la rationalisation. Le livre s'attache ainsi à cerner la porosité, semble-t-il croissante, entre le monde des financiers et l'administration royale, pour mieux comprendre ses effets sur les modes d'organisation de l'État, le travail au quotidien de l'administration royale et les relations qu'elle tisse avec la société. La prise en compte des représentations des acteurs, de la dynamique de leurs relations, de leurs pratiques de travail, conduit à mettre en lumière certaines affinités entre les expériences française et espagnole. Elle rait aussi apparaître des continuités entre les finances des monarchies absolues du XVIIIe siècle et les systèmes qui se construisent au XIXe siècle, tout en donnant la mesure des profondes ruptures consommées pendant le premier tiers de ce siècle.
Résumé : Existe-t-il un modèle original des finances hispaniques ? Ce travail cherche à répondre à cette question par le biais d'une double comparaison, entre différents territoires de la monarchie espagnole et entre eux et la France. A travers les finances, c'est le politique qui est en jeu : les auteurs s'intéressent aux finances comme espace de pratiques sociales et de négociation politique entre de multiples acteurs. Les exemples abordés sont variés, allant du recouvrement des impôts au crédit, en passant par la négociation fiscale, les concessions minières ou l'activité des administrations. Le dossier embrasse un long XVIIIe siècle, une période qui a fait l'objet de profondes révisions historiographiques au cours de la dernière décennie. Afin de mieux comprendre ce qui reste du modèle hispanique une fois les ruptures révolutionnaires consommées, l'étude s'étend à l'Espagne et aux Amériques du XIXe siècle.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.