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Les quartiers d'exil
Dubet François ; Lapeyronnie Didier
SEUIL
20,00 €
Épuisé
EAN :9782020141529
En une vingtaine d'années, la " question sociale " s'est effacée au profit des " problèmes sociaux ". Un siècle et demi d'antagonismes dont l'entreprise était le champ clos est désormais révolu. Hier, la " lutte des classes ", les conflits qui à la fois divisaient et unifiaient le " monde du travail " formaient l'épine dorsale de la vie collective. Aujourd'hui, " ceux du dedans " et " ceux du dehors ", les inclus et les exclus se juxtaposent sans se rencontrer ni se combattre. Les marginaux des banlieues, les minorités, les jeunes qui " galèrent " ne sont pas exploités. Ils sont ignorés et méprisés. Ils n'accèdent plus à la représentation politique. Ils sont relégués à la périphérie de nos villes. Périodiquement, " ceux du dehors " se rappellent à " ceux du dedans ". La violence, les émeutes trahissent la brutalité de l'exclusion subie et l'ampleur des frustrations éprouvées, notamment par les jeunes privés d'avenir. Au-delà de la crise, dans quel type de société entrons-nous ? Quels en sont les acteurs et les enjeux ? Ce livre est l'aboutissement d'une dizaine d'années d'enquêtes sur le terrain, menées dans les banlieues, les cités ouvrières, les écoles. Il veut décrire et comprendre. Il veut dévoiler l'autre visage d'une France qui n'est plus industrielle ni républicaine.
À quoi sert vraiment un sociologue? Producteur de savoir, le sociologue peut-il se soumettre à un principe d?utilité? Est-il contestataire, idéologue, expert?? Si prompt à se demander à quoi servent les autres, le sociologue s?est-il lui-même posé la question? Observateur aguerri des grandes questions sociales (école, mouvements sociaux, banlieue, justice), François Dubet nous invite à partager son regard de sociologue. Sans héroïsme ni forfanterie, le sociologue contemporain peut apparaître sous les traits modestes d?un acteur de terrain, se confrontant à la prose du monde, proposant à la société ses services, enquêtant, vérifiant, conseillant souvent, critiquant parfois. Mais lorsque les mythes religieux et les contrats sociaux ne suffi sent plus à expliquer comment tiennent, se forment et se transforment les sociétés, le sociologue peut aussi répondre au besoin des sociétés modernes de se connaître et d?agir sur elles-mêmes. Ni apologiste, ni pessimiste, François Dubet lève le voile sur la suspicion dont on voudrait frapper la sociologie et nous livre un témoignage de l?intérieur, au-delà des sentiers battus.
Résumé : " Longtemps, j'ai cru vivre dans une société", dit François Dubet, mais la représentation traditionnelle de la société s'épuise sous les coups de la mondialisation et de la modernité elle-même. Ainsi, la société n'est plus conçue comme le progrès de l'intégration d'une structure sociale, d'une culture nationale homogène et d'une souveraineté politique toute puissante. Désormais, les individus, de plus en plus mobilisés, sont chargés de faire ce que la société ne fait plus pour eux. Les sociétés ne disparaissent pas pour autant. Elles imposent des formes de domination. Elles continuent à déterminer les épreuves que les individus affrontent. Elles sont le cadre fondamental de la critique sociale et des mouvements sociaux. C'est ce " travail des sociétés" qu'il nous faut comprendre afin de construire les représentations et les forces politiques qui nous permettent de vivre ensemble. A travers une démonstration précise, claire et très pédagogique, cet essai magistral de François Dubet poursuit, après Le Déclin de l'institution, son travail sur la sociologie des sociétés. Une réflexion qui bouscule fortement les théories actuelles, en décrit les limites et les dépasse en proposant un nouveau modèle, un outil pour repenser l'avenir.
Résumé : ENQUETE Dans les banlieues de nos grandes villes, le même sentiment de rage, les mêmes non-valeurs unissent les jeunes, français ou immigrés. Cette rage met le feu aux voitures, envoie des pavés dans les vitrines... Pour mieux la comprendre, François Dubet, alliant rigueur et vivacité d'analyse, cherche à cerner les causes de cette violence quotidienne qui secoue notre société. Un document unique. Né en 1946, François Dubet est sociologue, professeur à l'université Bordeaux II et chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a publié de nombreux ouvrages sur la question scolaire, dont Les Lycéens paru en Points. " L'expertise de François Dubet s'exprime parfois dans des formules au scalpel, qui prennent à l'occasion à rebrousse-poil les discours syndicaux convenus. " Les Echos
La galère, c'est d'abord l'expérience de ces jeunes dominés par l'incertitude, le flottement des projets, les longues périodes d'oisiveté entrecoupées de petits boulots, la délinquance présente et peu spectaculaire, le risque de destruction du sujet lui-même. Cependant la galère n'est pas uniquement le produit de la crise économique et du chômage ; elle apparaît au crépuscule de la société industrielle, lorsque tout un monde se défait morceau par morceau dans ses formes d'intégration, ses rapports sociaux et ses modes d'action collective. De Seraing, ville industrielle wallonne dominée par la culture ouvrière, aux Minguettes à Venissieux avec ses jeunes immigrés, en passant par Orly, Sartrouville, Champigny et Clichy, François Dubet restitue l'expérience de la galère, la manière dont elle se construit chez les jeunes et dont elle est perçue par les adultes. Hors des catégories de la sociologie classique de la délinquance, la galère est une action de classe dangereuse faite de désintégration, d'exclusion et de rage. Les régulations traditionnelles se sont épuisées, les mécanismes d'intégration scolaire et professionnelle se sont durcis et surtout, la conscience de classe ouvrière ne parvient plus à donner sens à l'ensemble d'une expérience de domination. Mais la galère n'est pas une pure destruction. D'elle surgissent parfois de nouvelles formes de protestation et de mobilisation. C'est là que naît le mouvement des jeunes immigrés et que sont esquissés les traits d'un nouveau visage d'une action contestataire au sein même de la mise hors jeu de cette jeunesse. François Dubet, maître de conférence à l'Université de Bordeaux II et chercheur au CADIS (Centre d'analyse et d'intervention sociologique) à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est notamment l'auteur de Le Mouvement ouvrier (Fayard, 1984) et L'Etat et les jeunes (Editions ouvrières, 1985).
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?