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Dictionnaire amoureux de l'opéra
Duault Alain ; Bouldouyre Alain
PLON
29,00 €
Épuisé
EAN :9782259215206
Dans ce dictionnaire éperdument amoureux, d?Alagna à Wagner, Alain Duault, en musicologue averti et fervent, compose une partition personnelle et subjective de l?univers magique de l?opéra. Magique, car l?opéra raconte des histoires qui nous parlent de nous-mêmes, de ces rêves qui nous hantent à travers des images, des symboles, des gestes qui peuvent répondre à l?inquiétude essentielle dont nous sommes faits. Du monde enchanté de l?enfance au quotidien idéalisé de l?adolescence, pour finir sur l?univers mouvementé et chaotique des adultes, l?opéra nous tend un miroir; en cela, l?opéra ne sert peut-être à rien, mais il nous aide à vivre. Dans ce dictionnaire, l?auteur nous parle des opéras mythiques (Carmen, Cosi fan tutte, Don Giovanni, La flûte enchantée, La Traviata, etc.), des plus belles salles du monde (La Scala de Milan, Le Covent Garden de Londres, le Met de New-York, le théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg...), dresse le portrait des grands compositeurs (Monteverdi, Purcell, Haendel, Mozart, Rossini, Verdi...) et puis, encore et surtout, nous raconte tout ce qui concourt à la magie du spectacle: les voix, les décors, les costumes, les livrets et bien évidemment la mise en scène.
Résumé : Que ça casse crisse gerbe éclabousse déchire agace tranche La gelée d'eau la lame de fer le jeu le chignon des orages Voilà dès ce soir je reprends l'amère question qui déchire La lune est là j'enrage noir j'ai l'âme arrachée j'interroge La mer j'interroge le vent les hanches de la pluie l'horizon Pourquoi pas au point où nous en sommes l'or sur l'épaule Pourquoi passer par-dessus les oiseaux ou dans le sommeil Je veux voir l'enfer des couleurs je veux en cendres l'autre Qui dort parmi les roses ou les crachats qui coulent je veux Entendre l'envers de l'eau qui enfle sous les seins saoulés Quand la mort remonte l'escalier des veines il est temps de Ce jeu amer au bout de la nuit intelligible quand les femmes Se dénouent qu'elles avouent leurs cheveux lourds comme Cette question avec laquelle on enlève leurs robes chaudes Pour tenter de comprendre l'effarant intérieur des ombres.
Résumé : Dans ce nouveau recueil, Alain Duault renouvelle la texture de ses textes, leur métrique. Sa forme quasiment architecturale - ou musicale - fait solidement et élégamment tenir ensemble les diverses parties de son tout. Sept en est le chiffre clé : 7 hymnes, 7 commandements, 7 villes, 7 plaies, 7 visages, 7 saisons et 7 controverses. Cette diversité d'angles d'attaque lui permet de mettre en valeur son lyrisme, comme toujours un lyrisme abondant, bousculé, maîtrisé toutefois par un sens rare du rythme et de la couleur, de la plastique des mots.
Où vont nos nuits perdues nos solitudes nos terreurs où vont Les plus lentes les histoires qu'on se racontait pour l'espoir ou la première fois que l'une a lu sur ma peau la si profonde peur ou bien vont-elles encore au désir comme les loups qui s'assoient sous la lune et leur appel est pire que l'autre. Des nuits noires où pressentir, des nuits blanches pour résonner, et, au milieu, un chant de douze poèmes de douze vers pour dire l'accidente, celle qui vertige les nuits, cette " blessure singulière " qui est à l'origine de la beauté.
Résumé : Les acrobaties vocales ajoutées par les artistes aux airs qu'ils interprètent prennent le nom de colorature, ainsi que la voix et l'artiste qui les pratiquent. Ainsi de ce poème qui se déploie à la façon d'une partition d'opéra, divisé en prélude, air, romance, cavatine, etc. Sur un fond de mise en scène et de dramatisation, les fastes de l'art lyrique sont évoqués, avec ses hauts lieux : la Scala, Covent Garden, la Fenice, les personnages féminins du répertoire : Elvire, Lucie de Lammermoor, Salomé, Mélisande et leurs prestigieuses interprètes : la Pasta, la Malibran, Nilsson, Ludwig, Schwartzkopf, pour célébrer une femme nommée Marie-Soleil qui est sans doute la projection fantasmatique de la grande diva du siècle : Maria Callas.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXe siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. D'Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La Conscience de Zeno, Le Deuxième Sexe, Göttingen, Sherlock Holmes, Hollywood, Jésuites, La Lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose."