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Oeuvres poétique. Volume 2, La guerre civile (755-759), Edition bilingue français-chinois
Du Fu ; Chapuis Nicolas
BELLES LETTRES
59,00 €
Épuisé
EAN :9782251447490
Ce volume de l'oeuvre poétique de Du Fu (712-770) comprend 109 poèmes rédigés pendant la première phase de la guerre civile qui déchire l'Empire des Tang, du début de l'hiver 755 au début du printemps 759. Durant cette période, les deux capitales impériales, Luoyang et Chang'an, furent occupées et pillées par les forces rebelles du général An Lushan. L'empereur Xuanzong est contraint à la fuite en juillet 756, son départ provoquant l'effondrement du régime et la fin d'un âge d'or ; son fils, Suzong, prend les commandes de la résistance loyaliste et reconquiert la plaine centrale et les deux capitales en 757, au prix d'un lourd bilan humain. La rébellion se replie au nord et parvient à reconstituer ses forces, faute pour Suzong et son gouvernement d'avoir su profiter de leur avantage. En avril 759, l'armée impériale sera défaite à nouveau. Du Fu chante sur un mode épique la chute de l'Empire, la désolation des défaites, la précarité des grands et des humbles, et l'espoir de la reconquête. Sa voix, que les épreuves personnelles mûrissent, est à la hauteur de l'Histoire qui se déroule sous ses yeux : plusieurs de ces textes sont devenus, au fil des siècles, des monuments comparables aux plus belles pages des tragédies de Shakespeare ou des épopées de Victor Hugo. La restauration de l'ordre impérial en 758 n'apporte pas le réconfort attendu. Le sort s'acharne sur Du Fu qui est limogé de la Cour dans le cadre d'une purge qui touche ses protecteurs et ses collègues. Rétrogradé à un poste d'administrateur dans une préfecture, il constate l'écart entre son ambition politique et la réalité des désordres. Ses poèmes deviennent caustiques et dépressifs, car "quand le vent d'automne mugit dans le ravin, l'orchidée émeraude perd son fragile parfum... quand les honneurs l'emportent sur les mérites, au soir de la vie on connaît de sévères gelées".
Ce quatrième volume de l'oeuvre poétique de Du Fu (712-770) comprend les 88 poèmes composés entre décembre 759 et février 761 après qu'il eut quitté Qinzhou au Gansu pour rejoindre Chengdu, la préfecture régionale du Jiannan et l'ancienne capitale du royaume de Shu (l'actuelle province du Sichuan). L'adversité est le compagnon de l'exil : à près de cinquante ans, Du Fu - qui n'est pas parvenu à trouver le refuge convoité à Qinzhou, est contraint de reprendre la route avec sa femme et ses enfants dans les pires des circonstances. A chaque étape, un nouveau poème dit son désenchantement et sa solitude ; parfois un site exceptionnel lui inspire des vers aussi vertigineux que les corniches à flanc de falaise qu'il arpente. Mais le plus souvent, il se dit "abruti et affamé" , et honteux de faillir à ses devoirs de père et d'époux. Parvenu à Chengdu, il obtient l'assistance matérielle du gouverneur qu'il avait côtoyé avantguerre à la Capitale. En périphérie de la ville, au bord d'une rivière au nom flatteur des "Fleurs Baignées" , il construit au printemps 760 la fameuse "chaumière" appelée à devenir l'un des sites touristiques les plus visités de Chine. Ses poèmes deviennent bucoliques, le poète assure à ses visiteurs que son "indolence est sincère" , mais l'éloignement continue de le tourmenter jour et nuit : "Mal du pays : marcher sous la lune, baigné d'un halo clair ; songer à mes frères : somnoler au soleil en fixant les nuages". Cette mosaïque de vignettes du quotidien mêlées à des considérations politiques fait de Du Fu un poète entier dont l'engagement ne souffre aucun répit. Même en rupture de ban, vivant d'expédients, il parvient à concilier dans ses vers l'émerveillement de la nature, l'étourdissement de l'alcool et la critique de son temps.
Résumé : En nous inspirant de l'agroécologie, nous pourrions produire de quoi alimenter sainement une population mondiale de plus de 9,5 milliards d'habitants en 2050, sans occasionner de pollutions majeures ni mettre en péril les potentialités productives des agroécosystèmes à moyen et long terme. Alors, qu'est-ce qu'on attend pour entreprendre la transition agroécologique ?
Après les migrations, l'énergie, le travail, le Mouvement Utopia a consacré un temps important de sa réflexion collective à l´alimentation. Le résultat en est cet ouvrage Agriculture et alimentation, idées reçues et propositions. L'alimentation est le premier des besoins naturels des êtres humains, mais il correspond aussi à des pratiques culturelles essentielles pour nos sociétés. Besoin, plaisir, créatrice de liens sociaux, l'alimentation est au coeur de nos modes de vie individuels et collectifs. Pourtant nous avons laissé la loi du profit des industries agroalimentaires s'exprimer sans réelles contraintes. Les politiques auraient-ils abdiqué devant cette puissance industrielle ? Aujourd'hui, les transnationales de l'agroalimentaire, les puissants groupes semenciers et les fabricants de pesticides décident de qui doit manger quoi. En faisant ce travail de déconstruction des idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation, puis en proposant des pistes de reconstruction, ce livre volontairement synthétique contribue à donner des outils à toutes celles et à tous ceux qui désirent changer les choses en profondeur dans ce domaine.
Le glyphosate est-il un cancérigène avéré ? Mangeons-nous trop de viande ? De poisson ? Peut-on rester en bonne santé en adoptant un régime vegan ? Doit-on l'explosion du nombre de cancers aux produits chimiques présents dans nos aliments ? Peut-on consommer bio et pas cher ? L'eau peut-elle un jour venir à manquer ? Aura-t-on demain de quoi nourrir 10 milliards d'êtres humains ? Pourquoi la plupart des tomates n'ont-elles plus de goût ? Le gluten est-il mauvais pour la santé ? Mangerons-nous des algues et des insectes ? Ce livre apporte des réponses claires et scientifiquement avérées à 50 questions essentielles sur l'agriculture et l'alimentation.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.