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Le Théâtre de la curiosité
DU CREST/LESTRINGANT
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9782840505396
Loin de diminuer l'attraction pour l'inconnu, l'intérieur et le secret, l'ouverture des vantaux du cabinet peint en trompe-l'?il introduit le spectateur dans l'exploration minutieuse des objets assemblés. D'emblée la curiosité est à l'?uvre et produit sur le spectateur d'aujourd'hui comme sur celui d'hier le désir d'approfondir son regard, de mieux connaître les objets, de comprendre leurs liens. Rendue nécessaire par la séparation des champs du savoir qui a contribué à l'élaboration de la science moderne, la pluridisciplinarité de ce volume a pour but de rechercher une stimulante communauté d'esprit entre des spécialistes de divers domaines : la littérature, l'histoire de l'art, l'histoire des sciences et techniques. Ces travaux s'inscrivent dans une longue et dense série d'études sur la curiosité et les cabinets de curiosités dans l'Europe moderne. Pour diverses qu'elles soient, les accumulations d'objets dans les cabinets de curiosités ne sont pas fortuites : elles ont pour projet la mise en forme, sinon la mise en scène du savoir, propre à le faire exister pour lui-même et pour autrui. Au sein du monde de la curiosité, ce volume explore plusieurs types de lieux textuels ou physiques et les relations qu'ils entretiennent dans l'apparition et la construction du phénomène propre de la curiosité.
Officier au service de la France, expert en fortifications, urbaniste, philosophe expérimental, inventeur d'un " thermomètre universel ", auteur de la première carte panoramique des Alpes, Jacques-Barthélemy Micheli du Crest (1690-1766) a joué un rôle de premier plan dans l'Europe du XVIIIe siècle en raison de ses actions et de ses idées politiques. Issu d'une famille patricienne genevoise d'origine lucquoise, il entre bientôt en conflit avec sa famille et l'oligarchie en place à Genève. Condamné d'abord en 1728, puis en 1729 et 1730, il se livre à l'étude des institutions politiques genevoises et lie sa cause avec celle des opposants au gouvernement qui souhaitent une réforme du système politique de la République. En 1735, sa condamnation à mort est prononcée par contumace et son effigie est exécutée à Genève. Inlassable critique du gouvernement, il sera finalement arrêté à Neuchâtel en 1746 et, impliqué dans la " conjuration de Henzi ", sera condamné par les autorités de Berne à la prison à perpétuité. Enfermé à la forteresse de Aarbourg, sa libération n'aura lieu que peu de temps avant sa mort en 1766. Dans son Discours en forme de lettres sur le gouvernement de Genève - terminé en 1735 et resté à l'état de manuscrit jusqu'à ce jour - Micheli du Crest expose pour la première fois, de manière systématique, sa pensée politique dans un effort de justification et de défense vis-à-vis des " injustes sentences " dont il est frappé. Preuve, selon lui, de la dérive tyrannique du régime genevois où la souveraineté originelle du peuple est en train d'être confisquée par un petit nombre de magistrats. Le destin et les œuvres de cet aristocrate " révolté " ne manquent pas d'éclairer - voire de préfigurer - plusieurs aspects des vicissitudes genevoises de l'auteur du Contrat social. Mais, au-delà de l'affaire Rousseau, la théorie de Micheli du Crest est en elle-même d'un intérêt indéniable par sa manière de combiner une conception radicale de la souveraineté exercée directement par le peuple avec une vision hiérarchique et aristocratique des bases sociales de la démocratie. Ce Discours en forme de lettres présente une expression originale du républicanisme protestant qui, avec ses multiples variantes, contribue à façonner de manière caractéristique la pensée politique de la Suisse des Lumières.
Le Printemps s'amuse, paru en 1974, est l'histoire émouvante d'un garçon dont la fraîcheur d'âme et les rêves d'enfant sont détruits par le passage brutal de l'innocence au monde de l'adolescence. La vie de Diouchka, treize ans, bascule lorsque, timidement, il découvre son amour pour la jeune Rimka, tout en devenant témoin et victime de la cruauté de son camarade Sanka. C'est le récit d'une métamorphose, de la première passion, dans une veine lyrique qui donne à ressentir la beauté de la candeur et la vigoureuse splendeur du printemps naissant. Avec une grande force, l'auteur y interroge aussi la frontière entre le bien et le mal, et la complexité des relations humaines.
Résumé : Dans La route est longue, Vladimir Makanine imagine un monde futur qui s'humanise jusqu'au point où les hommes sont devenus trop sensibles pour accepter l'abattage des animaux de boucherie. Et pourtant, les abattoirs, dorénavant bannis des régions habitées, n'ont pas disparu pour autant. Cette gigantesque tentative d'escamotage du mal cache une autre réalité, et la route à parcourir est encore très longue... Une table arec tapis et carafe au milieu, devant laquelle se tiennent des séances tragi-comiques d'inquisition moderne, représente, selon les propos de Makanine, " une réflexion sur une donnée invariable de l'existence russe qui n'a rien à voir avec tel ou tel régime. "
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...