Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
DISCOURS EN FORME DE LETTRES SUR LE GOUVERNEMENT DE GENEVE (1735)
MICHELI DU CREST
SLATKINE
51,00 €
Épuisé
EAN :9782051021685
Officier au service de la France, expert en fortifications, urbaniste, philosophe expérimental, inventeur d'un " thermomètre universel ", auteur de la première carte panoramique des Alpes, Jacques-Barthélemy Micheli du Crest (1690-1766) a joué un rôle de premier plan dans l'Europe du XVIIIe siècle en raison de ses actions et de ses idées politiques. Issu d'une famille patricienne genevoise d'origine lucquoise, il entre bientôt en conflit avec sa famille et l'oligarchie en place à Genève. Condamné d'abord en 1728, puis en 1729 et 1730, il se livre à l'étude des institutions politiques genevoises et lie sa cause avec celle des opposants au gouvernement qui souhaitent une réforme du système politique de la République. En 1735, sa condamnation à mort est prononcée par contumace et son effigie est exécutée à Genève. Inlassable critique du gouvernement, il sera finalement arrêté à Neuchâtel en 1746 et, impliqué dans la " conjuration de Henzi ", sera condamné par les autorités de Berne à la prison à perpétuité. Enfermé à la forteresse de Aarbourg, sa libération n'aura lieu que peu de temps avant sa mort en 1766. Dans son Discours en forme de lettres sur le gouvernement de Genève - terminé en 1735 et resté à l'état de manuscrit jusqu'à ce jour - Micheli du Crest expose pour la première fois, de manière systématique, sa pensée politique dans un effort de justification et de défense vis-à-vis des " injustes sentences " dont il est frappé. Preuve, selon lui, de la dérive tyrannique du régime genevois où la souveraineté originelle du peuple est en train d'être confisquée par un petit nombre de magistrats. Le destin et les œuvres de cet aristocrate " révolté " ne manquent pas d'éclairer - voire de préfigurer - plusieurs aspects des vicissitudes genevoises de l'auteur du Contrat social. Mais, au-delà de l'affaire Rousseau, la théorie de Micheli du Crest est en elle-même d'un intérêt indéniable par sa manière de combiner une conception radicale de la souveraineté exercée directement par le peuple avec une vision hiérarchique et aristocratique des bases sociales de la démocratie. Ce Discours en forme de lettres présente une expression originale du républicanisme protestant qui, avec ses multiples variantes, contribue à façonner de manière caractéristique la pensée politique de la Suisse des Lumières.
L'idée d'une science sociale est un des ouvrages-clés de la philosophie des sciences sociales du siècle passé. Nourri de la pensée de Wittgenstein, spécialement celle des Recherches philosophiques, mais aussi de celles de Collingwood et de Weber, Peter Minch y défend une forme de séparatisme méthodologique hostile à la "naturalisation" des sciences humaines et rétablit dans leur statut philosophique les interrogations portant sur la nature de la société. Il réintègre par là même à la sphère de l'analyse conceptuelle tout un ensemble de questions dont on tient souvent qu'elles appellent une réponse de nature empirique. Dans cette perspective, il s'emploie à montrer l'inanité d'un "point de vue externe" sur les comportements humains, point de vue qui traite ces derniers comme des choses et scotomise le fait qu'il est impossible de les expliquer sans faire intervenir les idées qu'ils incorporent: mieux, il s'efforce d'établir que ces idées sont en relation interne non seulement avec les actions qu'elles sous-tendent mais aussi avec le contexte où ces dernières s'inscrivent. Au fil de sa démonstration il discute ou réfute les positions de Durkheim, Mill ou encore Pareto. Cinquante ans après sa parution, l'ouvrage de Winch demeure une lecture incontournable pour le philosophe versé dans les questions de théorie de la connaissance aussi bien que pour le sociologue.
Rodrigue Michel ; Du Peloux Benoît ; Amouriq Alexa
Séances de mise en forme, toilettage, promenades dans les bois. Eh oui, la plus belle conquête du cheval, c'est bien l'homme ! Ce ne sont pas les personnages hauts en couleur de cette BD qui le démentiront. Souvenez-vous, vous les avez sûrement déjà croisés. Il y a Monique, la monitrice du club hippique, pas très féminine, râleuse mais sympa ; son frimeur de fils Roméo, qui rêve d'être un grand champion de concours hippique ; Maud, amoureuse inconditionnelle des équidés, même quand il y a une litière à changer ; Céline qui, elle, préfère les cajoler que les monter ; et Bébert, l'emblématique palefrenier qui a toujours vécu "dans" les chevaux. Des chevaux fièrement représentés par Mascotte, le poney facétieux, Blanche Neige la jolie jument ou Ramsès le crack. Amoureux des chevaux, pas d'hésitation ! Tous en selle pour Triple Galop, la seule et unique BD très à cheval sur l'humour !
Mon tonton est un inventeur incroyable ! Par exemple, la trottinette qui évite toute seule les crottes de chien, c'est une idée à lui ! Génial, non ? Le problème, c'est qu'il est persuadé qu'on l'espionne... Si quelqu'un a décidé de voler ses bonnes idées, je dois découvrir de qui il s'agit : voici une enquête pour moi, Anasthasie, super détective de génie ! Une histoire pour les petits enquêteurs à l'imagination débordante !
Du Bouchet André ; Reynard Jean-Michel ; Du Bouche
Résumé : C'est en 1976 que Jean-Michel Raynard, recommandé par Jacques Dupin, rend visite pour la première fois au poète André du Bouchet, de vingt-six ans son aîné. S'ensuit, dès le printemps 1977, une conversation épistolaire intense, qui ne prend fin qu'avec la mort de du Bouchet, une vingtaine d'années plus tard. C'est Raynard qui en fixe les règles : il veut confier au poète "une réflexion qui persiste" , réflexion qu'il mènera presque seul jusqu'à son terme, du Bouchet n'intervenant que lorsqu'il pense pouvoir apporter une précision ou développer les impressions qu'on lui prête. L'enquête exigeante de Raynard, à mi-chemin de la littérature et de la philosophie, est à la fois d'un lecteur, qui connaît sa puissance de critique, et d'un écrivain à ses débuts, qui cherche sa voix à travers une autre : tout "supplétif" de du Bouchet qu'il se sent, il se fraye néanmoins, peu à peu, un chemin vers une "langue juste" . Et cependant le plaisir que son correspondant manifeste aux échanges aura dépassé le simple fait d'être bien lu. Comme l'explique Clément Layet, Raynard vient pallier à l'impossibilité d'André du Bouchet de faire retour sur ce qu'il a écrit : "Pour ce qui est d'une difficulté à revenir sur ses traces, je la ressens moi-même comme absolue". D'où le "sérieux coup d'oxygène" quand il découvre les commentaires de Raynard : "Rien de ce qui n'aura pas été tout à fait dit ne vous échappe, et avec quelle précision vous savez localiser à un degré de conscience qu'il ne m'est jamais donné d'atteindre, ce que je ne cesse d'entrevoir de façon désordonnée ou confuse" (18 décembre 1984). A aucun moment l'un des épistoliers ne se livre à des confidences susceptibles de remettre en cause le parti-pris esthétique d'André du Bouchet, qui s'est toujours efforcé d'effacer dans ses livres tout repère biographique. Les rares allusions intimes auxquelles les deux amis s'abandonnent sont aussitôt transposées sur un plan impersonnel, celui des grandes questions sur le langage et les rapports mystérieux qu'un poète entretient avec la peinture.