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Ce matin, la neige. Nouvelles versions à deux voix
Du Chaxel Françoise ; Ollivier Sylvie
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842604219
Septembre 1939, dès la déclaration de guerre à l'Allemagne, des milliers d'Alsaciens sont évacués vers le Sud-Ouest de la France, principalement vers un petit département rural, la Dordogne. Anna, seize ans, est de ceux-là. Elle s'en va vers son destin: avec son père et sa mère, elle est hébergée par une famille de fermiers périgourdins. Sa mère rentre en Alsace en juin 40, dès l'armistice conclu. Anna reste en Dordogne avec son père, indésirable dans cette Alsace redevenue allemande. Elle qui s'est fait voler son adolescence par la guerre devient peu à peu une femme. Attirée par Pedro, républicain espagnol engagé dans le maquis tout proche, elle attise aussi la flamme chez Thomas, le fils des fermiers, qui découvre le désir et l'engagement aux côtés de cette étrange fille rousse, courageuse et nourrie de poésie. Françoise du Chaxel, après avoir écrit en 2007 le monologue d'Anna, nous livre ici deux monologues tout en pudeur, celui d'Anna puis celui de Thomas, comme deux versions de la même petite histoire insérée dans la grande. Du théâtre récit qui provoque une réelle émotion. Cette nouvelle édition de Ce matin, la neige est accompagnée de la version portée à la scène par Sylvie Ol1ivier (ELIA Compagnie) qui entremêle les deux monologues.
Des amis d'enfance se retrouvent dans leur village natal du Sud-Ouest à l'occasion des préparatifs du réveillon de l'an 2000, aube d'un siècle nouveau. Réunis dans la ferme de Marc, le seul à être resté au village, ils évoquent les absents, si présents. Un étranger de passage tente de comprendre ce qui lie ou divise ceux qu'il rencontre, et va au-delà des apparences.. Monologues de la solitude, choeur des villageois et dialogues vifs sont servis par une écriture pudique et poétique. Françoise du Chaxel offre une chronique mélancolique, portrait d'une génération qui fait plutôt le compte de ses illusions que de ses réussites et d'un monde rural à demi perdu .
Du Chaxel Françoise ; Lebeau Suzanne ; Richard Dom
Voici des textes à lire et à jouer par des enfants et des adolescents, commandés par la Compagnie du Réfectoire dans le cadre du projet Si j'étais grand. Trois textes, trois univers singuliers, trois approches pour dire le monde. Un présent fait de choix vertigineux à vivre intensément plutôt qu'un avenir incertain dans Comme des flèches vivantes, de Françoise du Chaxel. La bêtise d'un mur séparant deux mondes, les riches et les pauvres, mais aussi les familles face au besoin de liberté dans Frontière nord, de Suzanne Lebeau. L'amitié toujours vivace face à l'absence, la tolérance ancrée face aux différences chez la bande de copains d'Une journée de Paul, de Dominique Richard. Avec des écritures différentes, ces auteurs bousculent les formes, osent l'intime, dénoncent l'insupportable. Pour accompagner la lecture et le jeu, sans être jamais donneurs de leçons.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.