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1917, l'année des occasions perdues
Dreyfus François-Georges
B.DE FALLOIS
26,95 €
Épuisé
EAN :9782877065795
A la fin de 1916, aucun des deux camps n'a fait la différence. Les Allemands ont échoué devant Verdun, les Français et les Anglais sur la Somme. Les pertes sont considérables. Peut-on mettre fin aux hostilités? Deux événements essentiels vont se produire, qui feront de l'année 1917 le grand tournant de l'histoire de l'Europe, et peut-être même du monde. 1917, c'est d'abord l'année des deux révolutions russes, la démocratique en février, la bolchevique en octobre. Au lieu d'une démocratie libérale, la brutalité léniniste met en place un régime totalitaire qui se veut socialiste et internationaliste, mais qui est en réalité profondément national. L'idéologie socialonationaliste qui imprègne le léninisme attire une part importante de l'intelligentsia allemande (de Thomas Mann à Spengler, et plus tard Ernst Jünger) et renforce son anti-occidentalisme. La révolution léniniste va conduire à la Révolution conservatrice, une des matrices du national-socialisme, et accélérer la révolution culturelle (dadaïsme, futurisme et surréalisme). 1917, c'est aussi l'entrée en guerre des Etats-Unis, qui ne viennent pas seulement aider l'Entente, mais aussi détruire l'équilibre européen et lui substituer un ordre affaibli que les Etats-Unis pourront contrôler. 1917, c'est enfin l'année des tentatives de paix qui avorteront par suite de l'inexpérience et des maladresses de leurs auteurs (Charles Ier d'Autriche et le pape Benoît XV) et parce qu'elles se heurtent à l'anticléricalisme de la France et de l'Italie, ainsi qu'à l'anti-papisme du président Wilson qui se refuse à voir un pape arbitrer les relations internationales. Dès lors, les passions nationales l'emportent. La prolongation de la guerre entraînera la mort d'un million de combattants, accentuant le déclin de l'Europe et sa balkanisation, favorisant l'éclosion de mouvements autoritaires puis totalitaires, dans un engrenage qui conduira à la Seconde Guerre mondiale.
Vingt années, vingt courtes années, séparent la Première Guerre mondiale de la Seconde. La Première avait fait six millions de morts. La Seconde en fera vingt-trois millions, et marquera l'abaissement durable de l'Europe au profit des Etats-Unis et de l'Union soviétique. Cette période étonnante, pleine de confusions et d'illusions, où le destin ne cesse de frapper à la porte, est un mystère pour l'historien. Pourquoi les Alliés d'hier se sont-ils divisés ? Pourquoi la France, triomphante en 1918, est-elle devenue impuissante et isolée ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Et comment a-t-on pu y arriver si vite, alors qu'on avait précisément cru tout faire pour qu'on ne puisse revoir " plus jamais ça ". Démembrant l'Empire des Habsbourg, créant à sa place des nations artificielles, comme la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, imposant à l'Allemagne des " réparations " financières insupportables, lui reprenant l'Alsace et la Lorraine, mais lui enlevant aussi, en plus de ses colonies, des territoires indiscutablement germaniques, les auteurs du traité de Versailles créaient toutes les conditions d'une nouvelle et définitive explosion. La France, mettant tous ses espoirs dans un accord de la communauté internationale - la Société des Nations -, suivant aveuglément les consignes de l'Angleterre, recherchant des alliances purement défensives et souvent contradictoires, incapable de surmonter ses crises financières ou sociales, va d'échec en échec, et finalement se retrouve seule face à tous les autres pays qui, pour une raison ou pour une autre, jouent contre elle.
Au gouvernement sous la IVe République puis dans une longue opposition sous la Ve, les gauches, d'élections en élections, de présidentielles en présidentielles, ont traversé des heures glorieuses ou difficiles. En mai 1974, la route de l'Élysée semblait ouverte mais quelques centaines de milliers de voix firent la victoire à l'arraché de Valéry Giscard d'Estaing sur François Mitterrand. Quel est donc le destin de ces mouvements, de ces groupuscules, de ces clubs, de ces partis qui ont incarné ou qui représentent près de la moitié des Français ? La gauche ù ou les gauches ù est-elle destinée à vivre pendant encore des années à l'écart du pouvoir ? Les différentes composantes de la gauche, notamment les communistes et les socialistes, après s'être combattus avec persévérance, ont signé en juin 1972, un programme de gouvernement, ratifié quelques semaines plus tard par les radicaux de gauche. Ce programme a subi l'épreuve législative en juin 1973 puis présidentielle en 1974. Quel est l'avenir de la gauche ? Le professeur François-Georges Dreyfus avec rigueur dresse un bilan. Il démontre les démarches parfois sinueuses des hommes qui sont apparus comme des leaders avant d'être emportés par le souffle de l'histoire. Quelles sont donc les chances de la gauche d'arriver au pouvoir ? La réponse du professeur François-Georges Dreyfus retiendra l'attention car elle est celle d'un spécialiste particulièrement informé.
Biographie de l'auteur Marc-André Charguéraud a publié de nombreux ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale. Diplômé de sciences politiques et de droit, MBA de Harvard, il s'est engagé en 1944 dans la Première Armée française.
A l'automne 1856, Sissi n'a pas vingt ans quand elle accompagne l'empereur François-Joseph dans un voyage à hauts risques à Venise. Un vent de révolte souffle sur la lagune. Après l'occupation française, les Vénitiens n'en peuvent plus de supporter la pesante tutelle des Habsbourg. L'accueil de la noblesse, comme celle du petit peuple, est glacial. Mais grâce à son charme naturel et à son intelligence politique, Sissi saura persuader son mari de prendre les mesures d'amnistie pour ramener le calme. Ce qui lui vaudra d'être surnommée "l'ange bienfaiteur". Envoûtée par la vieille cité lacustre et au prétexte de se soigner, elle y retourne cinq ans plus tard avec ses enfants pour un long séjour où elle peut enfin mener une vie de famille tranquille, loin de ses obligations officielles et de l'archiduchesse Sophie, son envahissante belle-mère. C'est là qu'elle commence sa fabuleuse collection de photographies sur les beautés féminines. En perpétuel déplacement dans toute l'Europe et jusqu'en Egypte, toujours à la recherche d'un mieux-être sans cesse troublé par des drames familiaux, Sissi fait une dernière escale dans la Cité des Doges au soir de sa vie pour assister à l'inauguration de la première Exposition internationale d'art, baptisée Biennale deux ans plus tard. Un voyage qu'elle voulait incognito mais qui, contre toute attente, lui fera rencontrer pour la première fois les nouveaux maîtres de la Sérénissime, le roi et la reine d'Italie. Sissi et Venise, ou le romantisme dans tous ses états...
Mai 2020, quatre-vingtième anniversaire du désastre de Sedan. De nombreux auteurs, historiens français et étrangers, se sont penchés sur cette bataille dont les conséquences furent dramatiques pour la France. L'originalité de cette étude repose sur le fait que l'auteur, qui n'est pas historien, aborde l'évènement essentiellement dans sa dimension humaine, mettant l'accent sur le comportement des combattants, tant français qu'allemands. Il montre les réactions de peur, de panique, mais aussi de courage allant parfois jusqu'à l'héroïsme, d'un côté comme de l'autre. Il développe l'action des chefs, leur perspicacité, leur audace, leur intelligence de situation... ou, au contraire, leur passivité et leur aveuglement. Il plaide pour que soit enfin reconnu le fait que, dans la plupart des cas, les soldats français n'ont pas démérité et que leur honneur est sauf.
Après Albert Sorel et Louis Madelin, Jacques Bainville et Jean Tulard, et combien d'autres encore, voici un nouveau livre à découvrir sur l'inépuisable Napoléon. A découvrir, bien qu'il ne soit pas écrit aujourd'hui. C'est quelques années avant la Seconde Guerre mondiale qu'Emile Dard a publié ce Napoléon et Talleyrand. Encore Napoléon, dira-t-on. Lui, toujours lui ! De tous les personnages qui sont entrés dans l'histoire, aucun n'a peut-être suscité autant d'études, de commentaires, de thèses, de portraits, de romans, comme si on n'en finissait jamais d'interroger le mystère de sa destinée. Napoléon, c'est un individu, c'est une histoire, c'est une légende, c'est un destin. "Quel roman que ma vie !" disait-il. Parmi tout ce qui reste à découvrir lorsqu'on croit avoir tourné toutes les pages de ce roman, il y a encore la personnalité singulière de ceux qui l'ont approché, servi, combattu, haï. Par exemple le prince de Bénévent, Maurice de Talleyrand-Périgord, dont le nom est à jamais associé à celui de Napoléon. Napoléon, c'est le pont d'Arcole et Rivoli, c'est Wagram, Austerlitz, Iéna, Friedland. Mais Talleyrand, c'est le congrès de Vienne. Un personnage considérable, lui aussi. Au départ un homme de grande famille, qui ne se console pas d'avoir été condamné à la prêtrise, qui sera lui aussi favorable à la Révolution, avant de se rallier à l'Empereur, qu'il sert loyalement pendant cinq ans avant de se séparer de lui et de le trahir. C'est le grand mérite du livre d'Emile Dard de nous faire suivre, en les découvrant peu à peu, la carrière croisée de deux hommes qui comptèrent peut-être autant dans la destinée future de la France, l'un en la couvrant d'une gloire éphémère, mais dont elle se souviendra toujours avec émotion, l'autre en lui faisant reprendre sa place, et entrer aussitôt, dans le concert des nations.