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Mondes en guerre. Tome 2, L'Age classique (XVe-XIXe siècle)
Drévillon Hervé
PASSES COMPOSES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782379332470
Si l'histoire de la guerre comme l'approche globale de l'histoire sont dans l'air du temps, jamais n'avait été proposée aux lecteurs français une histoire rassemblant les deux éléments. C'est chose faite avec cette exceptionnelle série de 4 volumes consacrés à toutes les formes de la guerre dans le monde, de la préhistoire à nos jours. L'ensemble est dirigé par Hervé Drévillon, appuyé par un directeur pour chaque volume, et rédigé par un collectif de 8 à 10 historiens par volume. La volonté des auteurs est simple : décloisonner les ères civilisationnelles pour penser une histoire embrassant toutes les périodes et tous les continents, afin de montrer leurs interactions et leurs influences réciproques, leurs oppositions aussi. Ce second volume débute avec la naissance de la guerre moderne et de la puissance de feu qui lui est associée, pour se conclure sur les guerres nationales au XIXe siècle, en passant par la guerre sur mer, la question religieuse ou la guerre à l'âge des révolutions. Tome 1 : De la préhistoire au Moyen Age. Tome 2 : L'Age classique. XVIe-XIXe siècle. Tome 3 : Les Guerres mondiales. 1871-1945. Tome 4 : De la guerre froide à la cyberguerre. 1946 à nos jours. Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires, avant que l'ère des Grandes Découvertes ne déclenche l'intégration de tous les continents dans un espace martial unifié. Ce second tome est celui de L'Age classique de la guerre, celui de l'âge de la raison militaire, où l'essor de l'imprimé contribue à la normalisation des pratiques, sans effacer la dimension religieuse des conflits. Depuis les premières apparitions des arquebuses sur les champs de bataille au XVe siècle, jusqu'au développement d'une puissance militaire industrialisée au XIXe, les conditions de la guerre sont également marquées par l'avènement de la puissance de feu, sur terre comme sur mer. Des guerres civiles aux expéditions coloniales, en passant par la guerre navale, les sièges ou la guérilla, ce sont ainsi toutes les formes d'une guerre mondialisée qui sont ici explorées. Les auteurs : Hervé Drévillon (dir.), Martine Acerra, Nicolas Cadet, Benjamin Deruelle, Bernard Gainot, Brian Sandberg.
Résumé : 11 novembre 1630 : à l'issue d'une journée mouvementée, Louis XIII choisit de maintenir sa confiance en Richelieu pour s'engager, à ses côtés, dans une politique dominée par les préceptes de la raison d'Etat. 1 septembre 1715 : Louis XIV meurt au terme du règne le plus long et le plus brillant de l'histoire de France. D'une date à l'autre, ce siècle fut le temps des rois absolus, qui portèrent à son comble la sacralité du pouvoir monarchique en mobilisant toutes les ressources littéraires et artistiques. Les fastes de la religion royale furent mis au service d'une autorité inouïe. Pour en rendre compte, les contemporains regroupèrent sous le terme générique d' "Extraordinaire" les impôts nouveaux, les tribunaux exceptionnels, les pouvoirs confiés aux intendants, etc. La guerre, avec son cortège de malheurs et de nécessités impérieuses, fut la manifestation la plus sensible de l'autorité royale. Elle exigea une mobilisation toujours croissante de la société et de l'Etat, dont elle fut la matrice. Pour la financer, le recours au crédit et à la vente d'offices modifia profondé-ment les structures sociales du royaume. Les élites inves-tirent massivement dans ces charges vénales qui, parfois, les anoblissaient en entretenant la confusion entre dignité sociale et service du Roi. Ainsi débutait la longue histoire d'une relation singulière entre la société française et l'Etat.
Qu'on les réduise à d'abstraites stratégies ou qu'on les attribue à l'incurable cruauté des hommes, les batailles n'en ont pas moins façonné l'histoire de France. On en retient volontiers les triomphes et l'évidence d'une nation toujours égale à elle-même, au risque d'ignorer les incertitudes et les souffrances de ceux qui en furent les acteurs. L'éventualité de la défaite ne confère-t-elle pas tout son prix à la victoire, et la tyrannie de la peur toute sa valeur au courage? Avec l'intensité dramatique qui les caractérise, ces instants de guerre donnent à comprendre le réseau des structures sociales, culturelles et politiques qui parcourent les armées et, au-delà, le royaume, l'empire ou la république. Toutes les batailles furent une réinvention de la France, une brutale soumission des mythes à l'épreuve du feu, depuis le temps où l'âme de la guerre résidait dans la chevalerie jusqu'à la constitution d'une armée de la nation. Cette succession de violentes convulsions forme une histoire plus qu'un destin, une histoire de chair et de papier, d'encre et de sang.
Après avoir triomphé de ses ennemis intérieurs et extérieurs, Louis XIV prend seul en mains les rênes du pouvoir à la mort de Mazarin, en 1661. Dès lors, selon Voltaire, "il n'y avait plus en France qu'un maître et des sujets". Jamais, en effet, le royaume n'avait été à ce point dépendant de la volonté, des goûts et des croyances du souverain. Ce face-à-face entre Louis XIV et vingt millions de Français ne se limita pas à une relation de domination : le théâtre social et politique mobilisait une foule de sentiments et d'intérêts. Hervé Drévillon nous invite à explorer en profondeur toute la richesse de l'histoire d'un royaume confronté à la grandeur et aux faiblesses d'un roi absolu. Une partie de cet ouvrage reprend des chapitres parus dans Les Rois absolus, 1629-1715, collection "Histoire de France", Belin, 2011.
Bruyère-Ostells Walter ; Drévillon Hervé ; Romer J
Du panache blanc d'Henri IV à Napoléon triomphant au soleil d'Austerlitz, l'imaginaire français s'est nourri de morceaux de bravoure de l'histoire des armées pour construire une culture militaire nationale. Fruit d'un travail au long cours qui a rassemblé les meilleurs spécialistes d'histoire militaire, cette anthologie permet d'en saisir toute la richesse et la profondeur historique. Comment tracer les contours d'une école française de la pensée militaire ? En quoi la situation géographique de la France a-t-elle influencé sa sensibilité à l'environnement du combat ? Son organisation précocement centralisatrice a-t-elle un impact sur la façon d'appréhender les conflits ? Existe-t-il un rapport à l'offensive plus net dans la pensée française que dans celle d'autres nations ? Comment la construction d'un vaste empire colonial a-t-elle poussé les Français à approfondir plus que d'autres la pensée contre-insurrectionnelle ? En proposant ce florilège, l'ouvrage permet au lecteur de nourrir sa réflexion sur la pensée stratégique française et sa sédimentation au cours des siècles. De Brantôme à Richelieu en passant par le chevalier de Folard ou le comte de Guibert jusqu'aux " généraux de l'apocalypse " qui ont conçu la stratégie nucléaire française sous l'ère gaullienne, les textes choisis sont ici présentés dans des notices éclairant le contexte historique de leur production, remettant en perspective l'oeuvre de chacun des auteurs. Sous la direction de Walter Bruyère-Ostells, Hervé Drévillon et Jean-Christophe Romer Avec la collaboration de Nicolas Chemizard et Gilles Ferragu
Si les trois fils de Philippe le Bel, qui régnèrent de 1314 à 1328, sont connus grâce aux livres de Maurice Druon et à la série qui en a été tirée - Les Rois maudits -, que savons-nous réellement de la vie et de l'action des derniers Capétiens ? La fiction a certes retenu les frasques de leurs épouses dans la tour de Nesle ou la supposée malédiction lancée depuis son bûcher par Jacques de Molay, mais la place de leurs règnes mérite en réalité d'être réévaluée. Pour comprendre la politique de Louis X (1314-1316), Philippe V (1316-1322) et Charles IV (1322-1328), et la dynamique qui entraîne la fin d'une dynastie qui régna sur la France pendant plus de trois siècles, l'auteure s'empare des pièces à la disposition de l'historien. Elle montre alors qu'en parachevant l'oeuvre de leur père, les trois frères ont, chacun avec leur personnalité, posé les fondements de la France des Valois et comptent eux aussi parmi les artisans de la construction de la monarchie française.
L'honneur, qui veut toujours régner, se révolte, et il ne reconnaît point de loi. " Cette phrase de Montesquieu semble avoir été lue par les protagonistes des trois histoires qui composent la trame de cette étude : un marquis trop sûr de son droit, au point d'envisager de traîner le roi en justice ; un modeste affairiste entraîné dans une affaire dont les intérêts le dépassent ; un jeune officier d'un régiment colonial, envoyé dans la lointaine Ceylan par sa famille. Si les fils de ces récits sont par trop éloignés pour se croiser, ils n'en forment pas moins un saisissant tableau de ce que pouvait être la France des dernières décennies de l'Ancien régime : un monde régi par un droit non pas rigide, mais pluriel, une société où l'initiative individuelle reste suspecte, mais nécessaire. Il fallait, pour raconter dans leur globalité ces trois destins d'Ancien régime, tour à tour surprenants, tragiques et terriblement humains, imaginer une approche différente de l'histoire et de son récit.
Fondé sur l'ensemble des documents disponibles et sur tous les textes écrits par Machiavel, notamment sa correspondance, ce livre fait le récit d'une vie prise dans une guerre quasiment permanente bouleversant Florence et l'Italie. Sans ces "Guerres d'Italie" rien ne se comprend de ce que Machiavel a fait, dit et rédigé. "Du plus loin que je me souvienne, soit on a fait la guerre soit on en a parlé ; maintenant on en parle, d'ici peu on la fera et, quand elle sera finie, on en parlera de nouveau" écrit-il en 1526. Dans une telle situation, les enjeux et les nécessités de l'écriture et de l'existence s'entrecroisent et se nourrissent les uns les autres, dans une expérience que ne sauraient épuiser les lieux communs et les débats entre spécialistes. L'attention portée aux textes et à la vie des mots permet ainsi de faire entendre la voix de Machiavel, dégagée des exégèses comme des simplifications abusives. Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini, par ailleurs traducteurs de Machiavel, proposent ici l'histoire d'une exceptionnelle oeuvre-vie.
Si Richard Wagner est célébré pour le génie de sa musique, il est également l'auteur de textes en prose profondément antisémites, rassemblés dans ses Oeuvres complètes. Or ces essais eurent un puissant impact, tout comme l'esthétique de ses opéras, sur Adolf Hitler. Né six ans après la mort du compositeur, il avait pris, depuis l'adolescence, l'auteur de L'Anneau du Nibelung pour modèle. Pour mieux cerner la place du compositeur dans l'idéologie nazie et la pensée du Führer, et dans le sillage des analyses selon lesquelles l'histoire allemande a pris "un chemin particulier" entre 1850 et 1950 au sein de la modernité occidentale, Fanny Chassain-Pichon croise les parcours des deux hommes. Elle montre comment chaque période de la vie de Wagner a pu être, à l'âge équivalent, une inspiration pour Hitler, et ce jusque dans la mise en scène de sa propre mort. On comprend ainsi comment la passion esthétique d'Hitler, née à la source wagnérienne, eut une influence considérable sur l'idéologie du IIIe Reich.
En ce temps de trouble et d'incertitude, alors que l'illusion d'une paix universelle et définitive s'efface devant la persistance des fanatismes et des violences qui nourrissent d'interminables conflits, le rôle et la responsabilité des chefs d'Etat confrontés à la guerre méritent une attention nouvelle. Comment, au cours de l'histoire, ont-ils affronté ce fléau tragique pour le contenir ou l'encourager, pour protéger leurs peuples et promouvoir leurs desseins ou pour assouvir leurs rêves de grandeur ? De 1850 à nos jours, dix parmi les plus célébres, dont quatre français, ont été choisis pour illustrer les ressorts de la volonté politique dans ce domaine essentiel et paroxystique de leur charge. De façon inédite, cet ouvrage expose les décisions que sont appelés à prendre les responsables politiques - et qui conduisent parfois au sacrifice suprême -, mais aussi la complexité de leurs relations avec les chefs militaires tenus de les mettre en oeuvre. Le regard porté sur ces événements est celui d'un officier supérieur qui fut associé pendant prés de dix ans aux décisions prises au plus haut niveau pour l'engagement de nos armées dans des missions de guerre.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : " Les subordonnés doivent considérer les ordres de leurs supérieurs comme directement émis par l'empereur. Toute désobéissance prend le caractère d'un sacrilège". Rester trente ans dans la jungle en croyant que la guerre continue : le sous-lieutenant Onoda n'a jamais capitulé. Envoyé aux Philippines en 1944, dans l'île de Lubang, pour organiser la guérilla, cet officier japonais refuse d'admettre que l'empire aurait perdu la guerre et mène une résistance inlassable contre un ennemi fantôme jusqu'en 1974. A cette date seulement, après avoir perdu ses trois compagnons d'armes et vécu dans une solitude absolue, Onoda consent à renouer avec le fil de l'histoire et à sortir de la jungle...
Il voulait être député parce que son père l'avait été, Premier Ministre parce que son père n'avait pu l'être, militaire parce qu'il croyait en son génie stratégique, et journaliste parce que dans l'Angleterre victorienne, un officier était mal rémunéré et un député ne l'était pas du tout. Incapable de choisir entre ces quatre carrières, il les exercera toutes, consécutivement ou simultanément, durant soixante longues années : seul guerrier parmi les politiciens, seul politicien parmi les guerriers, seul politicien-guerrier qui soit en même temps journaliste, il va devenir célèbre grâce à la campagne du Soudan, député grâce à la guerre des Boers, figure nationale grâce à la Première Guerre mondiale et héros universel grâce à la Seconde. Mais cet organisateur, inventeur, propagandiste et tacticien sans égal se double d'un stratège inquiétant : confondant le souhaitable et le possible, négligeant la logistique, s'immergeant dans le détail au détriment de l'ensemble, ce chef d'orchestre génial est perpétuellement tenté de quitter son pupitre pour jouer la partition du violoniste ou celle du trompettiste. Si la plupart des fausses notes vont être évitées, c'est que ce maestro effervescent est encadré par des professionnels bien moins inspirés mais beaucoup plus pondérés. En définitive, c'est cette association fructueuse mais mouvementée qui assurera le salut du monde libre? et la gloire éternelle de Winston Churchill.