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Le gour des abeilles
Drevet Patrick
GALLIMARD
11,60 €
Épuisé
EAN :9782070704637
Dans ses gorges encaissées en amont de Saint-Claude, le lit de la Bienne ralentie forme un de ces bassins d'eau profonde que l'on nomme des gours. Ce lieu exerce sur les adolescents du pays une attraction irrésistible ainsi que, par ricochet, sur les enfants qui les voient s'y rendre. Le narrateur se remémore l'une des expéditions qu'en compagnie d'un camarade complice il lui arrivait d'entreprendre en direction du Gour des Abeilles, sollicité autant peut-être par le nom subtilement évocateur de ce lieu pour lui interdit que par le spectacle qu'il s'attendait à y découvrir. Cette lente remontée de la rivière, évoquée avec l'acuité extrême que l'angoisse du désir confère aux sens, devient une véritable quête, modèle de toute errance, de toute intrigue, de toute aventure. La chair peut se faire légende une fois qu'elle est filtrée par la mémoire. Le narrateur de cette enfance passée entre ciel et montagne garde en lui, intacts, enrichis par l'expérience de la vie, ses rêves et ses désirs. Et si le Gour des Abeilles se révèle, comme il se doit, un leurre, la vision à laquelle le cheminement vers lui donne lieu sur l'eau et les rochers, sur les feuillages et le silence, sur les insectes et la lumière, les jeunes filles imaginées au milieu des éclaboussures du courant, les jeunes hommes aux beautés graciles et lumineuses surpris dans l'écartement des buissons permettent à l'écrivain de nous donner aujourd'hui une de ses oeuvres les plus méditatives et les plus enchantées.
Résumé : Ces huit petites études s'attachent à décrire des expériences infimes qui appartiennent à la vie de tous les jours. L'auteur souligne dans l'expérience de la lecture la part irréductible et incommunicable que cette activité suscite en nous. Une évocation de Lyon le conduit à approcher l'invisible de la ville. Un examen minutieux de la technique cinématographique lui permet de mettre en valeur la personnalité d'un film. Comment les gestes d'un menuisier, d'un élève, d'un peintre, d'un serveur, soumis à des lois très contraignantes, en viennent-ils à suggérer le plus intime de la personne ? Comment la vision et l'attrait du corps d'autrui le modifient-ils à proportion de la perception plus précise qu'on en a ? Comment l'irruption soudaine du silence reconduit-elle, hors des mots, à l'évidence, tels sont quelques-uns des axes empruntés ici par Patrick Drevet pour traquer, toujours au plus près de sa source, le désir qui nous porte vers le monde.
Résumé : De la main d'un voyageur sommeillant dans le train à l'image du corps que donnent les danseurs, Patrick Drevet cherche un sens aux éléments qui particularisent la figure humaine. Les veines, les poils, la peau, le teint, les yeux, le visage, la voix, l'allure sont ici les supports d'un parcours aussi bien autobiographique que sensuel, et qui fait écho à l'affirmation de Paul Valéry: " La peau est ce qu'il y a de plus profond. "
Le narrateur entreprend un long récit fragmentaire des circonstances importantes de sa vie, essentiellement les moments d'émotion et de désir provoqués par les lieux, les spectacles naturels : un blockhaus, la mer, la nuit, ou par des êtres : Yves, François, Geneviève. Ce récit, il le reprend, le commente pour arriver à ce que la substance de l'émotion et de la beauté soit arrachée à la mort et sauvée pour l'éternité. Quelques thèmes dominent, comme celui d'un blockhaus de la côte languedocienne, de la réputation dans le blockhaus, malgré l'interdiction de la mère. Ce roman est une méditation non sur l'homme, mais sur les sens de l'homme, qui sont à la fois une ouverture vers les autres et un domaine interdit. Ici, ce n'est pas le regard qui compte, mais l'oeil. Ce n'est pas le toucher qui importe, c'est la main et tout ce que la main suggère. C'est par un élan de tout l'être que le narrateur et son récit investissent les autres, en prennent possession bien plus qu'on ne pourrait le faire dans l'amour. Et cela jusqu'au vertige.
Résumé : Au milieu des années cinquante, un enfant se rend à Saint-Bonnet-le-Château, berceau de sa famille maternelle dans les monts du Forez. En compagnie de sa mère, il prend le train à Saint-Claude, cadre de leur vie quotidienne au creux des combes sombres du Haut Jura. Le trajet effectué en autorail entre ces deux contrées que tout oppose est l'occasion de sensations, d'impatiences, de découvertes, et de diversions qui, dans la rêverie silencieuse de l'enfant, construisent sans qu'il le sache la perception du monde dont disposera l'adulte, une fois qu'il le sera devenu. Et, tel le stylo sur la page, la micheline chargée de tous les attributs de la poésie ferroviaire poursuit, dans sa traversée des paysages, des climats, des accents qui changent et se remplacent, un désir opiniâtre d'enracinement.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.