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Pour Geneviève
Drevet Patrick
GALLIMARD
16,25 €
Épuisé
EAN :9782070200498
Le narrateur entreprend un long récit fragmentaire des circonstances importantes de sa vie, essentiellement les moments d'émotion et de désir provoqués par les lieux, les spectacles naturels : un blockhaus, la mer, la nuit, ou par des êtres : Yves, François, Geneviève. Ce récit, il le reprend, le commente pour arriver à ce que la substance de l'émotion et de la beauté soit arrachée à la mort et sauvée pour l'éternité. Quelques thèmes dominent, comme celui d'un blockhaus de la côte languedocienne, de la réputation dans le blockhaus, malgré l'interdiction de la mère. Ce roman est une méditation non sur l'homme, mais sur les sens de l'homme, qui sont à la fois une ouverture vers les autres et un domaine interdit. Ici, ce n'est pas le regard qui compte, mais l'oeil. Ce n'est pas le toucher qui importe, c'est la main et tout ce que la main suggère. C'est par un élan de tout l'être que le narrateur et son récit investissent les autres, en prennent possession bien plus qu'on ne pourrait le faire dans l'amour. Et cela jusqu'au vertige.
Résumé : Au milieu des années cinquante, un enfant se rend à Saint-Bonnet-le-Château, berceau de sa famille maternelle dans les monts du Forez. En compagnie de sa mère, il prend le train à Saint-Claude, cadre de leur vie quotidienne au creux des combes sombres du Haut Jura. Le trajet effectué en autorail entre ces deux contrées que tout oppose est l'occasion de sensations, d'impatiences, de découvertes, et de diversions qui, dans la rêverie silencieuse de l'enfant, construisent sans qu'il le sache la perception du monde dont disposera l'adulte, une fois qu'il le sera devenu. Et, tel le stylo sur la page, la micheline chargée de tous les attributs de la poésie ferroviaire poursuit, dans sa traversée des paysages, des climats, des accents qui changent et se remplacent, un désir opiniâtre d'enracinement.
Résumé : De la main d'un voyageur sommeillant dans le train à l'image du corps que donnent les danseurs, Patrick Drevet cherche un sens aux éléments qui particularisent la figure humaine. Les veines, les poils, la peau, le teint, les yeux, le visage, la voix, l'allure sont ici les supports d'un parcours aussi bien autobiographique que sensuel, et qui fait écho à l'affirmation de Paul Valéry: " La peau est ce qu'il y a de plus profond. "
Résumé : A côté de sa propre expérience amoureuse, l'être humain est intrigué par la façon dont ses semblables aiment. Son aspiration à l'amour obéit aux modèles que semblent lui en avoir fourni des scènes initiales, dont il a été le témoin sans qu'il en saisisse toujours le sens. Elles persistent à sous-tendre son désir dans les rapports qu'il engage avec l'autre. Patrick Drevet livre ici les images qui ont contribué à constituer son érotique personnelle, couples d'amoureux bien sûr mais aussi lutteurs qui s'étreignent, acrobates, trapézistes... Interrogeant ces images, il se penche sur les chemins insolites empruntés par l'amour pour s'imposer à une individualité et en façonner le destin affectif aussi bien que sensuel.
Résumé : En cette retraite du monde qu'est le lieu de l'écriture, le narrateur confesse et analyse l'étrange passion qui l'habite et le condamne à la solitude : le visage et le corps des passants entrevus dans la rue l'obsèdent avec une insistance à tout le moins anormale. Un visage à peine saisi, un dos d'adolescent moulé dans ses jeans, un cou de jeune sportif, une paire de bras obscènes sous un fin tee-shirt, la pliure d'une jambe, les mains d'une serveuse, une physionomie rieuse ou grave, et les yeux qui soudain trahissent en un bref éclair l'inaccessible domaine intérieur, tels sont les spectacles qu'il ramène du coeur des foules dont il paraît être à la fois la victime et le sacrificateur, sorte de moine extasié, assumant toutes les sensibilités, exclu comme pour expier la vie des corps qui passent et chanter dans la solitude, la stupeur et le silence, leur beauté, leur réalité, la profondeur qu'il leur découvre. L'aventure, ici, tient à l'interpénétration progressive de l'écriture et du regard qui entretiennent une attente indéfinie jusqu'à la révélation finale, inéluctable et pourtant étonnante, qui ne clôt pas le livre mais l'ouvre au contraire, le suspend sur l'au-delà de ce qui n'a été encore que littérature. Un texte plein de flammes, forgé par le désespoir et qui témoigne d'un art halluciné.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.