Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La genèse de la critique d'art
Dresdner Albert ; Kayser Thomas de ; Gaehtgens Tho
ENSBA
23,00 €
Épuisé
EAN :9782840561736
La Genèse de la critique d'art (Entstehung der Kunstkritik), écrit vers 1900, retrace l'histoire de la critique d'art et son avènement comme genre littéraire. L'École nationale supérieure des beaux-arts et le Centre allemand d'histoire de l'art proposent au lecteur la première traduction de cet ouvrage considéré comme fondamental par tous les historiens de l'art. Dans ce traité, Albert Dresdner tenta de montrer que la connaissance de l'impact de l'?uvre d'art sur les contemporains de l'artiste est indispensable pour en avoir une réelle intelligence. Selon lui, sans l'intégration des commentaires de l'époque, il est impossible de comprendre vraiment une peinture, une sculpture ou même un bâtiment. De la Grèce antique à Diderot, de Stendhal à Zola, il convoque tous les auteurs à l'appui de sa thèse et affirme également que " la critique d'art sans théorie est inconcevable ".
Résumé : Le Tractatus de herbis est un magnifique herbier peint de la fin du XIVe siècle, exécuté à Padoue. Il s'apparente à un recueil d'images richement illustré qui présente des plantes, des pierres et des animaux, classés par ordre alphabétique et ayant très certainement une vocation médicinale. On en connaît trois versions au monde dont l'une, enrichie, aux Beaux-Arts de Paris. L'herbier présente des plantes médicinales, potagères, des fleurs, des arbres... L'artiste qui l'a exécuté l'a personnalisé avec des personnages et des animaux imaginaires qui interviennent dans de petites saynètes, ce qui constitue sa rareté et son originalité. La reproduction en fac-similé de l'ouvrage original est accompagnée d'un texte d'Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits aux Beaux-Arts de Paris, de Bruno Laurioux, professeur d'Histoire du Moyen Age et d'histoire de l'alimentation, de Iolanda Ventura, spécialiste des savoirs scientifiques du Moyen Age et de Remy Cordonnier.
Cahn Walter ; Junod Philippe ; Kubler George ; Sau
Résumé : Henri Focillon (1881-1943) a laissé un souvenir prestigieux. Il éblouissait par un savoir qui lui permettait d'écrire avec autorité aussi bien sur l'an mil ou sur l'art gothique que sur Piranèse, Hokusaï ou la peinture européenne du XIXe siècle. Il n'eut pas le temps d'enseigner de longues années à la Sorbonne, au Collège de France et à l'université de Yale, et pourtant il a laissé des disciples nombreux et fidèles qui, de Charles Sterling à André Chastel, ont dominé l'histoire de l'art française après la guerre. Écrits dans une langue brillante, sensible et sûre, ses livres peuvent passer pour des modèles de style. Mais cette réputation de grand professeur et cette clarté de l'écriture ne font-elles pas oublier trop souvent l'originalité de la pensée? La réflexion, chez Focillon, égale la science. À la deuxième lecture, on s'aperçoit que ses ouvrages sont soutenus par une vision très personnelle de l'histoire, et que son érudition s'appuie sur une conception de l'art qui a rang parmi les plus remarquables de la première moitié du siècle. Le moment est sans doute venu de retrouver, derrière l'élégance de l'historien, le philosophe de l'histoire.
Les écrits de Max Beckmann s'imposent au rang des plus importants écrits d'artistes du XXe siècle. Les journaux, correspondances, conférences, préfaces, réunis dans cet ouvrage, et pour la première fois traduits en français, couvrent la période 1903-1950. Ils donnent à la fois un remarquable témoignage sur les deux guerres mondiales et sur le mode-de-vie et le processus de création de Beckmann. Il convient comme le souligne Philippe Dagen dans sa préface, de lire "cet ouvrage autant comme un manuel de résistance pour le présent que comme un livre d'histoire du passé".
Résumé : De l'utilisation d'une grille au choix des polices, en passant par la gestion des couleurs ou l'emplacement des images, cet ouvrage présente les 100 principes fondamentaux et bonnes pratiques de la mise en page pour l'imprimé et le Web. Chaque principe est illustré par une étude de cas choisie et analysée avec soin. Livres, magazines, brochures, affiches ou pages web... tous ces exemples sont des modèles du genre, créés par de grands professionnels internationaux (France, Etats-Unis, Allemagne, Japon, etc.). Des représentations de grilles, que le lecteur pourra reproduire et adapter à ses propres besoins, accompagnent principes fondamentaux et études de cas. Destiné aux maquettistes et graphistes professionnels ou débutants, et plus largement à toute personne impliquée dans la conception d'un projet de communication visuelle, cette nouvelle édition actualisée est à la fois un outil de travail et une formidable source d'inspiration.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.
Résumé : Alors que l'histoire des cultures est en cours de réécriture et ne peut plus être réduite à la chronique des avant-gardes occidentales, une notion demeure à l'abri des révisions critiques : primitivisme. Primitif est devenu, dans le dernier tiers du XIXe siècle, une obsession de la pensée occidentale. Quant à primitivisme, son usage est courant en histoire de l'art depuis un siècle. Il est donc plus que temps de mettre à nu ce que l'un et l'autre renferment de sous-entendus et de stéréotypes. A l'origine de cet examen critique, deux constats. D'une part, le colonialisme s'avère la condition nécessaire du développement de l'ethnologie, de l'anthropologie et des musées : sans colonies, pas une de ces immenses collections africaines et océaniennes que les puissances européennes accumulent à Berlin, Bruxelles, Londres ou Paris - tout en dénigrant systématiquement la supposée grossièreté d'objets produits par des peuples que l'on prétend inférieurs. D'autre part, ces "sauvages" ne sont pas les seuls primitifs qui intéressent les sciences humaines du temps : il y a aussi les enfants, les fous, les préhistoriques et les rustiques. Tous ont en commun, pour des raisons diverses, d'incarner l'inverse de l'homme moderne, urbain, savant, industrialisé. Il apparaît dès lors que les primitivismes, loin de n'être qu'affaires de formes et de styles, expriment en peintures, sculptures et gravures des protestations politiques contre le monde des révolutions industrielles et techniques ; et qu'ils vont donc de pair avec des tentatives de réforme de ce quotidien moderne : pour la liberté des corps contre l'ordre moral bourgeois, pour la vie dans la nature loin des métropoles et des usines, pour la singularité de l'individu contre l'uniformité imposée par la société.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.