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Palingenesia. Une poétique de l'éternel retour
Dreidemie Guillaume ; Garcia Tristan
KIME
15,00 €
Épuisé
EAN :9782380721393
Cet ouvrage entend proposer un cheminement au coeur du thème de l'éternel retour, en littérature et en philosophie. A partir d'une lecture de la Peau de chagrin de Balzac, au sein de laquelle Raphaël Valentin se trouve invité à un banquet "dionysiaque", nous sommes conviés à ce cortège "où pas un des membres n'est ivre", comme l'écrivait Hegel dans la Préface de sa Phénoménologie de l'esprit. Ce livre interroge les fondements présocratiques et stoïciens de l'éternel retour, puis ses prolongements romantiques, qui invitent à questionner l'hypothèse d'un réenchantement du monde. La thématisation nietzschéenne de l'éternel retour est réenvisagée à partir de la présence de Don Quichotte dans la Généalogie de la morale, en dialogue avec d'autres approches comme celles de Khalil Gibran et d'Hermann Hesse. L'éternel retour est alors conçu comme une pensée héroïque, au sens de Nietzsche, contre toute forme d'aliénation, au sens que Artaud prêtera à ce terme. L'objectif de ce livre est d'offrir une poétique de l'éternel retour, qui vise à se préserver de toute logique seulement décadentiste, et déployer ainsi une pensée véritablement ardente, que nous retrouvons à la fin de cet ouvrage à travers l'étude de quelques aspects de la poésie d'Anna de Noailles.
La main, d'abord. Chercher la lumière. Ne jamais se confondre avec l'ombre qui se raidit. Laisser la pluie et le vent faire leurs affaires. Charger le ciel de vos poèmes, Gravir une à une les notes de la chanson Jusqu'au refrain qui vous anime, Qui vous ranime et laisse bruire Tous les arbres de votre village, de votre ville, de vos forêts !
Des romans conçus par des enseignants pour apprendre à lire et devenir un super-héros de la lecture ! Madame Lami est triste : elle est séparée de sa maman pour la fête des mères... Mais c'est sans compter sur les héros, prêts à tout pour faire sourire leur maîtresse !
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.