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La musique à la cour de Louis XV. François Colin de Blamont (1690-1760) : une carrière au service du
Dratwicki Benoît
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753543133
Au temps de Louis XV, la vie musicale de la cour de France retrouve la splendeur qui fut la sienne au Grand Siècle : à Paris, à Versailles, mais aussi à Fontainebleau ou à Choisy, la musique accompagne le souverain et ses proches en ponctuant la vie quotidienne et en soulignant les grands événements politiques, militaires et dynastiques. Une armée de chanteurs et d'instrumentistes est réunie sous l'autorité de quelques personnalités charismatiques, dont François Colin de Blamont, surintendant de la Musique de la Chambre, est l'une des plus importantes. Né et mort à Versailles, formé puis recruté à la Cour où sa carrière fut exemplaire, il s'employa à maintenir vive la grande tradition musicale française héritée du règne de Louis XIV. Cette étude explore le champ encore méconnu de la vie musicale à la Cour au XVIIIe siècle, d'un point de vue musicologique mais aussi historique, social et politique. La vie, la carrière et l'oeuvre de Colin de Blamont forment la trame de cette enquête, véritable chronique musicale du règne de Louis XV.
Résumé : A partir de son ouverture à la musique en 1803, le prix de Rome devient le sésame convoité par tous les apprentis compositeurs, point final d'une formation généralement suivie au Conservatoire de Paris. Couronnement d'un cursus, ce concours offre à ses lauréats un séjour de perfectionnement à l'Académie de France à Rome, installée sur les hauteurs du Pincio dans la somptueuse Villa Médicis. Les musiciens y côtoient leurs collègues des autres sections (architecture, peinture, sculpture et gravure) durant une période de deux à cinq ans au cours de laquelle ils doivent produire des partitions ? les "envois de Rome" ? destinées à être jugées par l'Institut. Cette opportunité, à première vue extraordinaire, se révèle pour un certain nombre de jeunes gens une contrainte qui les éloigne de Paris au moment où la construction d'un réseau professionnel s'avère capital. Episode souvent décisif dans l'élaboration d'un style personnel, entre fin de formation et début de carrière, le séjour italien concerne la plupart des grandes figures musicales romantiques (Hérold, Halévy, Berlioz, Gounod, Bizet, Massenet ou encore Debussy). La vie quotidienne des pensionnaires, leur production artistique et leurs voyages d'étude ou de loisir interrogent autant leur rapport avec l'Italie elle-même qu'avec les grands mouvements esthétiques européens. La Villa serait-elle simplement la "caserne académique" conventionnelle dont parle Berlioz, ou plutôt une arène animée de confrontations fécondes ? Contestation et transgression y distinguent bien souvent le talent du génie.
Résumé : Cet ouvrage collectif retrace l'évolution du concerto pour piano en France entre l'arrivée de Chopin (vers 1830) et la Première Guerre mondiale.
Aucun travail de recherche n'avait jusqu'à présent proposé une synthèse générale sur la vie et l'oeuvre d'Antoine Dauvergne, mettant en valeur la richesse de sa production et, surtout, son rôle actif à la tête des institutions musicales à la veille de la Révolution française. Le présent ouvrage propose de réparer cette injustice : autour d'une figure qui apparaît désormais essentielle, c'est tout un pan méconnu du Siècle des Lumières qui reprend vie. Violoniste, compositeur, directeur de la musique royale et de l'Opéra, Antoine Dauvergne eut à construire sa carrière au coeur d'une époque complexe, marquée par des querelles esthétiques, des restructurations institutionnelles et des bouleversements sociaux sans précédent dans l'histoire du royaume. Provincial d'origine modeste, c'est à Paris qu'il fait ses premières armes, avant que Versailles ne lui ouvre ses portes. La fin des années 1760 marque l'acmé de son ascension, Dauvergne cumulant des postes prestigieux à la Cour et dans la capitale. Directeur du Concert Spirituel et de l'Académie royale de musique, il renouvelle avec clairvoyance la programmation des salles parisiennes ; compositeur d'opéras et de grands motets, il apparaît comme le digne successeur de Rameau et de Mondonville. Qui d'autre, alors, pouvait prétendre à une telle reconnaissance et à un tel pouvoir ? Dauvergne ne renouvelait-il pas, à un siècle de distance, le modèle lullyste ? Son oeuvre reflète parfaitement les problématiques essentielles du temps. Participant au mouvement de revitalisation de l'ancien répertoire lyrique, Dauvergne se montre l'un des plus actifs à adapter les partitions au goût du jour. Avec dix ans d'avance, il réhabilite les livrets anciens en les remettant en musique. Enfin, il invente de nouveaux genres scéniques appelés à faire les grandes heures du XIXe siècle : l'opéra-comique, la comédie légère et le ballet-pantomime.
Résumé : Né sous l'Ancien Régime, Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817) a traversé les tumultes de la Révolution et les ors de l'Empire pour mourir à l'aube de la Restauration. Sa musique est un parfait exemple de Sturm und Drang à la française : classique par ses formes, elle aspire à une nouvelle esthétique, celle de l'expression du sentiment dans toute sa versatilité. Le style de Méhul balaye ainsi une palette de coloris très large, allant de la pompe martiale (Adrien, Horatius Cocles) à l'affliction (Mélidore et Phrosine, Euphrosine), en passant par le religieux (Joseph), le pittoresque (Les Deux Aveugles de Tolède) et même l'exotisme de l'ossianisme, alors en pleine vogue (Uthal). Si Méhul paraît plus à l'aise dans le style tragique, il laisse cependant de nombreux ouvrages légers. A l'occasion du bicentenaire de sa mort, cet ouvrage collectif entend réaffirmer l'importance d'un artiste qui fut aussi membre actif du Conservatoire de Paris et de l'Institut de France. Des facettes encore méconnues de son catalogue y sont mises en lumière, notamment la musique de scène des Hussites, ses quatre ballets-pantomimes ou encore ses symphonies tardives. Des statistiques précises donnent une image exacte de sa présence dans la vie musicale des années 1780-1815. Enfin, l'analyse du regard que portèrent sur lui Berlioz, Cherubini et Castil-Blaze permet d'affiner les spécificités de son génie et les limites de ses expérimentations sonores, et de comprendre comment, de compositeur, il devint symbole.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.