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Totem et Thora. L'énigme de l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal
Draï Raphaël
HERMANN
32,55 €
Épuisé
EAN :9782705680862
Extrait Extrait de l'introduction Pulsions, passions et pensée C'est en cherchant à instruire les hommes, que l'on peut pratiquer cette vertu générale qui comprend l'amour de tous. L'homme, cet être flexible, se pliant, dans la société, aux pensées et aux impressions des autres, est également capable de connaître sa propre nature lorsqu'on la lui montre, et d'en perdre jusqu'au sentiment lorsqu'on la lui dérobe. Montesquieu Mentalité totémique, passages à l'acte itératifs et pensée réflexive Le titre du présent ouvrage en indique le projet à la fois scientifique et culturel. A l'évidence, il démarque celui de l'essai de Freud : Totem et tabou publié en 1913 mais dont l'actualité reste particulièrement prégnante. Dans les deux premiers chapitres de ce mémorable essai, Freud expose de manière particulièrement didactique les notions ethnologiques de totem et de tabou mais il le fait au regard singulier de la psychanalyse, mettant en évidence d'autres notions essentielles qui s'y rattachent comme celles d'ambivalence, de toute puissance de la pensée et celle d'interdit collectif de l'inceste, un interdit «générique», destiné à assurer l'échange nuptial entre les membres du clan affilié au même totem, au lieu d'y inciter au rapt et au viol. C'est seulement dans le troisième chapitre qu'il abat, si l'on peut dire, ses cartes en exposant le scénario du meurtre du Père primitif de la horde, du Urvater, par ses fils brimés, jusqu'au moment où le parricide consommé par les frères enclenche la guerre fratricide, une guerre interminable. Alors vient un moment (endlich) où la nausée de sang et de tueries vengeresses engendrées par cette violence sans issue suscite, avec le besoin de trouver une issue, les premiers rudiments du pacte social, les premiers élancements de l'esprit de repentir et donc les commencements de la réflexion ouvrant au règne de la Loi. Cependant rien n'assure que cet acquit soit durable. Cette restriction fait tout l'intérêt du chapitre consacré par Freud précisément au retour infantile du totémisme. Car il ne faudrait pas s'y tromper en cédant à un historicisme simpliste, quasiment mécanique. Ni le totémisme ni la mentalité liée au tabou ne sont fixés à un âge daté et dépassé au profit d'un univers désormais irrésistiblement dévolu à la pensée causale et réflexive. La mentalité totémique et les tabous qu'elle engendre se décèlent notamment dans les pathologies on ne peut plus actuelles des comportements obsessionnels et des phobies. Ils se retrouvent aussi dans ces épisodes paranoïdes où le sujet qui en est atteint s'imagine que ses pensées sont toutes puissantes, qu'elles s'imposent ubi et orbi, sans objection tolérable, leur omnipotence découlant de la possession exclusive d'un certain «objet» plus que magique dont la privation entraînerait, à rebours, la dislocation de l'univers et le reflux du chaos.
Plus de deux milliards d'êtres humains - les fidèles des trois religions du Livre, chrétiens, juifs, musulmans - vénèrent Abraham et le considèrent comme le Père des croyants. Mais que savons-nous de lui? L'Ecriture contient une quantité d'informations infiniment plus précises et parlantes que ce que nous savons à propos de maints personnages clefs de l'Antiquité. A condition de savoir y pénétrer. Raphaël Draï nous conduit dans cette exploration passionnante non seulement par sa connaissance approfondie du récit biblique, découvert à sa source, mais aussi dans la confrontation de ces informations avec les données les plus avérées de l'archéologie et de la science historique. Certes, chacun est libre de voir en Abraham, personnage de chair et de sang, de foi et de passion, un homme inspiré ou le leader d'une des plus grandes aventures humaines dans sa confrontation avec le divin, mais comment douter qu'il joue dans l'histoire de l'humanité un rôle capital tant il a connu d'épreuves cruciales pour la survie de celle-ci? Comprendre sa mise en chemin, suivre ses faits et gestes, partager ses dilemmes et ses épreuves, élucider le sens de ses décisions, mieux connaître sa personnalité, son entourage, la vie et les conflits de son temps, qui orientent encore et toujours le nôtre, c'est acquérir une clef capitale pour les débats de la conscience contemporaine, c'est aller au fondement d'une extraordinaire aventure spirituelle.
Résumé : Le 22 janvier 2003 la France célébrait le quarantième anniversaire du Traité de l'Élysée qui scellait son amitié avec l'Allemagne. Quelques semaines plus tard, elle se retrouvait en opposition avec les États-Unis mais aussi la Grande-Bretagne, l'Espagne et d'autres pays membres de l'Union européenne au sujet de la guerre en Irak. Cette position inattendue ne constitue-t-elle pas une étrange mais véritable défaite diplomatique ? La France vit un véritable bouleversement de sa sociologie politique et religieuse qui influe directement sur ses choix stratégiques. Les exigences de cette nouvelle " diplomatie intérieure " s'engrènent aux difficultés qu'elle rencontre pour faire prévaloir sa conception de l'ordre public et de la laïcité face à des communautés en mal d'intégration. Mais comment cette intégration pourrait-elle réussir alors que sévit une dégradation économique que l'on s'obstine à qualifier de " crise " ? L'épuisement des modèles politiques français ne saurait se comprendre à son tour sans prendre la mesure de l'effondrement qui caractérise le domaine d'une " pensée " de moins en moins pensante. Au-delà de toute lamentation sur le " déclin " de la République française, le présent ouvrage en appelle au contraire à son sens du dépassement.
Présentation généraleL'ascension du SinaïL'Éternel et la pensée humaineQue représente le Sinaï aujourd'hui pour la conscience humaine? Un lieu légendaire dans une étendue désertique? Une montagne mythique située en un Moyen Orient éternellement voué au tumulte et aux déchirements entre peuples, nations, états et idées de Dieu qui pourtant procèdent toutes de la croyance en un Dieu Unique, créateur de l'Univers et de l'Être humain? Depuis longtemps archéologues et explorateurs des mythologies tentent d'en identifier la localisation exacte. De ce point de vue, leurs controverses ne sont pas closes ni leurs conclusions définitives. D'autant que l'archéologie, comme l'étude des mythes, est loin de se vouloir politiquement neutre. Situer l'endroit exact du Mont Sinaï conférerait une plus forte plausibilité au récit biblique qui, dans le livre de L'Exode - en hébreu «Le Livre des Noms (Sépher Chemot)» - en fait le lieu de la théophanie divine par laquelle le Décalogue a été proclamé pour le genre humain par l'entremise du peuple d'Israël; une Loi à la fois écrite et orale que celui-ci a entérinée et dont il s'est engagé à réaliser les dispositions, nouant ainsi une Alliance indéfectible avec le divin Législateur. Et c'est à cette occasion sans pareille que celui-ci l'a déclaré «peuple saint et souveraineté sacerdotale» (Ex, 19, 6) au regard des autres peuples de la terre, des peuples participant, sans exception, de l'humaine condition, sans toujours respecter les clauses de sa pérennité. Lieu mental s'il en fût, le Sinaï ne se confond pas avec l'Olympe ni avec aucune montagne sacrée. Il ne désigne pas la demeure d'une divinité suprême régnant sur un clan de turbulentes divinités mais un point de jonction entre la volonté du Créateur et celle d'une créature créatrice, incarnée dans une collectivité à peine libérée du long esclavage qui l'avait privée de la faculté de parler et qui avait atrophié en elle la faculté de penser. Au regard d'une pareille rencontre, inscrite non pas dans un passé dissolvant mais dans un présent pérenne, cet événement se réactualise toutes les fois que les membres d'un tel peuple, intimement rassemblé, renouvellent de génération en génération (lédor vador) cette même Alliance, en acceptant de génération en génération aussi d'assumer les dix clauses du Décalogue qui en sont la substance et la raison d'être. C'est pourquoi la Tradition juive n'accorde guère une importance décisive à la localisation géographique du lieu concerné. Comme l'a relevé l'immense commentateur de la Thora que fut le Maharal de Prague, «Les Chapitres des Pères» (Pirkei Avoi), qui s'ouvrent par la récapitulation de la chaîne par laquelle ce Décalogue a été transmise depuis Moïse jusqu'au temps actuel, ne disposent pas en ce sens: «Moïse reçut la Thora sur le mont Sinaï» mais bien: «Moïse reçut la Thora du Sinaï». Le Sinaï n'est pas un site géographique, ou plus exactement il ne s'y réduit pas. Il apparaît à la fois comme un réceptacle de la Parole divine et comme le lieu de la première transmission collective à l'humanité de la Loi nommée Thora. Le Sinaï est un lieu-événement, un makom, au sens hébraïque, terme que rendrait au plus près le mot grec «topos», d'où le choix du terme «topique» qui sera utilisé dans les études réunies en ces volumes.(...)
Etre sans abri lors de l'entrée dans la vie adulte est une expérience en voie de développement dans les sociétés dites "postmodernes". L' autonomie résidentielle est mise en cause par le chômage endémique et le morcellement d'une prime activité professionnelle incertaine et faiblement rémunérée. Les solidarités familiales constituent l'ultime recours. Lorsque celles-ci sont compromises, la perspective de la rue devient obsédante. La hausse des loyers, une pénurie de logements d'un niveau jamais atteint depuis l'après-guerre, conduisent des jeunes, français depuis plusieurs générations, à mendier un abri à des foyers d'hébergement d'urgence : leur situation résidentielle s'apparente à celle des immigrés de fraîche date. Si être sans domicile compromet l'ancrage social de l'individu et met en cause son équilibre psychique, les diverses formes de réactions aux conditions de dépossession d'espace habitable constituent des modes spécifiques de réalisation de soi. Ce livre a pour objectif l'investigation de cette ultime et hypothétique ressource. Il s'attache à dégager les éléments fondamentaux de sa genèse, c'est-à-dire le travail à partir duquel elle s'accumule. Fondée sur l'analyse de récits biographiques, cette approche permet de dégager le développement initial du mal-être résultant d'une prime incertitude à l'espace et de saisir sur le vif les efforts de la personne en train de se construire dans l'adversité. L'analyse a pour objectif de repérer, dans la trame des narrations de jeunes adultes, différentes formes du produit de l'expérimentation de l'inégalité, de la sujétion et de la misère.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
4 000 ans d'histoire, un message religieux centré sur l'étude de la Loi, une oscillation actuelle entre tradition et modernité : telles sont les lignes de force du judaïsme présentées au début de ce livre. Selon le principe de la collection (voir L'Abécédaire du christianisme), viennent ensuite 70 notices classées par ordre alphabétique, avec des carrés de couleurs différentes pour indiquer si l'article traite des fondements de la doctrine (arche d'alliance, messie, torah...), des rituels et coutumes (circoncision, rabbin, tabernacle...) ou du contexte historique et artistique (Doura-Europos, Esséniens, sionisme...). Enfin, une chronologie, une courte bibliographie et un index des noms clôturent l'ouvrage. L'iconographie abondante, judicieusement choisie, fait la part belle aux manuscrits, et présente aussi des objets rituels, des sites symboliques, ainsi que plusieurs scènes contemporaines, photographiées de façon très expressive en noir et blanc. Spécialiste de l'histoire du monde juif, Gabrielle Sed-Rajna est directrice de recherche honoraire au CNRS. --Colette-Rebecca Estin
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.
Présentation de l'éditeur Pédagogique, ce guide de référence propose une lecture guidée de la Torah : il délivre l'histoire, les mots-clés, les grands récits et la philosophie de ce texte fondateur. Vivant, il repose sur de nombreuses citations et il décrit la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.