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LA REPRESENTATION DE L'ESPACE DE LA SOCIETE TRADITIONNELLE. Les mondes renversés
Dragan Radu
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782738474773
L'espace en tant que représentation sociale est un sujet rarement abordé en anthropologie. En se proposant de le faire, ce livre entend ainsi combler une lacune. Fondé sur des recherches effectuées pendant plusieurs années en Roumanie, il s'interroge sur la représentation de l'espace dans les sociétés traditionnelles. Après le passage en revue du problème de l'espace dans les mythes cosmogoniques et les rituels de fondation, l'auteur discute le rapport entre l'espace habité et l'altérité, la constitution de la limite et l'organisation dualiste du territoire, problèmes passionnants et peu étudiés pour les sociétés traditionnelles de l'Europe. Mais la question cruciale concerne le rapport entre ce monde-ci et l'au-delà, l'analyse de leur subtile dialectique permet d'étayer l'hypothèse que, dans les sociétés traditionnelles, l'espace est représenté comme une structure topologique. L'auteur se rapproche ainsi, sous certains points, et malgré des désaccords qu'il ne manque pas de souligner, des conclusions de Piaget et des psychanalystes concernant la nature imaginaire des représentations spatiales. Son ambition est d'intégrer la représentation de l'espace dans un cadre théorique plus large. Il reprend ainsi des questions anthropologiques ardues, comme le problème du dualisme et le rapport droite - gauche. Les représentations spatiales sont vues comme des structures " mathématiques " hautement formalisées. Un livre dense, qui se donne pour ambition moins d'apporter des réponses, que de poser des questions concernant le premier système de classification de la société humaine à propos de l'espace.
Les atrocités mises à charge de Daniel Bovek lui paraissent d'abord impossibles, invraisemblables, inventées de toutes pièces, puis enfin elles lui deviennent "?familiarisées?" comme quelque chose qui est lié à sa personne à tel point qu'il commence à douter de son innocence. S'il se trouve en détention préventive d'abord à Travnik et ensuite à Sarajevo, si les enquêteurs et les nombreux témoins trouvent que les preuves pour les crimes commis en Bosnie centrale sont "?du béton?", il doit y être pour quelque chose.
Résumé : "Le wagon cambriolé à Vinkovci" : ce sont les premiers mots qui viennent à l'esprit du narrateur à la mort de sa mère. Dans ce wagon qui transportait les biens de sa famille se trouvait un cahier dans lequel sa mère notait chaque hôtel où ils avaient séjourné : hôtel Palace à Ohrid, Bonavia à Rijeka, Bellevue à Split, Evropa à Sarajevo... Poursuivant le mantra de sa mère, tirant sur le fil de la mémoire, le narrateur fait surgir du passé des halls d'hôtels, des places et des rues, des bribes de dialogues... C'est toute l'Istrie du XXe siècle qui défile sous nos yeux, à travers les vies ordinaires ou extraordinaires de ceux qui se sont succédé sur cette terre. L'histoire de pays, de villes, d'hôtels, de chemins de fer qui n'existent plus. De familles détruites et de personnes disparues dont les voix résonnent dans une polyphonie brillamment orchestrée. Une immersion haletante dans l'histoire des Balkans. Le Temps. Traduit du serbe par Maria Bezanovska.
« La littérature peut ne pas être consensuelle, verbeuse et chiante. Elle peut prendre la forme d'une claque ou d'un cocktail Molotov. Elle l'a fait, le fait encore, le fera tant qu'il y aura des tarés, des marginales, des inadaptés, des invisibles pour nous conter des histoires, jusqu'au dernier feu de camp des derniers humains qui auront survécu à la toute fin de la fin du monde. » Macko Dràgàn, activiste anarcho-taoïste « prolo-punk-à-chat » et journaliste indépendant (ré)inscrit la littérature dans le champ de la culture pop subversive, donnant à voir la multiplicité des possibles désirables, au même titre que le cinéma, la musique, la bédé, les jeux vidéo... Au coeur d'un capitalisme qui broie les voix dissonantes et uniformise tout produit culturel, existe-t-il encore une place pour des récits d'émancipation bien vénères ? Voici la question à laquelle ce livre apporte une réponse (positive). Postface de Ludivine Bantigny.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.