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Cheminement anthropologique par temps d'épidémies
Dozon Jean-Pierre
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782140294242
Tout en évoquant plus largement son parcours de recherche, l'auteur revient sur ses terrains anthropologiques en Afrique étroitement liés à des épidémies. Il nous fait d'abord découvrir la maladie du sommeil, autrement nommée trypanosomiase humaine, qui connut de gravissimes flambées à l'époque coloniale ; puis il nous ramène au temps du VIH/sida, notamment aux années 1980-90 où certains pays africains avaient des taux de séroprévalence sans commune mesure avec le reste du monde et n'accédèrent à la trithérapie que tardivement. Enfin, il examine certains aspects des épidémies d'Ebola qui frappèrent récemment plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et qui suscitèrent une grande inquiétude dans les pays du Nord. Riche de ces terrains et de relations avec les disciplines biomédicales, l'auteur aborde également ses réflexions et ses engagements en anthropologie de la maladie et de la santé et, pour finir, il livre quelques analyses sur la pandémie actuelle du Covid-19 et sur ce qu'elle a suscité comme "fake news" et comme théories du complot.
L'ouvrage analyse la façon dont les Etats nationaux africains, héritiers des découpages coloniaux ont été, depuis la fin de la guerre froide et l'expansion du néolibéralisme, exposés à de fortes dérégulations et à de graves turbulences qui pouvaient laisser penser à leur possible dépérissement. Il en a résulté une montée des particularismes ethniques, des revendications identitaires et, surtout, une profusion de mouvements religieux, principalement chrétiens et islamiques, parfois de cultes plus traditionnels, qui entendent réformer "fondamentalement" la vie sociale et s'immiscer de plus en plus dans la vie politique. S'il met en exergue cette évolution en forme de "gouvernances confessionnelles", susceptible de générer de nouveaux conflits, l'ouvrage défend l'idée qu'en dépit de leurs affaiblissements, de leurs ballottements entre Dieu et Diable, la plupart des États africains résistent, malgré tout, à leur balkanisation et devraient, donc, être soutenus dans la voie de leur renforcement institutionnel et d'intégrations régionales.
Recouvrer la parole comme on recouvre la santé. Le 6 avril 1921, dans le hameau de Nkamba (Bas-Congo), près de Kinshasa-Léopoldville, Simon Kimbangu, un jeune congolais, lance un mouvement inédit de prédication prophétique. Durant trois mois d'ardeur et de passion, en plein régime colonial, il prophétise, avec un enthousiasme fou, l'imminence de temps nouveaux et le règne de la liberté et de l'égalité dans la prospérité pour tous par-delà les barrières raciales. Arrêté par les autorités coloniales belges, il est jugé et condamné à mort pour mise en danger de la sûreté de l'Etat. Un siècle plus tard, le Kimbanguisme, troisième religion du Congo, compte des millions d'adeptes. Son impact symbolique est considérable dans le discours et l'imaginaire des mouvements de libération de l'Afrique. Quels enchevêtrements expliquent le retentissement et la persistance d'une telle parole ? Que dit-elle, en creux, de notre modernité, du colonialisme, de la religion et du travail historique des forces sociales dans leur capacité à réinventer et à traduire, ensemble et malgré tout, les enjeux historiques ? Que dit-elle de la complexité des influences à l'intérieur du monde colonial où signes, discours, idées, images et hommes circulaient et composaient déjà beaucoup plus qu'on l'imagine ? Tentant de dépasser l'écueil du manichéisme caricatural, cette étude tente de restituer les complexités inhérentes à l'expérience coloniale.
Godelier Maurice ; Martin Nicolas ; Dozon Jean-Pie
Résumé : À l'origine de cet ouvrage dirigé par Maurice Godelier, anthropologue de réputation internationale, il y a deux hypothèses : la première postule que les réactions des populations à diverses épidémies ou pandémies, tel le sida, dépendent assez étroitement des représentations culturelles que ces populations se font de l'origine et des causes des maladies qui les affectent ; la seconde que les gouvernements de ces sociétés doivent prendre en compte ces représentations dans les politiques de santé qu'ils mettent en place pour lutter contre ces maladies. Pour éclairer la complexité de cette recherche, quatre textes ouvrent ce livre : de Jean-Pierre Dozon, Le sida en Afrique subsaharienne : problème culturel ou problème de politique publique ? ; de Francis Zimmermann, Du phlegmon à l'azadirachtine. Représentations indiennes des maladies et bioprospection ; d'Elisabeth Hsu, Expériences de la personne, de la santé et de la maladie en Chine ; de Sylvie Fainzang, La culture, entre représentations de la personne et politiques de santé. Mises en perspective avec quelques données occidentales. Sous la rubrique " Contrepoints ", Claudine Attias-Donfut, Marie-Odile Bertella Geffroy, Xavier Carpentier-Tanguy, Jean-Marc Ferry, Joseph Maïla, Serge Marti débattent des analyses proposées. Préalablement à ces réflexions, Maurice Godelier propose une définition en quatre points de ce qu'il entend par " représentations culturelles " ; ce qui le conduit à faire la part de l'imaginaire et du symbolique. Il insiste également sur un autre préalable théorique : ne pas coller sur toutes les formes d'individualité sociale et historique les attributs de la personne humaine tels que l'Occident les pense. Apparaissent alors en filigrane dans cet ouvrage les premiers traits d'esquisse d'un Manifeste de l'anthropologie. Prendre en compte et analyser chacun des facteurs qui entrent dans un processus en développement est une exigence scientifique qui impose la mobilisation et la coopération d'un grand nombre de disciplines des sciences sociales et des sciences médicales. Toutes doivent se décentrer et se distancier par rapport aux stéréotypes et préjugés que nos sociétés nourrissent contre les autres sociétés, leurs cultures et leurs pratiques. L'anthropologie pratiquée par un Occidental avec cette rigueur, cette érudition et cette vigilance critique n'est pas une description au service de la domination occidentale sur le reste du monde. Cette anthropologie-là produit un savoir partagé qui bénéficie aussi bien aux partenaires indiens ou africains qu'à leurs collègues européens. Ni arrogance, ni auto-flagellation.
Bamba Aboudouramane ; Dozon Jean-Pierre ; Kane Sai
Il n'est pas besoin de rappeler que la manière de structurer et de représenter l'Islam, la formation et la nomination des imams, la place de cette religion dans l'espace public, etc. sont autant de questions d'une brûlante actualité. On peut tenter d'y répondre de façon philosophique, exégétique, idéologique... On peut aussi adopter une démarche empirique : partir du réel d'aujourd'hui, où sont déjà vraisemblablement, en germe, les solutions pour demain. C'est cette deuxième démarche que l'auteur a choisie pour cet ouvrage consacré à l'Islam de Côte d'Ivoire. A partir de son double enracinement ivoirien et français, il essaie de faire valoir qu'un Islam pacifique peut exister. Bien sûr, au regard des spécificités de l'Islam africain, on le pressentait déjà, mais on en a ici la confirmation expérimentale : le rôle que peuvent jouer les imams, comment l'Islam peut dynamiser la société civile, comment il peut contribuer aux grands débats de société (pluralisme, mariage, école...), et puis, surtout, comment en situation réelle de crise identitaire - celle de l'ivoirité -, il peut contribuer à la paix, à la "déradicalisation", à la pacification et à la réconciliation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.