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La parole recouvrée. Simon Kimbangu, prophète et passeur de cultures
Mboukou Serge ; Dozon Jean-Pierre
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782343088839
Recouvrer la parole comme on recouvre la santé. Le 6 avril 1921, dans le hameau de Nkamba (Bas-Congo), près de Kinshasa-Léopoldville, Simon Kimbangu, un jeune congolais, lance un mouvement inédit de prédication prophétique. Durant trois mois d'ardeur et de passion, en plein régime colonial, il prophétise, avec un enthousiasme fou, l'imminence de temps nouveaux et le règne de la liberté et de l'égalité dans la prospérité pour tous par-delà les barrières raciales. Arrêté par les autorités coloniales belges, il est jugé et condamné à mort pour mise en danger de la sûreté de l'Etat. Un siècle plus tard, le Kimbanguisme, troisième religion du Congo, compte des millions d'adeptes. Son impact symbolique est considérable dans le discours et l'imaginaire des mouvements de libération de l'Afrique. Quels enchevêtrements expliquent le retentissement et la persistance d'une telle parole ? Que dit-elle, en creux, de notre modernité, du colonialisme, de la religion et du travail historique des forces sociales dans leur capacité à réinventer et à traduire, ensemble et malgré tout, les enjeux historiques ? Que dit-elle de la complexité des influences à l'intérieur du monde colonial où signes, discours, idées, images et hommes circulaient et composaient déjà beaucoup plus qu'on l'imagine ? Tentant de dépasser l'écueil du manichéisme caricatural, cette étude tente de restituer les complexités inhérentes à l'expérience coloniale.
Après L'Ame bleue, voici le second recueil de poèmes du poète et romancier Jean-Pierre Makouta-Mboukou. De sa fenêtre, il regarde passer les ouvriers de Sarcelles dans la banlieue nord de Paris. De toutes origines : Français, Espagnols, Portugais, Nord-Africains, Nègres, ces ouvriers symbolisent le cortège millénaire des travailleurs de la terre soumis à la même injustice sous le même regard de Dieu. Il se souvient du temps où, collégien, il défrichait des cacaoyers, à 10 centimes l'heure, où il vendait du sable à 6 francs le mètre cube : deux journées entières pour creuser dans l'eau profonde et transporter à de grandes distances un seul mètre cube de sable. Et il s'interroge sur les responsables. Est-ce l'homme ? Est-ce Dieu ? Et le poète dénonce sa démission, face au racisme, à l'esclavage moderne et à ces ouvriers qui ignorent que dans leurs veines coule non du sang français ou espagnol, portugais, nord-africain ou nègre, mais le sang vulnérable des ouvriers bâtisseurs et pauvres. Le Tiers Monde. n'est-ce pas eux, ainsi que tous les déshérités de la terre ? A partir de cette définition. le poète redonne à la poésie nègre une nouvelle dimension.
Le contestant ou un pasteur chez les Carmélites. " Le contestant " ? C'est une vaste contestation jetée à la face de la religion chrétienne et de la politique en Afrique noire qui ont choisi pour se consolider, l'intolérance, la violence et le tribalisme. "Le contestant" est une vaste défense en faveur de la liberté et de la dignité africaines : l'être humain est sacré ; car "en lui, quand il meurt, meurt un Dieu ! " Or le régime Kalawala est déshumanisant sous toutes ses formes : le pouvoir religieux, le pouvoir d'achat et le pouvoir politique sont concentrés entre les mains des petits groupes d'hommes aliénés par l'Histoire, et inconscients, qui les exercent au détriment des Kalawala, en se retranchant derrière l'autorité de saint Paul, ou l'étiquette du socialisme scientifique. Jean Kayilou, professeur et pasteur, contestant et non contestataire, dénoncera l'inhumanité de ces pouvoirs, sans user de violence. Il sera, comme on doit s'y attendre, anéanti par César aidé du baiser de Judas. Mais il ira dans la tombe, heureux d'avoir tiré le peuple Kalawala de son inconscience. Oeuvre de combat, oeuvre engagée, "Le contestant" est l'un des nouveaux romans qui renouvellent le thème de la négritude : l'Occident n'est plus le seul ennemi du monde noir ; car le monde négro-africain, inconscient, devient aussi un loup pour lui-même.
Après avoir, à la lumière du philosophe belge contemporain Gilbert Hottois, situé la notion de technoscience, résultat du passage d'une science primitivement contemplative à son instrumentalisation par le biais de la technique, au point qu'on aboutit, avec le projet baconien de la science, à la technicisation de la science et à la scientifisation de la technique, M. Serge-Christian Mboudou a analysé, à la lumière cette fois de Hans Jonas, la technoscience telle qu'elle a accru l'agir de l'homme et posé des problèmes que l'éthique de la transcendance et de l'immanence ne pouvaient plus résoudre. Pour résoudre les problèmes dont s'accompagne la technoscience, Jonas estime qu'il faut une éthique nouvelle, l'éthique de l'avenir qu'il appelle également l'éthique de la responsabilité. Cette éthique est principalement fondée sur un concept de référence, 1'" heuristique de la peur ". C'est cela qui motive l'auteur de ce livre à s'interroger sur la possibilité de la peur à fonder l'éthique de l'avenir. Autrement dit, un avenir terrifiant suffit-il à imposer à l'agir de l'homme une autocorrection éthique pouvant permettre à l'humanité présente et future de se protéger contre le risque de l'apocalypse ?
Cet ouvrage, qui tient du journal de voyage et de l'essai ethnographique, croise deux regards sur Kinshasa et Tokyo. Ces villes n'ont a priori rien de commun, sinon d'être les capitales de pays d'un paradoxe économique : malgré ses immenses richesses, le Congo-Kinshasa (RDC) reste un abime de "sous développement", tandis que le Japon, si pauvre en ressources naturelles, compte parmi les leaders du G7. Mais ce sont d'abord les grands chemins d'un néolibéralisme débridé qui orientent les croisements de perspectives qu'explore ce livre à travers des chroniques sur une capitale postmoderne et une plongée dans l'imaginaire d'une ville postcoloniale. Croisements de perspectives sur des villes pionnières qui préfigurent notre actualité urbaine et décryptent notre contemporanéité autour d'une certaine obsolescence du Sujet des Lumières.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.