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Imaginaires de la vie littéraire. Fiction, figuration, configuration
Dozo Björn-Olav ; Glinoer Anthony ; Lacroix Michel
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753518629
Etre écrivain est-il un rôle comme un autre? Lui qui hantel'imaginaire social et qui imprègne depuis deux siècles lesdiscours sur la culture, la folie, la marginalité, la modernité oula nation, est aussi devenu un personnage de roman, d'Illusionsperdues de Balzac à l'autofiction de Christine Angot. Dans lalittérature, l'écrivain est toutefois rarement saisi seul. C'estpourquoi cet ouvrage explore le vaste répertoire deslittérateurs de papier en portant son attention aux relations(confrontation, amitié, dénigrement, alliance, etc.) qu'il tisseavec les autres acteurs, groupes et institutions reliés au livre.Les contributions réunies ici montrent comment la littératurese pense comme création et discours, mais aussi comme lieude socialisation et de travail collectif. De Courteline à StephenKing, des écrivaines de chick-lit aux figures légendaires deMallarmé et de Nelligan, en passant par les physiologies, lesbiographies imaginaires et les romans à clés, les multiplesvisages des écrivains fictifs et les diverses configurations de lavie littéraire sont ainsi dévoilés sous un jour nouveau.
Quelques explosions dans le lointain ! Maman, inquiète, a ouvert la radio pour apprendre que des forces allemandes venaient de franchir notre frontière. Vite, habille-toi, je donne le signal d'alarme ! me dit-elle. Elle quitta l'appartement et je l'entendis siffler de toutes ses forces dans la cage d'escalier. Je sortis avec mon sac de provisions. Je remarquai des élèves, les yeux encore gonflés de sommeil, une couverture sur le dos, le sac de provisions à la main, qui descendaient. Le rez-de-chaussée était allumé, on y déblayait les classes, nous regardâmes avec étonnement. Ne traînez pas ! Descendez aux abris ! Nous nous y installâmes avec inquiétude". De son enfance à ses années de jeune homme en Belgique, J. Dozo égrène les souvenirs de ses pre-mières années, notamment marquée par le deuxième conflit mondial. Placée sous la tutelle de figures parentales plus ou moins présentes, mais toujours fortes et inspirantes (une mère qui semble capable de surmonter toutes les épreuves, un père engagé dans la Résistance), et rythmée par des événements bru-taux et déstabilisants (l'exode sur les routes), cette période a ainsi permis l'éclosion d'un homme aussi humble et entreprenant, audacieux et curieux... Ainsi apparaît J. Dozo, au fil de ces pages composées avec la joie non feinte de se souvenir et de rendre hommage aux siens.
Résumé : Qui sont les écrivains belges francophones de l'entre-deux-guerres? De quoi vivent-ils? Que publient-ils? Chez quels éditeurs? Dans quelles revues ? Sont-ils isolés, entièrement dédiés à leurs oeuvres ? Prennent-ils part à une vie littéraire fondée sur des logiques d'opposition de groupes, comme en France ? Peut-on dégager des profils-types ? Existe-t-il des écrivains sans ?uvre ? Quel est leur rôle spécifique ? Ce livre aborde ces questions à partir d'une approche socio-statistique et relationnelle. Celle-ci met en évidence l'importance, pour les auteurs belges, de s'inscrire dans un réseau de relations afin d'exister comme écrivain. L'approche permet également de souligner la rupture socioprofessionnelle qui a lieu après la Première Guerre, entre la génération symboliste et les entrants en littérature, qui renouvellent esthétiques et thématiques. Le livre dresse enfin un panorama de la vie littéraire de l'époque, en situant les grands parmi les minores et en interrogeant ce que retient l'histoire littéraire. Mais au-delà du cas belge, l'ouvrage propose une réflexion sur la construction d'une étude quantitative socio-historique de la littérature, sur ses enjeux et sur ses modes opératoires. Comment définir un corpus ? Comment choisir et construire des variables descriptives ? Comment interpréter des résultats graphiques ? Cette étude en acte offre des solutions pragmatiques sans ignorer les questionnements épistémologiques qui sous-tendent ce type d'approche.
François Pierre ; Chartrain Valérie ; Dozo Björn-O
Ce numéro d'Histoire & Mesure, deuxième volet d'une thématique consacrée à l'Art et à la mesure, s'attache à mesurer l'environnement de la production artistique. A travers l'étude du milieu des critiques d'art contemporain, P. François et V. Chartrain s'intéressent au suivi de leur carrière, souvent tiraillée entre leur métier et leur propre vocation littéraire. Deux autres articles s'appuient sur l'analyse des réseaux pour étudier l'institutionnalisation du monde de l'art : le premier (B.-O. Dozo) montre comment les liens tissés entre les animateurs de la vie littéraire francophone en Belgique contribuent à faire de ce milieu un sous-champ de la littérature belge, le second (K. Hamou) analyse, à travers la pratique du featuring. l'émergence et la stabilisation d'un monde social du rap en France. Un quatrième porte sur les savoirs et les savoir-faire de la construction du bâti dans la France médiévale (M. Wolfe), s'interrogeant sur les rapports entre les différentes strates de l'histoire des sciences, sur la variété et pesanteur des pratiques héritées du passé dans l'architecture et la conception de la construction des agglomérations, sur les apports des artistes et, enfin, sur la tendance à la rationalisation dont font preuve des pouvoirs publics au pouvoir croissant. Le premier des trois articles (M. Brejon de Lavergnée) de Varia centre son objet sur l'étude d'un milieu social, les congrégations du début du XIXe siècle ; il s'agit moins ici de voir comment ce milieu se constitue, que de tenter de le " déconstruire ", en montrant, grâce à l'analyse relationnelle, son hétérogénéité et comment il a pu servir à des stratégies diverses (d'ordre politiques ou professionnelles).T. Jaulin porte son attention sur le rôle joué par les émigrés et leur statut dans l'élaboration du Pacte national libanais, en insistant sur le rôle essentiel des statistiques démographiques dans l'élaboration du compromis socio-politique. Sur ce thème de l'usage de la mesure, Y. Rumpala se penche sur la question du développement durable et sur la construction de ses indicateurs, montrant en quoi cette démarche, éminemment politique, conduit à de nombreux allers-retours entre connaissance et action publique et à des modifications dans la production des données chiffrées.
DARK VADOR, Chevalier Jedi et Seigneur Sith, est le personnage central de la célèbre saga cinématographique Star Wars, développée par George Lucas dès 1977. Son apparence effrayante, son charisme intimidant et son terrible destin en ont fait l'une des plus grandes icônes de la culture populaire et l'incarnation du Mal absolu. Mais l'intérêt de la figure réside peut-être davantage dans ses ambivalences. Pour le comprendre, il faut croiser les regards sociologiques et esthétiques, politiques et poétiques, qui permettront de suivre tant le processus de radicalisation spirituelle du personnage que sa métamorphose physique. Dark Vador est un autre Prométhée moderne, une autre créature de Frankenstein, qui transgresse les limites humaines, les lois naturelles et les principes divins. Du jeune et impétueux Anakin Skywalker, dévoré par une colère romantique, au cyborg terrifiant en quête de rédemption, Dark Vador est l'un de nos grands mythes modernes qui raconte autant nos phobies que nos fantasmes contemporains. Car qui n'a jamais été tenté par le côté obscur ? Björn-Olav Dozo enseigne la sociologie des littératures populaires, les humanités numériques et les études vidéoludiques à l'Université de Liège. Il a collaboré à de nombreuses publications sur la bande dessinée et les cultures de masse. Il lui arrive parfois de se déguiser en Wookie ; il grogne alors de joie. Dick Tomasovic enseigne les théories et pratiques du cinéma et des arts du spectacle à l'Université de Liège. Il est l'auteur de nombreuses publications sur le cinéma et la culture populaire, dont Batman, une légende urbaine dans la même collection. Le soir tombé, il construit en cachette une nouvelle Etoile de la mort.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.