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Le moment Daniel Cordier. Comment écrire l'histoire de la Résistance ?
Douzou Laurent
CNRS EDITIONS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782271135759
Le 9 juin 1983, dans le cadre de la commémoration du 40e anniversaire de la fondation du Conseil national de la Résistance et de l'arrestation à Caluire de Jean Moulin, le résistant Daniel Cordier était invité par l'Institut d'histoire du temps présent à intervenir publiquement à la Sorbonne en qualité d'historien. Il y dévoila les premiers fruits de son travail, exclusivement fondé sur des sources écrites. Suivit une table ronde réunissant des historiens et des dirigeants de la Résistance. Elle donna lieu à une intense discussion entre partisans d'une histoire conçue à partir des seules sources écrites et tenants d'une écriture prenant en compte la voix des protagonistes. En présentant les textes de la journée de 1983, Laurent Douzou décortique ce moment en le resituant dans l'effort accompli dès 1944 pour écrire une histoire documentée, malgré un accès longtemps difficile aux archives. Il le met en relation avec la distance prise depuis 1983 vis-à-vis des témoins. La " table ronde " de 1997, qui opposa Lucie et Raymond Aubrac à des historiens (dont Daniel Cordier) soucieux de les entendre s'expliquer sur un certain nombre de faits, fut à cet égard un point d'aboutissement en même temps qu'une voie sans issue. Le " moment Daniel Cordier " permet ainsi de mieux évaluer l'apport de ce dernier à l'histoire de la Résistance et de penser la difficulté à composer avec la parole des acteurs pour aboutir à une histoire à la fois complexifiée, incarnée et critique : à quels écueils l'écriture de cette histoire fut-elle et reste-t-elle confrontée ?
Résumé : Souvent réservé aux seuls collectionneurs, le timbre a cependant beaucoup à nous dire de la façon dont on représente une époque. Le pari original et novateur qu'ont fait ici Laurent iront Duzou et Jean Novosseloff est de l'arracher à ce cercle restreint pour se demander ce qu'il peut nous dire de précis sur la mémoire publique et officielle. Que peut-on apprendre sur la mémoire de la Résistance et de la déportation des images véhiculées par les timbres ? D'une banalité extrême par définition, le timbre est un indicateur sans pareil des orientations et impulsions que l'Etat entend donner à la mémoire officielle. On choisit de magnifier certains épisodes pour en oublier d'autres : le timbre est ainsi le sujet d'une véritable politique historiographique.
Du milieu des années 1930 à la fin des années 1940, dans tous les pays européens du pourtour méditerranéen, des femmes et des hommes ont combattu, selon des temporalités et des modalités différentes, dans des mouvements de résistance antifasciste, que ce soit contre le régime en place ou contre une armée d'occupation, au premier chef l'armée allemande. Dès le temps de la lutte et à la sortie de cette phase de longues et intenses convulsions, la question de la place et du rôle des femmes a été soulevée, souvent par les acteurs et les actrices eux-mêmes. Elle a plus encore retenu l'attention de la recherche scientifique à dater des années 1970, quand les revendications féministes ont fait irruption dans le monde intellectuel et sur l'avant-scène publique. En revanche, les questions liées à la catégorie de genre n'ont été prises en compte que tout récemment et de façon inégale en fonction de l'aire géographique. Ce champ d'investigation relève davantage encore actuellement d'un chantier en pleine ébullition que d'un jardin à la française. C'est sur ce chantier que les artisan-e-s de cet ouvrage ont réfléchi ensemble dans une perspective transnationale qui en modifie les caractéristiques et la perception. Venu-e-s d'Australie, d'Espagne, des Etats-Unis, d'Italie, de France, de Grèce, de l'ex-Yougoslavie, leurs contributions éclairent différemment une période qui défie volontiers l'analyse.
Cet ouvrage évoque Lyon dans la guerre sous les facettes les plus diverses, pour certaines inattendues, et à différentes échelles. Il s'agit de comprendre comment la métropole et ses habitants ont fait face, se sont adaptés ou ont réagi à l'anormalité du moment et aux violences subies. Sont abordées autant la manière dont l'exceptionnel, qu'il s'agisse des persécutions antisémites ou des bombardements, frappe la population que la façon dont l'habituel - le traitement des ordures ménagères, la construction de logements, l'exploitation cinématographique, l'enseignement, etc. - continue de se déployer dans un cadre plus ou moins transformé. L'accent est mis sur la vie au quotidien des gens ordinaires, sans pour autant oublier ces hommes et ces femmes d'exception que sont les résistants, et sans oblitérer les responsabilités de certaines élites dirigeantes. Le parti pris d'une ouverture comparative à d'autres grandes villes françaises (Marseille, Lille, Le Havre, etc.) voire étrangères (Francfort, Leipzig, etc.) permet de mieux dégager les spécificités lyonnaises, celui de ne pas s'enfermer dans la séquence 1939-1945 de mieux prendre la mesure des ruptures produites par la guerre et l'Occupation.
Non, tout le monde n'est pas devenu pétainiste après la débâcle ! Non, tous les mouvements de résistance n'ont pas été noyautés par les communistes à la solde de Moscou ! En s'appuyant sur de nombreuses archives, dont celles du mouvement Libération-Sud, ce livre raconte pourquoi des hommes et des femmes aussi différents qu'un officier de marine libertin, un philosophe normalien féru de mathématiques, une jeune militante communiste du Quartier Latin et un banquier fondateur de ligue contre l'antisémitisme, ont refusé de se soumettre. Et c'est ainsi qu'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Jean Cavaillès, Lucie Aubrac et Georges Zérapha, rejoints par d'autres, de plus en plus nombreux au fil du désenchantement, ont appris à résister, à s'organiser pour durer et à tracer la voie de la désobéissance.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.