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L'apprentissage de l'histoire par problématisation. Enquêter sur des cas exemplaires pour développer
Doussot Sylvain
PETER LANG AG
65,95 €
Épuisé
EAN :9782807608696
A quelles conditions les pratiques d'études de documents menées en classe d'histoire peuvent-elles faire sens avec les récits du passé? L'enquête didactique proposée pour répondre à cette question part du constat qu'il est possible de faire construire par les élèves des savoirs critiques sur le passé sans qu'ils développent pour autant leur capacité à le faire par eux-mêmes. A certaines conditions, que l'ouvrage décrit à travers de nombreux exemples, un véritable travail d'enquête critique, entendu comme problématisation historique, peut en effet être organisé en classe. Sa dynamique repose sur la production et la gestion des tensions entre les idées explicatives et les faits. Pourtant, les discours méthodologiques et les entraînements, du primaire au secondaire, ne permettent pas la maîtrise de cette compétence à enquêter de manière critique. Or cet écart entre les potentialités critiques des élèves et leur faible usage face à des situations scolaires et quotidiennes constitue un enjeu éducatif essentiel en ces temps de diffusion massive de l'information. Pour étudier ce problème, l'auteur construit progressivement une hypothèse didactique : puisque l'entrainement et l'enseignement de règles méthodologiques ne suffisent pas à rendre compétents les élèves, on peut envisager de faire de certaines séquences de classe des exemples exemplaires (des paradigmes au sens de Kuhn) d'enquêtes. Leur exemplarité en fera des modèles explicites d'enquêtes historiques qui serviront de point de comparaison lors des séquences suivantes. L'exploration didactique de cette hypothèse repose sur un retour à des études clefs de ce champ de recherche et sur des travaux d'épistémologie, de sociologie et d'histoire de l'histoire.
Inséparable de la redécouverte de la musique dite "baroque", l'art de l'ornementation est un domaine complexe, encore mal connu, parfois mal maîtrisé. Fondé sur les techniques de l'art oratoire et sur les règles de la rhétorique, l'ornement n'est pas une adjonction facultative, mais bien un élément fondamental du vocabulaire musical, véhicule des passions et des affects. Force méthodes, dictionnaires, ouvrages théoriques ont été publiés aux XVIIe et XVIIIe siècles. Souvent contradictoires, ils témoignent avant tout de la multiplicité des terminologies, pratiques et notations à travers l'Europe, ainsi que de leur constante évolution en fonction des modes et du "bon goût" de l'époque, ultime arbitre. D'où, pour l'interprète moderne, des risques d'anachronisme ou d'un maniérisme sans âme, à l'inverse de l'effet recherché. À partir des traités existants ainsi que de nombreuses ?uvres musicales, cet ouvrage propose une synthèse et une clarification nécessaires, afin d'aider artistes, étudiants ou amateurs à mieux comprendre des techniques d'interprétation malheureusement tombées dans l'oubli mais indispensables pour pénétrer cet univers d'une extraordinaire richesse, reflet d'une des périodes les plus fécondes de toute l'histoire de la musique occidentale.
Résumé : La France possède le plus grand réseau européen de voies navigables. On peut presque faire le tour du pays en passant de l'une à l'autre, entre Dunkerque et Bordeaux, sans compter les petites portions de tel ou tel cours d'eau sur lesquelles on peut se promener localement. Explorer ces canaux, du canal du Midi aux bords de la Marne, c'est découvrir la France sous un jour très particulier. Conçus pour le commerce et l'industrie, ils sont désormais un haut lieu du tourisme qui conserve une identité et un charme encore inexploré. Une véritable invitation au voyage... sur l'eau !
A partir d'une analyse épistémologico-langagière de trois situations de classe mettant en jeu des listes ou des tableaux (sur la Révolution en 4e, sur la guerre froide en 3e et sur les relations seigneur/paysans en CM1), notre recherche vise à comprendre comment fonctionnent ces outils graphiques et ce qu'ils permettent en termes d'apprentissage de l'histoire. Ces études de cas mettent en jeu des situations réelles de classe dans lesquelles le chercheur a introduit des outils graphiques variés. La visée n'est pas normative: il ne s'agit pas de déterminer des listes ou tableaux efficaces, mais bien de dégager les conditions qui permettent à des activités outillées d'aider les élèves à accéder à un savoir historique. Celui-ci étant entendu selon la théorie de la problématisation développée depuis une quinzaine d'années au sein du Cren. Les différents usages de ces outils graphiques donnent à voir des pratiques de savoir et notamment des pratiques langagières spécifiques à l'école et qui sont rapportées aux pratiques des historiens. Ces analyses permettent de caractériser certaines pratiques qui donnent accès à un savoir historique problématisé et qui se fondent sur un travail d'enquête spécifique à la classe. Par ce travail d'enquête, se déploie une dialectique de l'exploration et de la cartographie du problème historique, en même temps que s'institue progressivement une communauté historienne scolaire. Les listes et tableaux sont un des supports graphiques qui donne à voir ces processus d'enquête scolaire.
Les situations présentées dans l'ouvrage illustrent les pratiques de savoirs que mobilisent les acteurs de la classe et le rôle des références propres aux didactiques concernées dans la construction des savoirs scolaires, scientifiques et profanes. L'enseignement et l'apprentissage en histoire, géographie et éducation à la citoyenneté sont conjointement étudiés par les recherches didactiques de ces trois champs afin de rendre compte de ce qui se produit en classe et autour de la classe. Si, comme tout champ scientifique, ces recherches se fondent sur des références, elles s'intéressent simultanément aux références des acteurs qu'elles étudient. Dans les deux cas, les références donnent à voir les valeurs et principes que ces acteurs mobilisent régulièrement, de manière partagée, et qui tendent à contraindre leurs choix et leurs gestes.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel "classique" de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).