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Agoras contemporaines. Design, démocratie et pratiques alternatives de l'espace public
Dousson Lambert
LOCO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782843140259
Des mouvements Occupy et Maidan sur les places historiques des villes du monde entier à l'occupation des ronds-points par les gilets jaunes en France, de l'accueil des migrants à Calais à la lutte contre l'habitat indigne à Marseille, une même aspiration démocratique a pour lieu l'espace public : faire entendre et faire voir des revendications de reconnaissance et d'égalité politiques, sociales, économiques. Mais cette démocratie en acte ne se vit pas uniquement sur le mode de l'insurrection : elle est une lutte quotidienne contre la confiscation de la ville par des intérêts privés, commerciaux et financiers, et contre sa stérilisation au nom de la sécurité. La démocratie est une pratique à l'oeuvre dans la fabrique de la ville, à toutes les échelles et jusque dans ses marges, lorsque les espaces s'arpentent et s'investissent de manière inattendue. Artistes, designers, architectes, urbanistes, géographes, sociologues, philosophes, les auteurs réunis dans cet ouvrage collectif défendent ainsi cette conviction commune : loin d'être en crise, l'espace public contemporain témoigne au contraire d'une grande vitalité.
Dousson Lambert ; Perret Catherine ; Boulez Pierre
Ce livre porte un regard philosophique inédit sur la pensée de Pierre Boulez (1925-2006). Figure centrale de la modernité musicale, sa pratique de compositeur s'est toujours accompagnée d'une réflexion théorique qui fut parmi les plus profondes jamais menées sur la création artistique. Mais son ouvrage clé, Penser la musique aujourd'hui (1963), est aussi l'histoire d'une subjectivité qui se cherche, se perd et se retrouve dans le labyrinthe de sa pensée de l'art : une "herméneutique du sujet" que le présent livre analyse pas à pas. Suivi d'un entretien avec Pierre Boulez. Avec le soutien du LIFAM de l'ENSA de Montpellier.
Résumé : Le roman s'ouvre sur Jean, un homme âgé et souffrant, qui entend à la radio que sa fille, Albane, qu'il n'a pas revue depuis quinze ans mais dont il suit la carrière de pianiste, jouera bientôt à Barcelone. Il décide de s'y rendre et part sans prévenir son autre fille, Clélia. Le deuxième chapitre suit celle-ci dans un taxi. Elle vient de quitter son amant, songe à ses filles qui attendent son retour, à son travail en Ethiopie où les températures n'en finissent pas de grimper, puis soudain à sa soeur, devenue une star mondiale après avoir vécu dans la rue, Albane à qui elle a volé Yvan, son mari, quinze ans auparavant. Elle apprend que son père est allé la voir, part le rejoindre. Le chapitre trois présente Yvan, seul avec ses filles et le souvenir de la femme qu'il a jadis aimée et qu'il verra ce soir, à la télévision, jouer au Palau de la Musica. Viennent ensuite Katia, l'aînée d'Yvan et de Clélia, puis Albane, enfin, qui se prépare à monter sur scène. De chapitre en chapitre, la voix narrative qui suit chacun des personnages se précise, prend un nom et une identité. On comprend que c'est Mona, l'épouse de Jean, mère de Clélia et Albane, morte noyée dans un lac des années auparavant, qui raconte les membres de sa famille. Cinq personnages racontés par un dernier, omniscient, cinq chapitres qui tous convergent vers l'ultime sixième, le concert, où Mona parlera une dernière fois entre les notes de l'opus 111 de Beethoven pour rassembler ceux qu'elle a aimés, avant que les dieux n'incendient le monde. Magistral, ce premier roman est un coup de tonnerre littéraire, une épopée où d'une seule voix, le destin d'une famille est retracé avant d'être à nouveau bouleversé, et dans lequel on entend résonner, en creux, la rumeur de notre humanité hantée par la fin du monde, déchirée, appelée à se réunir pour survivre.
L'agriculture pollue, détruit les ressources naturelles et gêne les voisins. Mais l'agriculture entretient, aménage les espaces et, mieux encore, " produit " du vivant, animal ou végétal. C'est dire la complexité et la richesse des rapports entre l'activité agricole et l'environnement que le droit est amené à réguler. Pourtant, condamné à " plaquer " de la contrainte ou des aides comme pour n'importe quelle autre activité économique, le droit ne permet pas aujourd'hui d'en rendre compte. Sans doute faut-il y voir les raisons de son échec à promouvoir une agriculture durable. Actuellement, le droit de l'environnement n'a guère d'autre issue que de demeurer inefficace ou, au contraire, de renforcer la concentration et l'industrialisation de l'agriculture. Dans un champ encore trop peu exploré par la doctrine juridique, le bilan de la difficile conciliation entre le droit de l'environnement et l'agriculture, qui est dressé avec précision dans cet ouvrage, est non seulement nécessaire, mais salutaire.
Résumé : La France possède le plus grand réseau européen de voies navigables. On peut presque faire le tour du pays en passant de l'une à l'autre, entre Dunkerque et Bordeaux, sans compter les petites portions de tel ou tel cours d'eau sur lesquelles on peut se promener localement. Explorer ces canaux, du canal du Midi aux bords de la Marne, c'est découvrir la France sous un jour très particulier. Conçus pour le commerce et l'industrie, ils sont désormais un haut lieu du tourisme qui conserve une identité et un charme encore inexploré. Une véritable invitation au voyage... sur l'eau !
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
Résumé : " RE-Inventaire : entre photographie descriptive et photographie artistique : un croisement des regards sur le patrimoine. " Au-delà de leur architecture et de leur forte emprise dans le territoire, les lycées sont des lieux de vie essentiels pour ceux qui les fréquentent, les lycéens d'abord mais aussi les enseignants et tous les personnels nécessaires à leur bon fonctionnement. Peut-on encore inventorier et rendre compte de ce lieu de vie, d'apprentissages formels ou informels, ce lieu de confrontation, de parades, d'individuation, de socialisation, de frayage, ce lieu d'imprégnation en le réduisant à l'analyse formelle de son architecture ? Que regarde t-on ? que voit-on ? Sans pour autant répondre à l'ensemble de ces questions, le dialogue tissé entre les chercheurs et les photographes, permet de questionner les contours de ce qu'est un équipement public : des salles de classe vides aux portraits des lycéens ou personnels d'entretien, des ateliers de carrosserie aux bibliothèques patrimoniales, des couloirs aux parcs arborés... L'Inventaire photographique permet de révéler, d'incarner la grande diversité des objets qui se trouvent derrière des façades de tous styles architecturaux : équipements sportifs, piscines, stades, équipements culturels, collections d'art, de sciences, cabinet de curiosités, sculptures, fresques, vitraux, installation d'art contemporain, internat, salle d'exposition, jardins, bois, forêts, atelier de mécanique, salon de coiffure...
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.