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LES TSIGANES AU CAMP DE RIVESALTES 1941 1942
DOULUT A
LIENART
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359061260
Quoique bien moins nombreux que les Juifs et les Espagnols internés au camp de Rivesaltes, les Tsiganes ont été près de 1500 à "passer" par le camp. Ce chiffre fait de Rivesaltes le camp le plus important dans l'histoire de la persécution des Tsiganes en zone sud. C'est la principale nouveauté de cette étude qui repose essentiellement sur les registres des camps du Languedoc (Agde, Argelès, le Barcarès et Rivesaltes) et sur les archives de diverses préfectures, les témoignages des victimes étant excessivement rares. Autre découverte de ce livre, la grande majorité de ces Tsiganes sont des nomades d'Alsace-Moselle, qu'ils soient évacués en 1939 vers le sud-ouest, partis vers le sud durant l'exode en mai 1940, ou encore expulsés par les Allemands vers la zone libre au deuxième semestre 1940. Dans un premier temps c'est en tant que réfugiés qu'ils sont internés ; ensuite en 1941-1942, l'arrivée des Tsiganes de plusieurs départements résultent cette fois d'une véritable politique d'exclusion physique de la société. L'auteur s'interroge alors, pourquoi certains préfets n'ont envoyé aucun "nomade "de leur département derrière les barbelés, quand d'autres convoyaient vers Rivesaltes des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants. Enfin l'auteur démonte les mécanismes administratifs qui ont permis l'internement de centaines de Français dans un camp créé pour les indésirables étrangers. Une riche iconographie montrera au lecteur l'étendue de la surveillance policière qui entoure les Tsiganes davantage que tout autre groupe de proscrits durant la guerre.
Naguère, circulaient dais les campagnes d'étranges histoires pleines d'angoisse, de peurs et de culpabilités mal démêlées. Celles-ci témoignaient d'une croyance qui donna lieu à divers rituels, parfais dramatiques, dont on peut suivre la trace du Moyen Age jusqu'aux portes du XXIe siècle. Que racontaient-elles ? Que des fées, des nains, des elfes et bien d'autres créatures pouvaient enlever les enfants au berceau et déposer à leur place leur propre progéniture. On appelait ces inquiétants enfants des changelins. Les Eglises romaine et protestante s'y intéressèrent et crurent reconnaître là des démons, c'est-à-dire l'?uvre de Satan aidé ou non de ses suppôts, les sorcières. C'est à ce chapitre encore mal connu de l'histoire des mentalités européennes que ce livre est consacré. En ce temps où le surnaturel imprégnait la vie quotidienne et se déclinait en d'innombrables croyances, et où la frontière dangereusement perméable entre l'ici-bas et les autres mondes passait au beau milieu des berceaux.
Résumé : En France, un quart des Juifs ont été déportés durant l'Occupation. Cette moyenne cache néanmoins d'importantes disparités territoriales. Comment et pourquoi le bilan humain a-t-il pu varier considérablement selon les lieux ? Alexandre Doulut dresse pour la première fois une géographie précise du génocide à l'échelle des zones d'occupation, des régions, des départements et des villes. Où, rétrospectivement, avait-on le plus de chances d'échapper à des rafles ou à des arrestations individuelles ? Où les instructions nazies ont-elles été appliquées avec davantage de zèle ? Qui sont les déportés - hommes, femmes, enfants, français, étrangers, réfugiés, naturalisés -, et où et quand ont-ils été le plus victimes des déportations ? En reconsidérant également la question des rapports franco-allemands, ce livre confirme combien les SS, conscients de la faiblesse de leurs effectifs, dépendaient, presque sur tout le territoire, des services de Vichy. Après dix ans de collecte d'informations sur les 74070 déportés juifs de France, l'auteur contribue, en produisant une somme de données statistiques considérables, à redonner aussi à chacun d'entre eux son histoire.
Verheyde Philippe ; Bruttmann Tal ; Doulut Alexand
Ces dix dernières années, des recherches novatrices ont été menées sur les spoliations, mais il reste encore des pans méconnus de cette histoire, qu'il s'agisse de régions dotées d'un statut politique et administratif spécifique - l'Alsace-Moselle annexée, l'Afrique du Nord -, de formes de pillage particulières - les ventes aux enchères de " biens juifs ", souvent des plus modestes, la mainmise sur les bibliothèques, le vol de la propriété intellectuelle ou artistique... Outre le CGQJ, les administrations 'classiques' ont participé elles aussi au processus de spoliation : préfectures, mairies, commissariats de police, conseils de l'ordre professionnels, commissaires priseurs... Qui ont été les acteurs - décideurs, exécutants ? - de l'" aryanisation " ? A quel niveau se rompt, ou se distend, la chaîne de complicités ? Telles sont les questions fondamentales qui parcourent ce numéro spécial des Cahiers du judaïsme.
Cet atlas révèle, grâce à plus de 100 cartes, les changements qui bousculent l'ancien monde de l'automobile et donne les clés pour comprendre le nouveau monde qui se dessine. Des marchés qui se distinguent : les pays qui remettent en cause la place de l'automobile vs les marchés émergents qui soutiennent la production. Les politiques urbaines, associées à la régulation publique en faveur du climat : réduction de la place de l'automobile en ville. Les avancées technologiques : mise en circulation de véhicules autonomes, roulant à l'électricité... Les nouvelles solutions de mobilité: covoiturage, autopartage ou VTC. La gestion des ressources et les nouvelles technologies, sur lesquelles s'appuie l'industrie automobile, entraînent des tensions entre Etats mais également entre grandes multinationales.
23 août 1914, Pierre Dumarchey, dit Mac Orlan, reçoit son ordre de mobilisation. Sa jeune carrière littéraire est brutalement interrompue. Il rejoint le 269e régiment d'infanterie. Le front. Les combats se succèdent, en Lorraine, en Artois, à Verdun et enfin dans la Somme où il est blessé. Réformé en décembre 1917, il termine la guerre, comme correspondant aux armées. Mais la réalité de ces années d'horreurs, de souffrances et d'éloignement le marque de manière indélébile. En témoigne la correspondance simple et émouvante entretenue avec sa jeune épouse Marguerite. Elle constitue le premier fil rouge de ce récit et restitue la guerre vécue par Mac Orlan, son histoire intime, son sentiment intérieur qui fonda son style littéraire, qualifié de " fantastique social" . Après guerre, Mac Orlan regroupe dans un album une centaine de photographies. Agencées, collées, parfois légendées, elles disent la valeur affective que l'écrivain leur accordait, son expérience personnelle et touchante de la Grande Guerre. Avec d'autres documents pour beaucoup inédits et tous conservés au musée départemental de la Seine-et-Marne, à Saint -Cyr-sur-Morin, cet album, nouvellement restauré, donne sa forme à cet ouvrage biographique et lyrique : L'indicible guerre.
Sensuel mais non tapageur, percutant mais non provocant, moderne mais non opportuniste, créatif au-delà de la mode, Olivier Theyskens pose un regard amoureux sur les choses et les êtres, saisissant la poésie de l'infime qui inspire sa création. Dans l'exposition "Inpraesenria" , cette même vision nourrit son approche des maures conservées parla Cité de la dentelle et de la mode, qu'il s'agisse des collections textiles ou de celles industrielles, témoins de la riche histoire de la dentelle à Calais.
Le Street art relève-t-il de l'art contemporain ou est-il un phénomène à part ? Difficilement classable depuis son origine, l'art urbain a, en tout état de cause, acquis une place majeure dans l'histoire récente de la création. Aujourd'hui, ce mouvement artistique entre au musée. Un événement qui pourrait sembler normal pour certains, étonnant, voire choquant pour d'autres, et qui représente surtout une véritable victoire. Hier encore, les interventions dans la rue des taggeurs et graffeurs étaient considérées comme du vandalisme et les relations entre les autorités et les "writers", comparées à celles du chat et de la souris. Désormais, nombreuses sont les villes qui passent commande à ces mêmes artistes pour la réalisation de fresques monumentales. Conquête urbaine témoigne de cette évolution d'un art illicite et contestataire vers une pratique non seulement acceptée mais même sollicitée par les acteurs publics. Banksy, JonOne, MadC, Shepard Fairey, Speedy Graphito, Alëxone... A travers une soixantaine d'oeuvres de Street art, des créations d'artistes précurseurs des années soixante à aujourd'hui, l'ouvrage retrace les origines et l'évolution de ce mouvement et en dévoile les caractéristiques fondamentales.
Résumé : Couleur du paradoxe, le noir est-il une absence de lumière, un vide, ou une somme réjouissante de toutes les couleurs, un éblouissement ? Soleils noirs plonge le lecteur dans l'observation fascinante de cette tonalité au symbolisme pluriel dans les arts occidentaux, de l'antiquité à nos jours. Une immersion qui débute par une expérience du noir familière, grâce aux représentations artistiques de thématiques omniprésentes dans l'histoire de l'art, comme la nuit et son ciel noir. Si la plongée dans le noir constitue une expérience physiologique connue de chacun, la couleur noire forme un élément structurant mais ambigu de la représentation du sacré, à la fois couleur de tous les commencements, de l'infini, de l'intemporel, mais aussi celle de la mort et de l'ignorance. Il y a dans cette ambiguïté autant de crainte que de fascination, tous deux ferments du sentiment mélancolique, chers aux artistes pour sublimer dans leurs créations la beauté et la sensualité du noir. Couleur codifiée dans la vie et la mode, le noir constitue dans les portraits de l'Europe moderne un luxe social, une marque d'élégance ou le marqueur d'une fonction, autant qu'un plaisir pour le peintre. Le noir devient ainsi la couleur emblématique des modernités industrielle et esthétique. Elle s'affranchit au point de devenir une substance plastique sans cesse interrogée, comme en témoignent l'Outrenoir de Pierre Soulages ou le Vantablack d'Anish Kapoor.