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Connaissance en poche ou De l'encyclopédie
Dotoli Giovanni
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343156095
Pourquoi ce désir, à la limite de la folie, de concentrer le savoir universel en une grande oeuvre ? Pourquoi essayer de tout avoir sous les yeux, en quelques centaines ou milliers de pages ? L'être humain a toujours voulu élargir ses connaissances, trouver une réponse à ses pourquoi ancestraux, et au sens de vide qui le menace dès qu'il entre dans sa vie. Son vide intérieur peut trouver une recherche de plein dans la route du savoir. C'est pourquoi il a inventé un livre qui puisse combler son sens de vide éternel : l'encyclopédie, une oeuvre qui organise la culture, "toute" la culture, dans une sorte de cercle dont les secteurs sont capables de tout contenir. L'encyclopédie est complémentaire au monde. Sa logique est celle de l'utopie. La typologie qui est en train de se développer sur l'internet — Wikipédia et semblables — ne confirme-t-elle pas cette route utopique ?
Résumé : Saluant Salah Stétié comme "une des grandes voix de la poésie française contemporaine", Mario Luzi écrit en préface à cet essai: "Grand pèlerin", ce poète est "venu de l'Orient avec toutes les intuitions spirituelles réactivées pour animer le paysage actuel de la poésie européenne". L'?uvre de Salah Stétié, poète migrateur par excellence et 'homme du double pays' - le Liban et la France, les rives est et ouest de la Méditerranée -, est accomplie et lumineuse. Elle a sa place dans la littérature mondiale de langue française. Elle nous restitue le chant de l'origine, de l'aube et de l'enfance de la langue, sur les traces de l'infini et du Livre. A la suite de Rimbaud et Mallarmé, Salah Stétié définit le rôle primordial de la poésie, avec une grande lucidité. La poésie garde les clefs de l'avenir. Elle retient et rappelle l'essentiel, nous donne ce que la science n'a pas vocation de donner, illumine d'éclairs l'obscure lumière du monde ; elle est le secret de l'univers, de notre vie et de la vie de tout être. Salah Stétié nous dit que le poète est le témoin de son temps et l'interprète des chemins de l'histoire, par ses réponses qui sont autant de questions face aux interrogations de l'homme. La poésie garde la sève du monde, elle en rappelle les permanences : l'herbe, la lune, les étoiles, le soleil, la lumière, la jeune fille, le ciel, l'arbre, le nuage, l'eau - tout ce qui est lié à la vie et à la mort. Ce poète écrit pour les hommes du troisième millénaire, ses 'écoutants', ses 'complices', ses 'alliés substantiels'. Il les invite à retrouver la foi dans l'exercice de la poésie et dans son pouvoir mystérieux de salut. A travers l'analyse des rapports entre vie et parole surgit la figure d'un poète fulgurant, que l'auteur de cet essai définit, chapitre après chapitre, comme l'une des voix déterminantes de l'avenir.
Le Poète continue son voyage éternel, sur la route des carrefours du monde. Face à la lumière des croisements, il éprouve une inquiétude créative. Dans la joie d'y être, il accomplit un parcours d'infini, en allant à l'amont du temps et de l'espace : ses songes affluent de l'expérience. Le labyrinthe du voyage se fait "traces du centre" et "vérité de sapience" , et le Poète d'éprouver le sens de la présence. Voyageur de l'origine, il reconnaît "le passage du carrefour / Vers la mémoire du monde" .
Le dbat thtral de Hardy au Cid, en ce temps de prfaces , favorise la naissance et l'affirmation de la conscience d'un nouveau thtre et de son rle social et littraire. Ce sont les thoriciens de ce dbat qui crent la dramaturgie du thtre moderne. Ils crivent pour un thtre rel , en tenant compte des conditions matrielles de la reprsentation (J. Scherer). La littrature de l'crit et de l'oral, spcifique du thtre, trouve ses normes, ses techniques, ses postulats valables pour n'importe quel type de thtre. La langue dramatique apparat dans sa magie, son ambigut, sa profondeur musicale. La varit des propositions, des problmes poss et des pices sur la scne offre la garantie de l'esthtique d'un nouveau thtre, marquant les signes d'une nouvelle mentalit, franaise et europenne. La force d'invention de l'auteur (de l'homme) va gagner, pilote par les lois du thtre enfin dcouvertes, avec tout un bagage des questions de l'criture. En quelques annes, la dramaturgie change radicalement, sans constriction, sans rigidit, avec le triomphe de la nature humaine, ses passions, sa destine : on dcouvre que l'essence aussi a des techniques. Il faudra attendre trois sicles pour le savoir, grce Freud et ses disciples. Texte thtral et hors-texte (la scne) retrouvent leur chemin unitaire, dans cette nouvelle critique sur l'criture, les signifiants textuels, le dit, le temps et le lieu de la scne, travers l'articulation logique de l'action (l'histoire), canalise le long de rythmes internes et externes. Dramaturgie et smiologie marchent ensemble dans le dbat thtral de 1625 au Cid. Il faut revenir l'essence de ses textes pour redcouvrir la rhtorique, la technique et la sociologie du thtre. Les conditions exceptionnelles de la naissance de l'tat franais moderne ce moment-l et de la prise de conscience d'une unit sous le signe de l'loquence et de la littrature favorisent l'effet d'un dbat salutaire auquel la France et l'Europe doivent une bonne partie de leur futur culturel.
Le hasard c'est l'acte poétique. La nécessité c'est la science. On retrouve l'homme dans son essence double : corps biologique et corps poétique, circulation du sang qui parcourt le corps et liberté de rêver et de prier. Le hasard ne serait-il pas l'acte du rêve ? C'est-à-dire un signe de "l'intuition de l'instant" (Gaston Bachelard), "le chemin de l'espérance" (Stéphane Hessel et Edgar Morin), un "propos sur le bonheur" (Epicure, Saint Augustin, Casanova, David Hume, George Sand, Marcel Proust, Charles Péguy, Alain, Krishnamurti, Jean Giono, Julien Gracq) ? Le hasard est un rituel du savoir-vivre. Blaise Pascal a raison, en affirmant que "tout le bonheur des hommes est dans l'imagination" (Pensées). Imagination et bonheur. Poésie et rêve. Dieu et nous. Hasard de la vie et liberté de l'homme.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.