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AUTOBIOGRAPHIE DE LA DOULEUR. Léon Bloy écrivain et critique
Dotoli Giovanni
KLINCKSIECK
46,19 €
Épuisé
EAN :9782252032268
L'histoire du XXe siècle a révélé "l'actualité" d'un Léon Bloy "prophète", "poète" maudit et révolté par amour. Rebelle de la justice, Bloy est toujours du côté des damnés. Il lutte contre le "bordel" de la littérature et de tout autre secteur de ce monde, en se proposant "d'arracher la langue aux imbéciles" et "d'obtenir le mutisme du Bourgeois", ce symbole de la société sans Dieu. Frère des pauvres et des exclus, camarade de Tolstoï, de Dostoïevski et de Kafka, déchiffreur des secrets perdus de la Beauté et de l'Art, Bloy est un témoin de l'angoisse humaine. Il écrit pour notre temps, pour les lecteurs de l'an 2000. En cette époque de communication et de médias, de matérialisme et de progrès, il fait entendre ses cris et ses sanglots. L'actualité du message de Bloy nous fait pénétrer la texture de sa langue et de son autobiographie de la douleur. Le livre de ce "Pèlerin de l'Absolu" serait-il "le livre à venir" annoncé par M. Blanchot, après Mallarmé ?
Et vous, considérez-vous votre jardin comme ce qu'il est, à savoir une encyclopédie de la nature ? Car dictionnaire et jardin ont un lien fort. Le jardin est, comme son homologue de papier, double, touchant tant à la langue - il y a tant de langues de spécialités, de l'agriculture, à la physique, à la chimie, à la météo, au rêve, à la poésie, à l'architecture, à la mémoire du temps, à l'écologie, au paysage, au patrimoine enfin - qu'aux choses.
Le hasard c'est l'acte poétique. La nécessité c'est la science. On retrouve l'homme dans son essence double : corps biologique et corps poétique, circulation du sang qui parcourt le corps et liberté de rêver et de prier. Le hasard ne serait-il pas l'acte du rêve ? C'est-à-dire un signe de "l'intuition de l'instant" (Gaston Bachelard), "le chemin de l'espérance" (Stéphane Hessel et Edgar Morin), un "propos sur le bonheur" (Epicure, Saint Augustin, Casanova, David Hume, George Sand, Marcel Proust, Charles Péguy, Alain, Krishnamurti, Jean Giono, Julien Gracq) ? Le hasard est un rituel du savoir-vivre. Blaise Pascal a raison, en affirmant que "tout le bonheur des hommes est dans l'imagination" (Pensées). Imagination et bonheur. Poésie et rêve. Dieu et nous. Hasard de la vie et liberté de l'homme.
Résumé : Saluant Salah Stétié comme "une des grandes voix de la poésie française contemporaine", Mario Luzi écrit en préface à cet essai: "Grand pèlerin", ce poète est "venu de l'Orient avec toutes les intuitions spirituelles réactivées pour animer le paysage actuel de la poésie européenne". L'?uvre de Salah Stétié, poète migrateur par excellence et 'homme du double pays' - le Liban et la France, les rives est et ouest de la Méditerranée -, est accomplie et lumineuse. Elle a sa place dans la littérature mondiale de langue française. Elle nous restitue le chant de l'origine, de l'aube et de l'enfance de la langue, sur les traces de l'infini et du Livre. A la suite de Rimbaud et Mallarmé, Salah Stétié définit le rôle primordial de la poésie, avec une grande lucidité. La poésie garde les clefs de l'avenir. Elle retient et rappelle l'essentiel, nous donne ce que la science n'a pas vocation de donner, illumine d'éclairs l'obscure lumière du monde ; elle est le secret de l'univers, de notre vie et de la vie de tout être. Salah Stétié nous dit que le poète est le témoin de son temps et l'interprète des chemins de l'histoire, par ses réponses qui sont autant de questions face aux interrogations de l'homme. La poésie garde la sève du monde, elle en rappelle les permanences : l'herbe, la lune, les étoiles, le soleil, la lumière, la jeune fille, le ciel, l'arbre, le nuage, l'eau - tout ce qui est lié à la vie et à la mort. Ce poète écrit pour les hommes du troisième millénaire, ses 'écoutants', ses 'complices', ses 'alliés substantiels'. Il les invite à retrouver la foi dans l'exercice de la poésie et dans son pouvoir mystérieux de salut. A travers l'analyse des rapports entre vie et parole surgit la figure d'un poète fulgurant, que l'auteur de cet essai définit, chapitre après chapitre, comme l'une des voix déterminantes de l'avenir.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.