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Dostoïevski
Gourfinkel Nina ; Backès Jean-Louis
AGONE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782748905915
Avec le style et la clarté qui la caractérisent, Nina Gourfinkel met la culture à disposition du plus grand nombre. A rebours de toute analyse académique grandiloquente, elle rend hommage à Dostoïevski en l'extrayant du cercle fermé des "intellectuels", afin de le rendre au lectorat populaire. Pour le descendre de ce perchoir (où il avait été posé contre son grè), elle innove : plutôt que de faire appel aux philosophes, psychologues et théologiens, Nina Gourfinkel se réfère aux historiens de la littérature et de la société russes ? plutôt que de gonfler son textes d'analyses extérieures, elle cite l'auteur, ses ouvrages et ses lettres ? plutôt que de séparer biographie et bibliographie, elle les fusionne en montrant comment elles se répondent et se nourrissent l'une de l'autre. Toutes les traductions de Dostoïevski sont de l'autrice, point qui garantie une lecture inédite de cette oeuvre gigantesque, et qui en dit long sur son rapport au sujet : véritable passionnée, elle écrit pour partager cette passion, et on met au défi quiconque de résister à cette contagion.
Léon Trotsky, le créateur de l'Armée rouge, ou Vladimir Jabotinsky, le fondateur du sionisme nationaliste et de l'Irgoun, Rabbi Nahman de Bratslav, le Messie des âges d'incroyance, Isaac Babel, le romancier des bas-fonds et des Cosaques... Pouchkine et Mickiewicz, Ilya Myetshnikoff, le premier prix Nobel de médecine russe, Timoshenko, qui invente le cinéma avant les frères Lumière, et Outouchkine, le premier as de l'aviation russe... Ce qu'ils ont en commun? Ils sont tous nés à Odessa, ou y ont vécu. Fondée en 1794 par Catherine II sur les bords de la mer Noire, cette ville est devenue en 1914 la troisième de Russie, après Saint-Pétersbourg et Moscou. Conçue par son premier gouverneur, le Français Armand-Emmanuel de Richelieu, comme une utopie libérale et moderniste, elle accueille des élites cosmopolites - banquiers italiens, négociants grecs, seigneurs polonais, princes tatars -, mais aussi les juifs de Pologne, de Lituanie et d'Ukraine, en butte à l'arbitraire et aux pogroms, qui y forment bientôt le tiers de la population. C'est à Odessa que surgit le génie juif moderne, qui va révolutionner le monde du XXe siècle, de Paris à Berlin et de New York à Tel-Aviv.
An 2346 Un cataclysme a bouleversé la géographie de la Terre, remodelant les frontières et réduisant une partie de la planète à un immense désert. L'eau est devenue l'objet de toutes les convoitises. Une nouvelle organisation politique a vu le jour. Deux empires se partagent désormais le monde, dont l'unité semble plus que jamais menacée. L'Orient, au bord de la ruine, est miné par un affrontement entre deux royaumes qui ne parviennent plus à gouverner en harmonie. En Occident, dans la capitale, des conspirateurs sont prêts à tout pour renverser le pouvoir, tandis que dans la banlieue, la colère gronde contre le Système. La religion est au cœur des tensions qui règnent entre les deux empires. La guerre paraît inévitable.
Dans cette courte biographie écrite en 1959, l?autrice dresse un portrait de Lénine résolument grand public. Cette courte introduction à la vie d?une figure centrale de la Révolution russe est servie par une plume élégante, celle d?une romancière qui, sans être impartiale, n?esquive aucun des écueils du léninisme. Nina Gourfinkel écrit depuis son exil en France, à un quart de siècle de distance, à l?aune de l?héritage bolchevique. À l?occasion du centenaire de la mort de Lénine, son point de vue à la fois partisan et critique offre une solution pour qui veut pénétrer dans ce moment d?histoire à travers un angle original, et sur un mode narratif.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.